Un de nos fidèle lecteur nous a adressé l’article ci-dessous. Les récentes annonces sur un "redémarrage" du dossier d’électrification ne semblent pas l’avoir convaincu ! Nous vous livrons dans son intégralité le message que nous avons reçu de Monsieur Cuvillier de Saint André
Cela fait une bonne vingtaine d’années (seulement 10 ans pour François Baroin) qu’à dates régulières nos caciques nous promettent l’électrification de la ligne Paris-Troyes ou encore Paris-Bâle, c’est selon. A nouveau dans nos quotidiens locaux du 3 août, Gérard Menuel en tête nous informe, à peine un an avant les prochaines législatives « d’une volonté forte » de l’Etat. « Volonté forte » qui, une nouvelle fois, n’est pas suivie de crédits, car aujourd’hui pas un euro n’est engagé par l’état sur ce projet. Effet d’annonce ! Promesses quand tu nous tiens !
Electrification de Paris Troyes
De plus on constate que les promesses sont à géométrie variable : promettre aujourd’hui l’électrification de Paris-Troyes c’est faire de notre ville un cul de sac. L’électrification prend tout son sens avec le fret, si on arrête à Troyes, il n’y a plus d’intérêt. Mais peut-être que l’on nous mène en bateau, si l’on peut oser cette formule, pour mieux dire après les législatives de 2007 « qu’effectivement nous avons du mal à trouver les financements pour le Paris-Troyes alors vous comprenez, le Paris-Bâle, ce n’est pas possible », et d’ajouter ; « en plus si on arrête à Troyes vous comprenez ce n’est pas réaliste ! ». Et ainsi le dossier sera à nouveau repoussé aux calendes grecques, euh pardon aux prochaines élections.
Est-il utile de rappeler que Gérard Menuel est membre de l’UMP qui détient tous les pouvoirs à la tête de l’état, présidence de la république, gouvernement, assemblée nationale, sénat, département de l’Aube et il y a encore peu, la région. Alors comment peut-on expliquer que des personnes comme Monsieur Menuel et ses amis qui ont une telle volonté, un tel engagement pour bien être et tous les pouvoirs ne puissent rien pour nous depuis 20 ans ? C’est à vous rendre perplexe de faire de la politique, moi qui croyais que cela servait à faire avancer les choses. A moins que nous n’ayons pas la même conception de la politique.
Toujours l’électrification Paris Troyes
Dilemme : où se situe Troyes ?
Au fait, nous les troyens ou habitants de l’agglomération, nous sommes en droit de nous demander pourquoi le courrier du ministère de l’équipement annonçant « la volonté forte » de faire aboutir ce dossier, a été adressée à François Baroin au ministère de l’outre mer. Alors soit le ministre de l’équipement ne sait pas que François Baroin est maire de Troyes (et président de la CAT, si si) soit il ne sait pas où se trouve notre ville ! Sommes nous si éloignés de Paris pour qu’un ministre nous situe dans les DOM TOM ? Comme quoi à trop vouloir cumuler, même vos amis y perdent leur latin !
Encore l’électrification Paris Troyes
Toujours dans l’article de nos quotidiens locaux, faites l’économie de la lecture, c’est le même dans les deux (ben oui, même si ce n’est pas évident de prime abord dans l’Aube, l’information est diverse - les quotidiens n’ont pas le même nom - ah si vous le dites). Revenons à nos moutons, ou plutôt à nos trains. En matière de réseau ferroviaire le conseil régional a acquis une compétence très importante. Eh bien si vous lisez attentivement l’article, dans la délégation qui s’est rendue au ministère des transports le 26 juillet dernier, il y avait le Maire de Provins, C. Jacob (ministre de la fonction publique), le maire de Troyes, FB, le député de l’Aube Menuel et le député de la Haute Marne, Luc Châtel. Vous avez bien lu, personne de la majorité du conseil régional. Alors pourquoi ? Par Ostracismes ! Non, nous n’osons même pas y penser. Alors c’est peut-être parce que comme chacun le sait, les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent. Et assurément ce ne sont pas ceux là qui demain dénonceront des promesses non tenues qu’ils se seront faites à eux-même. Finalement le Président de la Région Champagne Ardennes a bien fait (si l’on peut dire) de ne pas avoir été invité. Quant à nous, nous serons encore les dindons de la farce.
François Cuvillier, Saint André










