Un échec pour qui ? Pour ceux qui ont fait monter les enchères ? Pour ceux qui pensaient qu’ils allaient sauver le monde ? Sauver le monde de quoi ? De qui ?
La déception ne peut être qu’à la hauteur de ceux qui, sans doute trop naïfs - ou faussement naïfs ? – ont cru en l’utopie que tous les hommes du monde allaient se donner la main. ONG, associations écologistes et scientifiques du monde entier -ou presque- ont voulu y croire, pensaient qu’enfin les politiques deviendraient raisonnables, altruistes et délibéreraient sans intérêts particuliers… Hicolas Nulot n’a-t-il pas déclaré que c’était l’avenir même de l’humanité qui était menacée ? L’avenir de l’humanité ? Sans un véritable accord, nous serions donc condamnés à disparaître de la Terre ? Comme disparurent en leur temps les grands sauriens ??? Les grands « spécialistes » militants écologistes n’ont-ils pas déclaré qu’avec les mesures obtenues à Copenhague, et selon les « projections » des scientifiques, le climat allait se réchauffer de 3,5 degrés !!! Quelle précision !!! Comment l’obtenir de projections, d’hypothèses d’une science non exacte ? L’avenir de l’humanité ??? Endoctrinés pendant deux années, « élevés » et dressés au seul dogme de l’unanimité de LA « communauté scientifique » relayée par les prophètes et les associations hyper-médiatisés, assoiffés de sur-enchère, comment le dénouement pouvait-il être autrement, pour eux, qu’un accord global dans lequel la raison l’emporterait sur les intérêts nationaux ? En fait, ne s’étaient-ils pas voilés la face et placés leurs espérances à l’échelle d’une FOI universelle et omnisciente ? N’avaient-ils pas volontairement occulté des réalités bien moins désintéressées et magnanimes ?
Unanimité du monde scientifique, vous avez dit ? Cacher la dissension, mépriser ceux qui peuvent penser autrement, affirmer l’unanimité de LA « communauté scientifique », n’était-ce pas imposer un dogme qui refusait toute discussion ? Le discours tenu depuis 2007, dernier rapport du GIEC, labellisé d’un prix Nobel conjointement au travail filmographique d’un ex-vice-président d’outre-atlantique (! !!), avec les corrélats catastrophistes pour ne pas dire apocalyptiques, ne portait-il pas de fait les germes des manipulations étatiques, du mensonge et de l’échec ? La « projection » peut-elle être un fait indiscutable ? C’est toute la problématique et les postulats de base à prouver qui devraient être rediscutés. La climatologie et la météorologie seraient-elles donc des sciences exactes fortes de méthodes éprouvées et de bases de données pluriséculaires permettant d’établir des conclusions incontestables ? Le réchauffement climatique ? C’est un phénomène pluri-millénaire. Il y a 65.000 ans, la période de glaciation fut sans doute la plus terrible jamais connue par l’homo sapiens ; l’Inlandsis alpin s’étendait encore il y a 30.000 ans jusqu’à la banlieue de l’actuelle ville de Lyon ; l’homo sapiens sapiens faisait son apparition en Europe. Depuis, l’immense glacier n’a jamais cessé de fondre, avec des moments de répits, voire de retour ; cependant, sur l’évolution globale à l’échelle des millénaires, il y a bien réchauffement de la planète ! Cela fait 65.000 ans qu’elle se réchauffe. Quel recul les scientifiques ont-ils de cette évolution de très longue durée ? Ont-ils été réellement objectifs ?
Unanimité de LA communauté scientifique ? Pas même celle de tous les scientifiques du GIEC, tout aussi nombreux qu’ils fussent, et ne réunissant qu’une partie des scientifiques du monde entier. Scientifiques du GIEC ? Seuls les scientifiques « accrédités » par les gouvernements. Et même parmi ceux-ci, un certain nombre a claqué la porte, ulcéré des méthodes pratiquées pour l’établissement d’une synthèse ratifiée par les représentants gouvernementaux, méthodes bien peu « scientifiques » car devant rentrer dans le cadre d’un postulat de départ, d’un cahier des charges imposé : démontrer que le réchauffement climatique était de LA SEULE responsabilité des hommes. Postulat scientifique ou diktat ? Des « scientifiques » ont bien obtenu leur doctorat en défendant la thèse que les chambres à gaz n’avaient pas existées ! Que ne peut-on pas démontrer scientifiquement ? Unanimité ? Pas même celle des « scientifiques jusquauboutistes » détenant les données, mais obligés de les « trafiquer » parce qu’elles ne répondaient pas aux « projections les plus réalistes » indiscutables ? Le trouble a été jeté par l’affaire appelée « Climat gate ». Et pourtant, il n’y a pas si longtemps, à Génève, quelques-uns de ces scientifiques du GIEC n’avaient-ils pas émis déjà quelques réserves, forts de ces données contradictoires ?
Echec, vous avez dit échec ? Les plus puissants ont tenté d’imposer un sordide « marché » dans lequel aucun ne perdrait la face. Imposer les directives d’un petit nombre réuni à huis clos aux centaines de délégués attendant un dénouement, de plus en plus pessimistes à mesure que les tractations s’éternisaient. Echec même de notre « ex-futur sauveur du monde » national qui se voulait imposer des mesures « contraignantes » ! Mais justement, obtenir des mesures « contraignantes », ne serait-ce pas la preuve d’un échec : celui de la raison, celui de la conviction, celui la solidarité à l’échelle mondiale. C’est même un recul par rapport aux accords de Kyoto sur le plan contraignant ! C’est cependant une avancée : Etats-Unis, Chine et Inde, les plus gros pollueurs du monde, sont signataires, ce que Kyoto n’était pas parvenu à obtenir ! Avec pour objectif de ne pas dépasser plus de 2°c de plus. Finalement, n’est-ce pas le minima souhaité par Rajendra Pachauri, président du GIEC ? 2° de plus, n’était-ce pas la températuree du "petit optimal médiéval" ? Celui qui permis aux vikings de s’implanter au Groenland et dans le Nord-Est Américain ?
Ce qui s’est passé à l’échelle internationale aurait pu être le reflet de nos politiques nationales. Sous prétexte de lutter contre le « réchauffement climatique », on va nous imposer des mesures « contraignantes ». La « taxe carbone » vient d’être votée. Dans le même temps, la taxe professionnelle est supprimée : un peu plus de libéralisme sous couvert de protection de la Terre ? Hypocrisie qui semble étrangement satisfaire les militants écologistes ! Tout comme pour Copenhague, n’auraient-ils pas été instrumentalisés et manipulés ? Sous couvert encore de cette même lutte, une politique nucléaire est relancée, pour notre plus grand confort, et pour le plus grand malheur des États détenteurs des gisements d’Uranium, et en premier lieu des États africains, qui vont voir s’aggraver la fragilité et la corruption qui règnent dans leur pays. 100 milliards de $ par an : ce serait l’argent de la corruption en Afrique - certains experts avancent même 150 milliards de $ !!! 100 milliards, c’est ce à quoi voudraient parvenir les signataires de « l’accord de Copenhague » dans une dizaine d’années pour aider les pays en retard de développement à affronter le "réchauffement climatique" ! Mais l’argent est déjà là ! L’argent existe ! Pas besoin d’accord. Il suffirait juste qu’il soit utilisé à des fins plus utiles pour les populations locales, et moins pour le profit des pays industrialisés qui alimentent de ce fait la corruption !
Copenhague, un échec ? L’échec d’une certaine écologie politique qui avait pensé s’imposer et organiser sa gouvernance du monde aux États nationaux et à leurs intérêts égoïstes ? La méthode a-t-elle été la bonne ? Lorsque Wall Street aura les pieds dans l’eau, nos amis d’outre-atlantique fermeront-ils leurs centrales à charbon ? Se placeront-ils à la tête d’une coalition-internationale pour bombarder celles outre-pacifique de ceux qui ont refusé de se plier à des mesures contraignantes parce que voulant atteindre le même niveau de développement que l’occident ?
Echec et déclin de l’occident impuissant à imposer un nouvel ordre mondial « moral », à leur profit, car refusant aux autres le droit d’atteindre un niveau de développement égal ? Revendication légitime, si la Terre en avait les moyens et les ressources…











