Que les aubois se rassurent, les « autorités » administratives et médicales locales sont en phase avec les décisions prises au niveau national et international. Tout est donc prêt pour lutter contre la pandémie… Ici comme ailleurs les mêmes décisions délirantes prises en dehors de toute réflexion, les même mesures de précaution extravagantes, les mêmes incompétences au service d’un délire politico-médico-médiatique.
Grippe porcine aviaire mexicaine A, tout va bien, l’Aube est en phase avec les délires français et mondiaux.
Tout a commencé en mars dernier par une petite épidémie un peu atypique survenant au Mexique. Atypique surtout par sa période de survenue, à la fin du printemps. Cette grippe, probablement d’origine porcine (les porcs et l’homme se partagent fréquemment des virus) a touché un peu plus de 1000 personnes et a fait une vingtaine de victime (sur 107 millions d’habitants). Les centres de surveillances sanitaires, qui traque le risque viral dans le monde entier, suite aux alertes du SDRAS et de la grippe aviaire, ont immédiatement donné l’alerte et la machine politico-médico-médiatique s’est mise en route.
On a pris alors des mesures abracadabrantesque dans le monde entier, distribuant des masques, fermant des écoles, tuant des porcs, ouvrant des cellules psychologiques dans les aéroports… Les politiques sont entrés en action, heureux d’éloigner le spectre de la crise dont ils sont responsables pour se dédouaner en faisant n’importe quoi sur un sujet dont ils sont innocents.
En France nous sommes en premières lignes dans l’application de mesures aussi emblématiques qu’inutiles voire nuisibles. On prépare avec soin une nouvelle couche à la crise internationale parce que personne ne prend ni le temps de réfléchir, ni le temps d’observer.
Regardons un peu les choses :
Tout d’abord, pour affoler le « pékin moyen » on parle de pandémie. Quelques professeurs de médecines dont on se demande l’intérêt, prêche à la télévision pour expliquer la différence entre épidémie et pandémie… « Une pandémie (du grec « pan » (tous) et « demios » (peuple)) est une épidémie qui s’étend à la quasi-totalité d’une population d’un ou de plusieurs continents. » Soit ! Et une épidémie c’est « l’augmentation rapide de l’incidence d’une pathologie » Hors qu’en est-il ici ? 20 morts avérés (19 au Mexique et un aux Etats-Unis), 848 cas confirmés, 2 000 cas de personnes supposées infectées dans le monde… (Source INVS )
Soit 1 patient malade pour 3 millions et demi d’humains et une mortalité de 0.000000028%. En gros chaque français a beaucoup plus de chances de gagner au loto que de mourir de la grippe A ! (sauf s’il profite du gain pour se payer un voyage au Mexique pour visiter les porcheries autochtones…)
Donc cette maladie touche très peu de personnes dans le monde. Mais est-elle grave ? Non, actuellement l’immense majorité des personnes contaminées s’en sort en trois quatre jours après un bref épisode de fièvre. Une grippe beaucoup moins « forte » que celles, classiques, qui touche chaque année environ 2.5 millions de personnes…
Alors les « professeurs de médecine » se mettent à galéjer, disant, avec raison, qu’on ne sait pas comment peu évoluer le virus, qu’il peut devenir plus virulent en passant d’hommes à hommes, qu’il peut devenir plus épidémique. Sûr ! Mais cela ce n’est pas de la science, ce sont des supputations gratuites… Ce que l’on sait avec certitude c’est que le virus se développe plus favorablement au froid dans l’hémisphère Nord, que la « pandémie » actuelle sera brève et de peu de gravité, que le virus ira voyager et se renforcer dans l’hémisphère sud pour, peut-être, déclencher une épidémie importante l’hiver prochain dans nos contrés… Vouloir lutter contre l’épidémie actuelle ne sert pas à grand chose et ne changera probablement rien au schéma précédent.
De plus, le traitement des cas avérés est simple et repose sur des mesures d’un si grand niveau technico-médical que ma grand-mère les appliquaient déjà devant tout syndrome grippal : isolation des malades, prescription de médicaments contre la fièvre, un point c’est tout…
La prise d’antiviraux est inutiles et dangereuse… Inutile car on ne meure pas de la grippe mais de ses complications ! La grippe espagnole qui touchait après la première guerre mondiale une population affaiblit a fait 30 millions de morts parce que les gens se surinfectait, ils mourraient d’infections bactériennes et les antibiotiques n’existaient pas… La quasi-totalité en rechaperait aujourd’hui… Cette prise inadéquate d’antiviraux est de plus dangereuse car il faut réserver ces médicaments pour s’opposer à une vraie épidémie car leur utilisation à grande échelle peut faire évoluer les virus et faire naitre des résistances… Les virus de la grippe « normale » sont pratiquement tous résistant aux antiviraux actuellement utilisés….
L’utilité des antiviraux n’est pas individuelle mais collective, ils doivent renforcer les barrières physiques pour freiner l’épidémie… Il ne faut donc les utiliser qu’en cas d’épidémie !
Hors, face à ce traitement simple que fait-on en France ? On hospitalise les sujets suspects, c’est à dire qu’on les rapproche des populations les plus sensibles aux risques de contagions, les plus faibles et on prescrit des antiviraux inutiles…
Tout cela la communauté médicale et scientifique le sait bien. Pourquoi a-t-on une telle attitude en France ? Tout d’abord parce que des organismes comme « l’institut de veille sanitaire » doivent bien trouver une raison à leur existence, tant d’argent investit cela doit bien servir un jour… Les mauvaises langues disent aussi que les stocks d’antiviraux accumulés pour faire face à la « grippe aviaire » seront bientôt périmés… il faut peut-être les utiliser auparavant. Enfin, un ou deux laboratoires ont basé leur croissance financière sur la production intensive de produits (antiviraux ou masque) il faut bien s’en servir…
Les politiques eux, échaudé par leur incapacité à voir la canicule, ont une peur infinie de se faire prendre pour incompétents. On multiplie ainsi le « principe de précaution » pour arriver à l’antisystème actuel. Et l’on voit la sémillante Bachelot, pour faire oublier la casse de l’hôpital public qu’elle dirige actuellement, qui se promène d’hôpital en SAMU pour prouver qu’elle est sur le terrain.
Les aubois sont sur le coup ! Tout va bien. Le préfet a réuni ses comités de crise. La semaine dernière on a envoyé une équipe du SAMU habillée de pied en cap d’un joli costume jaune destiné à la protéger pour aller chercher un « cas suspect », pour amener cette personne dans le secteur d’hospitalisation des urgences c’est à dire proche du plus grand passage de personnes affaiblies et sensibles au virus de l’Aube…
Décisions surréalistes en phase avec ce que l’on fait au niveau national et international…
Surtout qu’un jour, à force d’entendre crier « Au loup ! » la population ne croira plus aux messages alarmistes et risque de ne pas appliquer les précautions demandées quand il le faudra vraiment. Rappelez-vous SRAS qui en 2003 devait ravager le monde… 800 morts en tout ! De la maladie de la vache folle qui devait faire 700.000 victimes par an (32 recensés) de la grippe aviaire où les pompiers étaient appelés dès qu’un moineau décédait place de l’hôtel de ville… pas un seul malade en Europe !
Résumons :
La pandémie grippale actuelle est un leurre, il y a quelques cas isolés.
La maladie va aller dans l’hémisphère sud et reviendra à l’automne, ici seuls des cas bénins existeront.
A l’automne, elle risque d’être dangereuse et il faudra réagir.
La grippe A actuelle est beaucoup moins grave que la grippe saisonnière qui touche tous les hivers la France.
Les décisions prises actuellement, comme l’hospitalisation des malades sont une façon certaine d’augmenter l’épidémie. Ce qu’il faut c’est éduquer malade et entourage pour éviter la contagion, repos et médicaments contre la fièvre…
Le cirque politico-médico-médiatique actuel profitent à certains… Cherchez ce qu’ils ont à faire oublier ou ce qu’ils ont à gagner et vous trouverez « à qui profite le crime »…








