A partir de ce lundi, six classes de l’académie de Créteil vont être sponsorisées en fonction de leur assiduité ; « un système de rémunération pour mettre un terme à l’école buissonnière ». Vous ne rêvez pas on va donner de l’argent à des classes pour assister aux cours ! L’initiative s’inscrit parmi les 165 projets retenus pour le lancement du Fonds d’expérimentation pour la jeunesse doté de 65 millions d’euros. 165 projets de cet acabit, on en frémit d’avance !!!
Comment ça marche ?
Selon l’assiduité des élèves, une tirelire gonflera de 1200 euros tous les deux mois. Une somme à laquelle viendra se rajouter les 800 euros d’une "note de vie de classe" satisfaisante. Si les élèves réalisent un parcours sans fautes, la mise pourra atteindre 10 000 euros à la fin de l’année. Jean Michel Blanquer, le recteur d’académie explique que c’est « une expérimentation à la fois collective et responsabilisante", dans une interview au Parisien. Ainsi, la somme récoltée aidera les écoles à financer des projets de groupe onéreux comme des voyages de classes, des cours de code de la route, des créations d’associations ou d’entreprises, des actions sociales, des achats de matériels...
Nos édiles sont-ils tombés sur la tête !
Le sociologue Philippe Meirieu résume bien la situation « Payez pour obliger les élèves à aller en cours, c’est exonérer l’école de son travail d’intéresser les élèves ». Car on en est bien là, l’échec de notre système d’éducation est-il à ce point inéluctable pour que l’on en arrive à de tels projets ?
Il fut un temps où c’était fierté que d’aller à l’école. Il fut un temps où l’école buissonnière se réglait à coup de pied dans le cul. La claquo thérapie n’est pas une science exacte, du moins elle est passée de mode. Pourtant, au risque de passer pour un dangereux réactionnaire, je continue de penser qu’une bonne taloche peut avoir des vertus psychologiques bien efficaces.
A l’heure où des centaines de millions d’enfants souffrent dans le monde de malnutrition et analphabétisme nous allons payer les nôtres pour assister à un enseignement gratuit de surcroît. Nos édiles sont-ils tombés sur la tête ?









