L'article

27
mai
2009

Extension du Conseil Général : Beury appelle Baroin à défendre Troyes

Le projet d’extension du Conseil Général a été présenté aux élus troyens. Il a été l’occasion d’un débat de très haute volée entre Philippe Beury, conseiller municipal MoDem et l’architecte espagnol José Ignacio Linazasoro. Un débat qualifié par Libération-Champagne : «  d’un grand moment dans l’histoire du conseil municipal »

Inutile de nous appesantir sur le nouveau projet de Philippe Adnot qui vient remplacer «  le hangar à zeppelin » retoqué par les tribunaux. Comme l’a dit Philippe Beury : «  il est moche ». Comme l’a rappelé Marc Bret, l’auditorium ou le centre de congrés (on ne sait toujours pas bien) est inutile.

C’est sur le fond, la spécificité de notre ville qu’a porté le débat le plus passionnant. Pour Philippe Beury, le projet porte une faute originelle : celle de porter atteinte à la trame viaire, c’est à dire au maillage des rues, des îlots d’habitations qui font toute la spécificité de notre cité. Et l’élu n’y est pas allé avec le dos de la cuillère en dénonçant un projet qui détruira 1000 ans d’urbanisme troyen et qui fera plus de dégâts que l’incendie de 1524 ! Rien de moins que ça. Plus d’un quart d’heure d’une défense passionnée qui n’a laissé personne indifférent.

L’architecte espagnol a bien été obligé de défendre son gagne-pain. Pour lui, la ville a évolué et doit évoluer. La place de la Libération n’est plus la même qu’hier. Tout le centre-ville a connu d’importantes modifications depuis le moyen-âge. De quoi justifier, semble-t-il, le projet contemporain présenté par Philippe Adnot. S’il est indiscutable que notre ville a profondément changé depuis 5 siècles, notre architecte, manifestement mal informé des particularités du Bouchon, oublie un élément essentiel : le secteur sauvegardé. Car c’est au nom de cette longue histoire, de cette richesse patrimoniale, de l’originalité de notre urbanisme défendue par Beury qu’a été décidé le plan de sauvegarde et de mise en valeur. Et c’est ce plan, cet outil de protection qui est aujourd’hui piétiné par le projet d’extension du Conseil Général.

On objectera que ce plan fige les choses et empêche la créativité architecturale. Bien au contraire. Car c’est de la contrainte que naissent les plus grands oeuvres. C’est la contrainte géographique si particulière d’un rocher au milieu d’une mer qui nous a donné le Mont-Saint-Michel. C’est la contrainte du palais du Louvre qui a permis de faire naître la pyramide de Pei... Et si la contrainte est trop forte, si elle gène tant ce grand architecte il reste possible de bâtir, à quelques encablures du Bouchon, son triste projet.



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Les commentaires (16)

Extension du Conseil Général : Beury appelle Baroin à défendre Troyes
  • Commentaire 32247 Clovis
    le 27 mai 2009  à 09:25

    Eh bien on parle dorénavant de centre des congrés ou d’auditorium pour ce projet qui il est vrai dans une autre livrée n’a rien à envier au précédent projet dans le genre "mocheté".

    Alors Troyes pourrait s’enorgueillir de disposer de deux centres des congrès ?

    Pas sérieux tout cela.

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  • Commentaire 32250 OHMER Roland
    le 27 mai 2009  à 13:48

    compte tenu de la décentralisation, il faut effectivement moderniser les services du Conseil Départemental (Général) pour autant il faut raison garder et ne pas continuer de multiplier des équipements existants : 2 théâtres, 2 salles de spectacles (argence et foire) il faut être cohérent et ne pas s’exonérer des lois appliquées aux simples citoyens, les élus doivent montrer l’exemple ...
    Philippe continuez le combat, cordiales salutations.

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  • Commentaire 32252 "la plan cadastre" (anagramme d’un personnage local...c pas moi (...)
    le 27 mai 2009  à 14:13

    j’espère qu’on pourra voir et revoir ce moment d’anthologie en vidéo bientôt...et avec un son de qualité cette fois...

  • Commentaire 32254 "la plan cadastre" (anagramme d’un personnage local...c pas moi (...)
    le 27 mai 2009  à 14:43

    allez pas de jaloux pour les anagrammes :

    "Pub : Lyre Hippie"

    "Polo as la punch" (pas mieux...)

    "Bon canif rasoir", "Casino-bar Or-fin" ou "Roi Franc Bonsai" mais il preferera sans doute le très humble "Bon Roi Français"...

    Le meilleur (?) pour la fin :
    "Ramadan Club" ou "Barman du lac" (personne citée dans l’édito, pour vous aider...)

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  • Commentaire 32253 orang propret
    le 27 mai 2009  à 14:20

    J’aurai peut-être l’occasion d’aller reposer mes vieux os à l’ombre du jardin privé du conseil général qui se cache derrière les hauts murs de l’hôtel-dieu, dites, un jour, avant que je ne passe l’arme à gauche ?

  • Commentaire 32255 lolita locatelli
    le 27 mai 2009  à 15:19

    que j’aurais aimé être une souris et assister à vos débats brulants !
    j’aurais pu ajouter à ma maniére de l’huile et du piment sur le feu !
    il est tout à fait légitime que vos élus, spécialement ceux du conseil général dont on connait la grande intelligence, commence par se servir de vos impots pour promouvoir légitiment leur grosses prétentions légitimées par la décentralisation qu’on vous propose !
    un gros bureau et une grosse auto, ça vous pose sa personne !
    et quelle promotion pour les administratifs de fonctionner dans de tels locaux ! là au moins on se sent quelqu’un de tout puissant derriére son beau bureau !déjà le parking pharaonique en sous-sol de la préfecture n’y suffisait pas ! il faut agrémenter les lieux de ces gens là en détruisant la mémoire et l’histoire de la belle ville de Troyes ! il faut au moins ce bâd bât pour satisfaire mégalo et ambition personnelle ! quandla personne n’existe pas soutendue par le vent et le baratin, il faut au moins ça ! comprenez , braves gens !
    et pendant ce temps là, le même malheureusement, l’hôpital publique se fout de la charité et pleure pour avoir 3 francs et 6 sous, qui vallent encore moins depuis l’euro ! c’est les héros du conseil général qui se servent en premier, c’est la démocratie soviétisée de france, nantie et nomenclaturée, sans idée et sans goût et qui vous coûte un max ! normal, c’est cela la démocratie avec prime à la médiocratie qu’on vous propose ! payez braves gens et engraissez vos mafieux politiques du bâd bât !lolita locatelli

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  • Commentaire 32275 Dominique Cauvé
    le 28 mai 2009  à 15:59

    Quelle injustice d’être un architecte de grand talent comme José Ignacio Linazasoro et de se voir humilié ! De se voir humilié par ces Troyens insectiformes, pétrifiés par une sensibilité artistique des plus autistiques, petits-bourgeois conformistes , idolâtres, par conditionnement « congénital », de ces ennuyeuses, plus que pesantes, et essentiellement « inesthétiques » maisons à pan de bois, « défigurées » par des « restaurations » des plus contestables mais, par contre, hors de prix !

    A Troyes, vous contractez donc l’immense privilège « Ancien Régime » d’être invité à vous intoxiquer, en respirant les émanations d’un moyen âge, d’un 16ème siècle à la Walt Disney ! Les Troyens restent donc fidèles à eux-mêmes : ils détestent tout ce qui innove, depuis moultes décennies !

    Espérons toutefois que, cette fois-ci, le sénateur Philippe Adnot et ses collaborateurs passeront outre car il est tout à fait patent, qu’en ces temps de crise, il s’avère judicieux d’économiser l’argent du contribuable, et donc d’éviter de le gaspiller dans certains contentieux insolubles : soyons convaincus, dorénavant, qu’il n’existera jamais aucun terrain d’entente entre les « réactionnaires » de la « Sauvegarde du Vieux Troyes » et des « constructeurs novateurs » qui n’ont que pour seule espérance, l’ appui d’ élus à l’esprit ouvert et même visionnaire !

    Dominique Cauvé

    www.artquid.com/dominique-cauve

  • Commentaire 32278 criquette
    le 28 mai 2009  à 21:28

    Les Troyens restent donc fidèles à eux-mêmes : ils détestent tout ce qui innove, depuis moultes décennies

    je confirme et même je dirais... les aubois.... faut dire qu’ici, on refuse toute "innovation" et quand je dis "innovation" je m’entends hein... vous prouvez par A + B que des solutions marchent ailleurs et on vous répond "oui mais ici c’est pas possible, ça ne marchera pas..." bref ... l’exception auboise veut que ce qui peut marcher ailleurs et qui a fait ses preuves... ici... ça marchera pas donc pas la peine d’essayer..

    et du coup ?.... on réinvente en permanence le fil à couper le beurre... au détriment au passage des finances locales qui sont je le rappelle, le produit de nos impôts... mais que ne ferait on pas au nom de la spécificité auboise.... restez entre vous allez.... la région champagne ardennes est en perte constante de population depuis 30 ans mais c’est pas grave... on se raidit sur ses positions et on attends que l’orage passe... oui mais une fois passé il reste quoi ??

    je vous plains...

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  • Commentaire 32309 La Denrée
    le 31 mai 2009  à 00:41

    Ce qui est incroyable dans l’affaire c’est que d’abord on nous présente une « magnifique réalisation », nue, en nous disant bien qu’on réfléchit à un habillage, qu’il reste quelques détails à régler : choix des matériaux, organisation fonctionnelle, place de l’auditorium (Tient donc ? On n’avait pas déjà décidé de sa place ??? A quoi a servi la maquette sinon à proposer cette place de l’auditorium ??? N’y a-t-il pas contradiction ?). Ainsi, l’architecte vend d’abord une « structure » nue, sans savoir comment cette structure fonctionnera et sera ensuite organisée à l’intérieur et habillée à l’extérieur ??? De qui se moque-t-on ? Ou alors n’est-ce pas mettre la charrue avant les bœufs ??? N’aurait-il pas fallu d’abord songer ce pourquoi il devait ABSOLUMENT être construit : l’organisation fonctionnelle des services qu’il devait héberger ? On pourrait bien penser, au contraire, que le projet répond à une demande complexe et hétérogène : JE veux mon auditorium de 800 sièges, JE veux ma salle de réception bien en vue sur la place, JE veux ma cantine, et, enfin, il nous faut des bureaux pour caser les nouveaux services. Cette préoccupation serait-elle celle qui passe en dernier des priorités ? Sinon, il aurait suffit de réhabiliter l’Hôtel-Dieu, magnifique bâtiment qui n’attend que ça. D’ailleurs bon nombre de ses compères, et des plus proches, si proches qu’ils ont eu un « ticket » ensemble, auraient préféré cette solution, solution qui aurait eu le mérite de faire gagner du temps... et de l’argent. Mais le Président a décidé. JE veux. Et tous ont suivi...

    Des contradictions, nous n’en sommes pas qu’à une seule. L’architecte a bien compris ce qui fait la spécificité de la structure de la parcelle des maisons anciennes, mais ce n’est pas propre à Troyes ! Toutes les maisons en pans de bois, quelles que soient les villes, répondent à cette même contrainte : la portée des poutres et en particulier des sablières. Ainsi, l’originalité du vieux Troyes ne réside pas en cet élément structurel commun à toutes ces maisons. Ce qui est étrange c’est que l’on justifiait cette immense barre horizontale de béton (comment sera-t-elle habillée, celle-ci, on nous avait dit qu’on y réfléchissait aussi...) comme un aspect identitaire, qui rappelait les sablières de nos maisons... Des sablières qui ne dépassent guère les 5 mètres se trouveraient ainsi transposées en cet immense élément épais de béton et peu harmonieux avec le reste de la place ?

    Aux oppositions basées sur le respect du réseau des rues hérité du Moyen-âge, il est répondu des contre-arguments concernant la structure de la parcelle... Réponse biaisée ! La parcelle n’est pas le parcellaire ! Sont-ce donc les maisons qui auraient déterminé la structure des rues ? Ou n’a-t-on pas, au contraire, aligné les maisons le long de rues, certaines héritées de l’époque romaine le long desquelles les Foires s’organisèrent ? On est prêt à dire n’importe quoi pour justifier le projet peu enthousiasmant que l’on a créé et ayant pour conséquence la disparition d’une rue !

    La modernité serait-ce donc de faire disparaître des rues ? Le soviétisme s’y s’est essayé, comme beaucoup de capitales communistes européennes, effaçant derrière leur architecture révolutionnaires, représentatives de leur révolution idéologique et culturelle, tout ce qui rappelait l’ancienne identité de ces villes. Le caractère identitaire des villes européennes, au contraire des villes américaines ou africaine, c’est le coeur historique hérité souvent de l’époque romaine, héritage se traduisant par un système de rues qui s’organisent autour d’un cardo et d’un décumanus. Troyes n’échappe pas à cette règle. Le parcellaire est venu ensuite. Le génie, justement, aurait été de créer un projet qui respectât les caractéristiques relevées par notre brillant architecte. Le génie aurait été de faire de ces contraintes, les caractéristiques d’un centre ancien, une base de travail et au final, un atout ? Respecter les proportions d’échelle, ce n’est pas seulement une question de hauteur et de verticalité. C’est aussi une question de largeur et d’horizontalité. En proposant en façade sur la place cet immense barre de béton, le projet ne respecte pas les proportions d’échelle.

    Tous ces arguments ne sont que de la poudre aux yeux ! Du maquillage. On a casé tant bien que mal tout ce que le Président voulait, et on le maquille ensuite en essayant de trouver des pseudo-justifications.
    D’un côté on nous dit que le modernisme c’est de ne pas respecter le parcellaire ancien. De l’autre on veut « récupérer l’esprit historique du centre ». Il faudrait savoir ! La toiture de bois, de tavillon : un élément « alibi ». On nous dit même que dans l’Aube beaucoup d’églises ont conservé leur toiture ou leur clocher en tavillon. Beaucoup ? C’est combien ??? Beaucoup, dans mon dictionnaire veut dire « en grand nombre ». Encore un argument lancé gratuitement ! J’aimerai bien que Monsieur le Président nous dise COMBIEN exactement d’églises ont conservé dans l’Aube du tavillon sur les toitures et les clochers... et si ce chiffre c’est « beaucoup » !
    Et n’était-il pas question aussi d’un autre élément alibi, le vitrail ? On voulait refaire le « coup » du parking ?

  • Commentaire 32310 allétzy
    le 31 mai 2009  à 01:21

    Oui beaucoup d’église sont refaites avec des tavillons sur les clochers... DIENVILLE, CRENEY, VILLIERS LE BRULE ont été réalisées avec des tavillons. Et certainement d’autres... je ne suis pas un spécialiste mais j’en connais au moins 3 il doit donc en avoir beaucoupe plus...

  • Commentaire 32317 La Denrée
    le 31 mai 2009  à 15:11

    "Refaites" ? Est-ce à dire qu’à l’origine elles étaient couvertent de tavillon ou qu’il s’agit d’une nouvelle mode ??? Car telle est bien là la question !!! Une nouvelle mode n’est pas un argument historique...

  • Commentaire 32334 AL11
    le 1er juin 2009  à 18:33

    non ce n’est pas une nouvelle mode, si vous passez à Piney vous verrez qu’il existe encore certaines marquises au dessus des portes des habitations qui sont en écailles de bois, je croas que c’esst de l’acacias. M PROVENCE pourrait peut-être et même certainement nous en dire plus.

  • Commentaire 32335 J.Provence
    le 1er juin 2009  à 18:47

    Nos messages se sont croisés... Marquises oui, avant-toits, appentis. Mais rien n’est prouvé pour l’usage ancien d’une couverture complète d’une maison. Lire ci-dessous.

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  • Commentaire 32333 J.Provence
    le 1er juin 2009  à 18:32

    L’utilisation du tavillon en toiture ne peut être un argument « historique » à Troyes à moins de prouver son utilisation ; et quand on parle d’historique, encore faudrait-il préciser à quelle époque. Or les sources n’évoquent jamais l’utilisation du « tavillon » (appelé « aissil » ou « aisil » au XVIe siècle) à Troyes, que ce soit pour les maisons ou pour les églises. Les registres des fabriques des églises sont formels sur ce point. Pour les maisons, nous retrouvons l’utilisation de l’ « aissil » pour les avant-toit et appentis, ou posé en façade, jamais en couverture, à moins qu’on me prouve le contraire. La raison est bien simple : la peur de l’incendie. Les multiples ordonnances municipales demandent à ce que les couvertures de chaume soit remplacées par des tuiles. Utiliser du tavillon aurait été contraire à ces exigences de sécurité.

    Je me souviens de l’utilisation de cet « argument historique » dans le cas de la réfection de la toiture de la Tour de l’Horloge à Bar-sur-Seine. L’article de presse avançait cet argument : « comme c’était autrefois ». Or, les sources sont formelles, le tavillon n’avait jamais été utilisé dans ce cas précis ! Pourquoi alors avancer cet argument alors que la raison du choix de cette couverture en tavillon de châtaignier se suffisait à elle-même : protéger mieux le système d’horlogerie. En effet, les tuiles étaient régulièrement cassées du jet de pierres de jeunes qui venaient faire tinter les cloches ; l’eau alors coulait au-dessous sur le système d’horlogerie. La couverture de châtaignier fut une des solutions trouvées pour remédier à ce problème.

    Ainsi, on ne peut avancer des tels « arguments historiques » - et qui ne le sont pas au regard d’une expertise approfondie - sans décrédibiliser ces arguments. L’utilisation du tavillon n’est ici nullement remis en cause ; ce serait un bel exemple de "détournement" de matériau à caractère patrimonial. Ce qui est gênant, c’est qu’on en fasse un argument irréfutable. Nous sommes dans le même cas que lorsqu’on a affirmé qu’on ne pouvait accepter la rénovation de la place de la Libération parce qu’elle n’était pas conforme à l’esprit (que l’on se faisait) d’une place au Moyen-Âge, projetant ici un imaginaire de la place de cette époque non conforme à celle avait été à Troyes à cette époque. Maintenant, que le tavillon soit utilisé aujourd’hui dans quelques églises du département est-ce une preuve qu’il était utilisé autrefois – et auquel cas quand ? Les sources manquent pour y répondre. Les registres de fabrique qui remonteraient au XVIe siècle sont plutôt rares et ceux que j’ai pu consulter ne semblent pas aller en ce sens.

    En fait, la question est : doit-on s’interdire d’utiliser des matériaux dans des applications autres que celles utilisées autrefois, et là encore faudrait-il définir quand ? Le détournement d’un matériau à caractère patrimonial est-il contraire au caractère historique de la ville ? Ou ne serait-il pas une innovation qui le respecterait ?

  • Commentaire 32365 docteur locatelli
    le 3 juin 2009  à 13:20

    vous voyez, quand on donne la parole aux citoyens, on est étonné par la pertinence des interventions ! heureusement qu’auboisementcorrect est là pour instiller ce genre de débats qu’on vous a toujours confisqué !locatelli
    mais je pense qu’il est clair que le débat citoyen n’est pas du goût du président pyramidal du conseil général, cet illustre adnot si pertinent dans tous ces choix !laissez moi rire !

  • Commentaire 32375 La Denrée
    le 3 juin 2009  à 18:37

    Oui, beau débat, mais sur un élément de décor, sur l’habillage, pour ne pas dire le "maquillage"... Car le problème n’est pas seulement lié à une question de choix de parement mais : de la disparition d’une rue (même si on nous rassure en disant qu’elle resterait "lisible" dans l’espace architectural), de la nécessité ou non d’investir dans des structures qui pour beaucoup seraient sur-dimentionnées (auditorium), et enfin d’une structure architecturale qui ne semble guère à une très grande majorité... Le choix des matériaux de décor, la proposition d’utiliser le tavillon, par exemple, ne sont-ils pas des habillages pour mieux faire passer un projet provoquant peu d’enthousiasme, sinon le soulèvement de vives oppositions ?

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