L'article

20
févr
2008

Développement durable : test comparatif

En matière de Développement durable, je pourrai reprendre le slogan des candidats Verts : "Ecologie : méfiez-vous des contrefaçons". "En période électorale, l’écologie est le thème à la mode." Aussi j’ai décidé d’explorer les quelques éléments que j’avais à ma disposition pour essayer d’y voir plus clair en matière d’écologie dans les programmes des différentes listes.

Bruno Subtil

Au Front National, le développement durable n’est sans doute pas un mot qui a pris toute sa signification. La lutte contre la pollution de la ville se limitera
- aux véhicules municipaux qui devront utiliser des carburants dits « propres ». C’est une erreur de penser que les « agrocarburants » sont plus propres : il faut penser que l’on pollue pour les produire. De plus, la densité énergétique de l’éthanol est beaucoup plus faible que les carburants fossiles ; pour un rendement équivalent, le moteur à l’éthanol consomme 15 à 30 % de plus, donc émet plus de CO2 ; assez paradoxal, non ? Enfin, les agrocarburants « cannibalisent » les espaces de cultures voués autrefois à l’alimentaire, provoquant une hausse des prix de cette production.
- à la pollution sonore des véhicules et en particulier les deux-roues trop bruyants, avertisseurs sonores des chauffeurs de bus et à celle des groupes de personnes qui se déplacent la nuit.

Développement durable, vous avez-dit ?

François Baroin

Placé au centre de la politique municipale lors des vœux aux forces vives de la ville, le « développement durable » semble bien moins présent dans le programme. Absent dans le texte d’accueil, il est évoqué dans les actions réalisées dans le domaine « environnement et développement durable » sous la forme de la création d’espaces verts, le développement du tri sélectif, la distribution de composteurs, l’ajout de 400 corbeilles et le renouvellement du mobilier urbain, la mise en place d’une éco-charte municipale ou encore la réalisation d’une étude thermographique aérienne permettant à chacun de savoir les pertes thermiques de ses bâtiments. Que ce cache-t-il derrière ces grands mots ? En reprenant l’exemple de l’étude thermographique, nous pouvons nous rendre compte que l’engagement municipal déclaré reste un engagement encore très timide. En effet, il semblerait que la municipalité n’en reste qu’à ce stade de bilan, « Avec cette étude, a été offert gracieusement aux Troyens de connaître de façon très précise le niveau, et les sources, de déperdition de chaleur de leur habitation afin d’engager, le cas échéant, des travaux d’isolation. » Sachant que les plus grosses consommations d’énergies sont le fait des bâtiments, quelles mesures incitatives auprès des particuliers ou systématiques à l’égard des bâtiments tenus par les collectivités seront décidées ?

En quoi consisteront les projets déclarés comme « fondamentaux de notre action » ?
- Dans les transports, la bicyclette sera reine. Grâce à tous les engagements pris en ce domaine, verra-t-on à Troyes le vélo devenir le moyen de transport de masse comme dans une ville Chinoise ? Monsieur le Maire s’engage à aménager 50 km en 5 ans de pistes cyclables, soit 10 km par an. Dans le même temps, il prévoit la reconstruction de 3 km de rue par an. Il y a comme une inadéquation entre ces deux distances : où seront crées les 10 km de pistes cyclables promises s’il n’y a que 3 km de rues refait ? Où se feront ces pistes cyclables ?
- Qu’en est-il des transports collectifs, domaine dans lequel Troyes et l’agglomération sont en retard (5 % contre une moyenne de 12 % au niveau national ?)
- Mise en valeur des cours et mise en avant de la réouverture de l’ancien Canal jusqu’au niveau du Cirque ? Où est le « développement durable » dans cette dernière mesure ? Quel en sera le coût ? N’est-ce pas une dépense somptuaire qui pourrait être utile par ailleurs ?
- Aménagement d’espaces verts et de parc.
- Dans le cadre du P.L.U. : application de « règles strictes » en matière d’aménagement et de construction ». Est-ce à dire que la règle de Haute Qualité Environnementale, voire la réalisation de bâtiment à énergie positive, sera appliqué désormais sur Troyes ? Belle déclaration d’intention ou réalité ?

En définitive en quoi ces mesures placent le développement durable comme priorité de la municipalité ? Où sont les mesures concrètes et globales à la ville ?

Jaïm Myara

J’ai cherché sur le blog de Jaïm Myara ses projets concernant le développement durable. Sans doute ai-je mal cherché car je n’y ai rien trouvé. Nous devons donc nous contenter pour l’instant des quelques déclarations que l’on peut trouver dans la presse Déclaré comme une urgence, la politique du développement durable sera mise en oeuvre au travers de deux projets phares :
- Développer une action éco-citoyenne en mettant en place une politique le lutte contre les économies d’énergie et en particulier de façon immédiate dans les bâtiments publics.
- Favoriser les déplacements alternatifs : transports en commun, avec une volonté de rattraper le retard troyen, pistes cyclables sécurisées.

J’attends d’avoir plus d’éléments en la matière pour pouvoir juger. On s’en tient à deux grandes mesures et une grande déclaration d’intentions.

Dominique Deharbe

Si vous consultez le blog de la liste des Verts à Troyes, en matière de développement durable, vous resterez sur votre faim. La lutte contre l’automobile reste leur principale préoccupation. Pour diminuer leur importance, ils préconisent :
- Des quartiers sans voitures. Projet très alléchant, prenant des exemples dans des villes européennes ; mais à Troyes, on fait quoi de concret ?
- On nous explique qu l’auto, ça coûte cher... Mais ça, tout le monde s’en est aperçu...
- La GRANDE mesure phare : la gratuité des bus. Quel impact réel lorsque l’on sait que une majorité d’utilisateurs, généralement les plus modestes, bénéficie déjà de tarifs très réduits, dont des cartes à 3 € ? Une telle mesure ne paraît-elle pas démagogique ? Encouragerait-elle les familles les moins modestes à prendre le bus ? Ne faut-il pas au contraire responsabiliser les personnes, afin quelles deviennent de réels « éco-citoyens » ? Parking périphériques...

sinon, on y trouve encore :
- Pistes cyclables sécurisées...
- Lutte contre l’affichage publicitaire illégal
- Traitement écologique « partiel » des eaux usées
- Suppression des pesticides et autres produits de traiements polluant dans la gestion des espaces verts
- Economies d’énergie, panneaux solaires

Le programme paraît bien « vert pâlichon ». On était en droit d’attendre des Verts une vision globale de la ville écologique qu’ils voudraient construire. Nous avons une liste de nombreuses mesures, certes, mais le tout même d’une véritable cohérence d’ensemble.

Philippe Beury

Plus vert que vert ! C’est sans doute le programme le plus ambitieux, celui des défis, le pari 320 : réduire au minimum 20 % des émissions de GES à Troyes et dans l’agglomération. Troyes doit devenir une « référence ». désormais, on ne citerait plus seulement les villes allemandes, nordiques, néerlandaises, mais aussi celle de Troyes ! Il y a une véritable vision globale de l’approche de la ville, jusqu’au projet phare, l’Hôpital, qu’ils voudraient HQE, voire à énergie positive. Le projet veut toucher l’ensemble de la population de Troyes et de son agglomération. Il faut repenser tous les secteurs pour y parvenir :
- Revoir le Plan de Déplacement Urbain (PDU) à l’échelle de l’agglomération ; réduire la place de l’automobile et développer les transports alternatifs
- Revoir le Plan Local d’Urbanisme et faire de tous les bâtiments publics des immeubles HQE, à énergie passive et même à énergie active. ; mise en place d’un OPATB (opération programmé d’amélioration thermique des bâtiments) : le bilan thermographique trouverait une véritable utilité.
- Inciter tous à réduire se déchets, et en particulier les entreprises
- Former des « ambassadeurs » qui iraient expliquer aux ménages les moyens d’économiser l’énergie, tels que les « ambassadeurs du tri ».
- Développer la bio-diversité dans la ville, le long des berges de la Seine ; préférer des essences locales aux plantes d’origines exotiques..

Les mesures sont nombreuses et pas forcément coûteuses, et quoiqu’en soit le coût, de tels investissements seraient payant pour l’avenir, car à moyen terme, des économies seraient réalisées.

Quel programme est le plus écologiste ? A vous de juger

.



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Les commentaires (11)

Développement durable : test comparatif
  • Commentaire 19903
    le 20 février 2008  à 12:20

    Voici un article rédigé sans le moindre... parti pris...

    Pour ma part, la gratuité des bus est un point fondamental. Car comment responsabiliser mieux qu’en disant : tu payes ET pollues pour ton confort égoïste, alors que, gratuitement, tu peux user des transports en commun ?

    Et le prix, aussi modeste puisse-t-il être (bien que ce point soit très discutable pour la ville de troyes), est un argument réel et concret pour de plus en plus de monde, et politiquement symbolique dans une notion de service public.

    bien d’autres choses à dire, à voir, à discuter...
    Mais bon

  • Commentaire 19908 Socialo3
    le 20 février 2008  à 13:57

    Concernant le programme de Jaïm Myara en matière d’environnement et de développement durable il suffit de lire l’un de ses documents de campagne distribué en ce moment à Troyes.

    Dans un document original de 24 pages, une double page complète concerne "l’action eco-citoyenne" pour la ville de Troyes avec des orientations, des projets, et des exemples très concrets sur le sujet.

    Vous en souhaitant bonne lecture (quand vous le recevrez ou quand il sera mis en ligne sur le site) !

  • Commentaire 19912 Cédric
    le 20 février 2008  à 14:18

    Bonjour

    À croire que les politiques ne lisent jamais le web (et que les médias masquent certaines informations délibérément).

    Un lien... Un seul... Ahhh ce que j’aimerais que ce type de procédé soit accessible au simple quidam comme moi, qui se tape 11 000km par an pour venir bosser !

    Voir en ligne : Le moteur Pantone dans un véhicule communal

  • Commentaire 19920 Alfred
    le 20 février 2008  à 15:21

    Le bus gratuit ? Pourquoi pas ?... mais personne (aucun programmme des Verts, du PS, du Modem,...) ne dit qui va payer ? Nous les contribuables... c’est comme pour le financement des autres promesses : hopital, bornes WiFi,...

    Concernant les bus, et pour limiter leurs effets négatifs sur l’environnement (pollution et bruit) je ne vois pas l’intérêt d’en augmenter le nombre et la fréquence car je constate que les actuels "énormes" bus qui circulent sur l’agglo sont souvent au 3/4 vides... Ou alors il faut, en augmentant leur fréquence, en mettre des plus petits... mais là on va me dire que cela couter plus cher...

  • Commentaire 19954 Vanator
    le 20 février 2008  à 21:47

    Je cite Toto :

    « où seront crées les 10 km de pistes cyclables promises s’il n’y a que 3 km de rues refait ? Où se feront ces pistes cyclables ? »

    C’est simple : pas besoin de forcément refaire une rue pour lui mettre des pistes cyclables. Mettre un sens unique, séparateur ou de la peinture (voire les trois à la fois) ne nécessite pas forcément de refaire la chaussée, la voirie et/ou les réseaux pour ça.

    « Qu’en est-il des transports collectifs, domaine dans lequel Troyes et l’agglomération sont en retard (5 % contre une moyenne de 12 % au niveau national ?) »

    Plus une ville est grande, plus elle a de bouchons, plus il y a de transports en communs et de moyens de plus en plus lourds et de plus en plus empruntés par les gens. Ainsi, combien de Parisiens ont une voiture en proportion par rapport aux troyens ? Plus une ville est dense et plus ça vaut le coût de mettre des moyens lourds comme tramways ou métro. Ceux-ci sont bien plus efficaces que les bus, car plus rapides et plus fréquents. pas obliger de les attendre 3 plombes dans le froid, quand on sait qu’il y en a un toutes les 2/3 minutes pour un trajet d’une demi-heure, on ne réfléchit même plus. Mais ça je ne l’invente pas... Tout ça pour dire que c’est une moyenne nationale, et qu’il y a plus d’une quarantaine de grosses villes devant nous, donc logique qu’elles aient un taux de déplacement en transports en commun plus fort, qui fait réhausser la moyenne (Paris les dépasse largement les 12%). Regardez avec les villes de même taille et densité que Troyes, vous verrez qu’à de rares exceptions près, le chiffre doit être le même.

    Quant aux Verts et personnes qui soutiennent le projet de bus gratuits, dans l’idéologie théorique oui, dans la pratique, non. Ce n’est pas la première fois que je le dis, mais je me répète, on n’est plus à ça près :-P Si vous mettez les transports gratuits, ce que vous allez faire c’est augmenter la demande par 3, surtout pour des petits trajets, et augmenter la délinquance, car qui dit gratuit dit suppression de la notion de valeur, donc dégradations. Ça a été testé dans d’autres villes, et je l’ai lu dans le magazine Transports Publics, une revue professionnelle sur les transports urbains à laquelle je suis abonné. Là non plus je ne l’invente pas. Le mieux serait donc, plutôt que la gratuité totale, baisser les tarifs, et mettre des abonnements illimités au mois à 30€ maximum (soit 1€ par jour), et pas que pour les scolaires, pour tous. Et inventer (enfin ça se fait ailleurs, mais les mettre en place ici...) des titres de transport à l’heure actuelle inexistants, comme le forfait à la journée : pour l’équivalent de 2,5 voyages en prix, un nombre illimité de voyages pendant une journée. Il y a le même en version hebdomadaires parfois.

  • Commentaire 19962 Toto
    le 21 février 2008  à 02:33

    Pour les pistes cyclables : sens unique, séparateurs ou coup de peinture, je suis bien d’accord, d’ailleurs c’est généralement le coup de peinture qu’on met... Mais dans le programme on dit "pistes cyclables en site propre", à l’image de ce qui a été fait sur le Jules Guesde ou coulée des Viennes ; il est bien précisé 50 km de pistes cyclables en site propre !!! Ce n’est pas moi qui le dit !!! Donc ma question reste la même : comment faire 10 km par an de pistes cyclables en site propre alors qu’il n’est prévu de refaire que 3 km de rue par an ??? Où va-t-on faire passer les 7 km de pistes cyclables en site propre ailleurs que dans les rues !!! Il faudrait qu’on m’explique ? Peut-être en pédalo ? sur les 200 m de canal qu’on voudrait réouvrir ???
    Comment des "professionnels de la gestion de collectivité" peuvent faire de telles erreurs d’arithmétique ?

    On ne peut pas parier une réduction conséquente des émissions de GES par les transports en ne misant QUE sur le vélo !!! Il faut aussi améliorer les transports en commun les réorganiser complètement à l’échelle de l’agglomération.

    La réduction des émissions de GES passe aussi par de mesures importantes quant aux bâtiments. Dans la charte municipale d’éco-citoyenneté il est dit "pose de lampes basse
    consommation dans les bureaux et les salles de réception, démarche Haute
    Qualité Environnementale dans les projets de réhabilitation ou de
    construction, action ciblée en matière d’isolation des bâtiments publics. Il
    s’agit également de développer les énergies renouvelables
    (solaire,
    géothermie)" : s’agit-il d’une simple déclaration d’intention ? Qu’en est-il réellement de l’application de ces principes ? Est-ce que toutes les lampes ont été remplacées ? Combien de panneaux solaires ont été placés sur les bâtiments publics ? Combien de systèmes géothermiques ? Combien de bâtiments rénovés ou contruits selon les normes HQE (ce qui reste un MINIMUM en matière de développement durable !!!) ? C’est bien beau toutes ces chartes, mais sont-elles réellement appliquées ? Seront-ce ces principes qui seront mis en place pour la requalification des quartier et la rénovation des bâtiments publics ?

    Quant au bus gratuit, je persiste en trouvant cette mesure, présentée comme LA mesure phare des Verts, démagogique : les Verts veulent-ils faire de la surenchère écologique, surenchère purement gratuite car ils ne s’engagent pas dans une logique de victoire. L’écologie passe par la responsabilisation des citoyens. Il faut en finir avec l’assistanat systématique. De toutes façon, une grande partie des usagers bénéficiaient déjà de tarifs réduits... Il faudrait davantage penser à un système de carte avec tarif proportionnel en fonction des situations, tout comme la cantine. L’égalité en ces termes est stupide !!! Généralement ce sont les personnes les plus modestes qui utilisent le bus. Ce n’est pas en le rendant gratuit qu’on l’ouvrira davantage à ceux qui ont plus de moyens !!! Il penser à redéfinir de façon complète les déplacements dans la ville et favoriser des couloirs de bus, développer les couloirs en "sites propres" et réduire la place aux automobiles. Inciter à prendre le bus par des parking de délestage... Mais j’ai déjà beaucoup écrit sur le sujet, vous n’avez qu’à vous y reporter.
    - Pari 320 : utopie ou réalité ? Le cas des transports
    - Une ligne de « transport en commun en site propre » a-t-elle sa place à Troyes ?
    - Pari 320 : utopie ou réalité ? Le cas du bâtiment.
    - Troyes : un tramway nommé désir ???

  • Commentaire 19967 Vanator
    le 21 février 2008  à 07:46

    Attention, entendons-nous bien sur les termes. Site propre ne veut pas forcément dire vélovoie en espace vert comme c’est le cas pour la vélovoie des Viennes. Dans le domaine des transports publics, un site propre c’est une voie (de bus ou tramway) séparée de la chaussée, donc uniquement empruntée par ces modes et pas les voitures, et lui évite ainsi d’être englué dans la circulation. Parfois il est parallèle à la chaussée, sans pour autant en être étranger. Si on applique cette définition pour les pistes cyclables, la piste se situant à l’extrémité de la vélovoie des Viennes, entre le Chapeau Rouge et le cimetière à Sainte Savine, c’est un site propre : il y a deux voies de circulation de vélo avec un séparateur en ciment. Pourtant, on est pas obligé de refaire la voirie pour mettre ça en place, la simple pose de ces séparateurs en ciment avec la mise en place d’un sens unique suffit. C’est ce qui a été fait devant le collège Langevin également. Ce sont bel et bien des sites propres au sens du terme.

    Ensuite je rejoins Toto sur le fait que ce n’est pas les classes de population modestes qui ont besoin d’être incitées puisqu’elles utilisent déjà les transports en commun. À vrai dire je pense que le réel soucis c’est qu’on a voulu faire des quartiers résidentiels pour que chacun est sa petite maison, plutôt que du collectif de taille raisonnable. Car la densité étant du même coup réduite, la fréquence des bus dans ces quartiers en est également réduite, et le fait de devoir passer 15 minutes à attendre un bus peut être un sacré frein. Et généralement ces quartiers ne sont pas les plus modestes non plus...

  • Commentaire 19982 Toto
    le 21 février 2008  à 12:03

    Vanator, j’insiste : il est dit "50 km de pistes cyclables en "sites propres" comme ce qui a été réalisé boulevard Jules Guesde ou aux Viennes... C’est très bien ce qui a été réalisé Jules Guesde : réduction de la place de l’auto, mais on a oublié le bus. Certes le coût aurait été plus élevé, mais pourquoi ne pas faire aussi des couloirs de bus indépendants ? Il y a la place, non ? Sur les deux voies, un réservée au bus, l’autre à l’auto, avec une séparation éventuelle et piste cyclable sur l’espace en herbe... Là c’est possible car il y a de la largeur. Pour la mise en sens unique, c’est alors tout le PDU qu’il faut réviser !!!

    Je m’étonne de ne pas voir les Verts venir débattre librement sur des domaines dans lesquels ils devraient être à la pointe !!! Auboisement sentirait trop le souffre ? Je pense au contraire qu’il faut se l’approprier en tout esprit d’indépendance !

  • Commentaire 20027 Vanator
    le 21 février 2008  à 20:14

    Si la comparaison est faite avec les voies en espace verts, alors je m’incline. Mais il faut prendre garde tout de même, car si la promesse n’est pas tenue il y aura possibilité de leur côté de jouer sur les mots, justement avec la manière d’interpréter l’expression "site propre".

  • Commentaire 19959
    le 21 février 2008  à 00:05

    il n’en demeure pas moins qu’il faut s’interroger :
    - 1) sur le coût et le financement réels de cette mesure à troyes, et il n’y a rien de concret à ce propos dans le programme présenté pour le moment par les Verts.
    - 2) sur les capacités de décision = initiative d’un maire isolé ou choix collectif de la C.A.T. ?
    - 3) sur l’efficacité écologique et humaine réelle de cette mesure dans les très rares villes françaises où elle est encore appliquée (exemple : Châteauroux) afin de terminer sans démagogie quelle solution serait la plus efficace écologiquement, socialement et humainement pour notre ville.

    pour le moment, si l’intention est bonne - utopique , idéaliste ? - les moyens et la marche à suivre pour l’appliquer dans notre ville n’ont pas encore été présentés par la liste verte.

  • Commentaire 20010
    le 21 février 2008  à 17:43

    L’hebdomadaire économique Les Petites Affiches Matot Braine a mené l’enquête auprès des différentes listes. Veuillez trouvez ci jointe les réponses fournies par Jaim Myara.

    http://www.prg10.org/troyes/index.p...

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