Jean Marie Le Pen persiste : Selon nos sources sa déclaration dans un entretien récent au mensuel généraliste "Bretons » serait celle-ci : « J’ai dit que les chambres à gaz étaient un détail de l’histoire de la Seconde guerre mondiale : ça me paraît tellement évident. Si ce n’est pas un détail, c’est l’ensemble. C’est toute la guerre mondiale alors".
Analyse : La Deuxième guerre mondiale a fait des millions de victimes. Chacun le sait bien. Elle a été l’occasion de crimes de guerre monstrueux. Soit. Chacun sait aussi que la guerre est condamnable en soi parce que génératrice d’horreurs. Si la notion de crime de guerre a été introduite en droit (et rappelons en ce domaine l’ambiguïté de la législation française qui ne l’a toujours pas traduite en droit interne et toujours pas reconnue comme imprescriptible), c’est bien pour fixer des règles, des bornes ou des limites à la violence guerrière incontrôlée, en particulier appliquée à des non combattants. Mais la notion de crime de guerre a son champ d’application spécifique : laissons le lui.
Le nazisme a innové en introduisant une catégorie nouvelle de crimes, complètement dissociée du crime de guerre : celle de crime contre l’humanité et plus particulièrement de génocide qui poursuit un tout autre but : celui d’éliminer de la planète un groupe humain spécifique. Dès lors la question n’est pas de savoir si le nombre de victimes est plus ou moins important que celui généré par la guerre, ni de faire un quelconque rapprochement entre la partie et le tout , ce qui est condamnable et spécifique c’est l’intention qui a guidé l’acte. En se plaçant dans la seule perspective de la guerre, Le Pen, tente une fois encore d’occulter la réalité du crime contre l’humanité et du génocide en pratiquant l’amalgame. Sa déclaration s’inscrit pleinement dans ce qui s’apparente à une nouvelle« négation du crime contre l’humanité ».
Il fallait bien à la veille de la journée du souvenir de la déportation que Le Pen sème encore le trouble. Nous ne laisserons pas passer et nous invitons partout à dénoncer ses propos inadmissibles.
Fondation pour la mémoire de la déportation.
Il est vrai que 14 millions de personnes déportées, déplacées ne peuvent que constituer un détail. Ainsi 14 millions sur 60 millions de tués ne sont aux yeux de Jean-Marie Le pen qu’un détail. Il est vrai qu’occuper le devant de la scène médiatique n’a pas de prix, même si il faut faire mourir deux fois les victimes.
Devons nous réagir ou nous contentez de l’écœurement...









