Le débat d’orientation budgétaire commençait donc par une sérieuse remise en cause des chiffres et de leur interprétation par la majorité du conseil. Après les coups donnés par Dimitri Sydor et Alain Carsenti, c’est un autre radical, de gauche cette fois ci (mais qui confirmait les dire du Valoisien) qui venait porter l’estocade. La démonstration de Marc Bauland était en effet imparable et réduisait à néant les affirmations du Maire et de son homme lige Gérard Menuel…
« Vos chiffres sont faux » avait affirmé Alain Carsenti, « Vos chiffres sont partiels et leur interprétation erronée » confirmait Marc Bauland… Dommage que l’ensemble des conseillers municipaux n’ait pas eu sous les yeux la totalité des données et les tableaux du conseillers municipal radical et que la presse locale ait oublié de les donner à ses lecteurs. Heureusement, Auboisementcorrect est là !
Intervention Marc Bauland DOB 20/11/2009
Une analyse excessivement optimiste malgré l’apparente prise en compte du contexte de la crise.
Votre analyse est d’un optimisme déplacée pour la conjoncture. Votre constat de la crise et des difficultés est notoirement sous-évalué : Votre note d’intention fait référence à une croissance européenne et mondiale faibles... alors que tout le monde sait que l’on aura une décroissance voire une dépression.
Un choix partial des données ?
Un point de méthode :
Sans remettre en cause la sincérité des informations fournies. Deux indicateurs peuvent être utilisés :
D’une part, celles de la Direction générale des collectivités territoriales du Ministère de l’Intérieur.
Pour constituer son étude, la DGCL a exploité les données figurant dans les budgets primitifs qui lui ont été remis au cours du 2ème trimestre 2007 par chacune des communes. Le ministère de l’Intérieur a donc travaillé à partir de prévisions budgétaires.
Les données fournies par la Direction Générale des Finances Publiques publiées sur la plate forme Bercy Colloc du Ministère du budget, des comptes publics et de la fonction publique semble, quant à elles plus proches de la situation réelle de notre collectivité puisque, en tant que teneur des comptes des collectivités locales, la DGFIP a, de son coté, établi ses fiches de situation financière à partir des budgets exécutés par les communes.
Or, si l’on se réfère aux données collectées sur le budget exécuté de notre commune. On s’aperçoit paradoxalement que la ville de Troyes est très loin de disposer d’aussi bons indicateurs économiques.
Données de Bercy sur les budgets réalisés.
Si l’on examine ces sources, on s’aperçoit d’une grande différence avec vos affirmations.
« Qu’en est-il du désendettement ? »
En terme d’endettement, Troyes est constamment au dessus de la moyenne de la strate depuis 2001.
L’objectif de ramener l’encours de la dette au dessous de la moyenne de la strate des villes de 50 000 à 100 000 habitants n’a donc pas été atteint.
L’annuité de la dette est depuis 2005 au dessus de la moyenne de la strate...
L’annuité de la dette se définit comme la somme des intérêts des emprunts (qui constituent une charge de la section de fonctionnement) et du montant du remboursement du capital (qui figure parmi les dépenses d’investissement).
Une stabilité de la fiscalité en trompe l’oeil
Les Troyens le savent, bien que la municipalité proclame fièrement n’avoir pas augmenté les taux d’imposition depuis plus de dix ans, la facture a augmenté constamment bien que l’impression générale domine d’une déshérence de certains services publics ou d’une externatisation des services et une augmentation du coût pour les familles
Ainsi, le produit par habitant de la taxe d’habitation et de la taxe foncière a progressé de près de 18,88% pour le produit/hab de la taxe foncière bâtie et de 15,3% pour le produit de la taxe d’habitation.











