L'article

3
janv
2010

Copen - La- Hague

Le débat sur les déchets nucléaires a alimenté sur Auboisementcorrect un certain nombre d’articles et de réactions ; un débat local. Cependant la politique nucléaire dans son aspect global a-t-elle été examinée ? Et tandis que l’on s’inquiète de son jardin, on en occulte des situations autrement plus dramatiques. Mais c’est tellement loin. Car ici, chez nous, tant qu’il y a de l’énergie qui arrive chez moi, tant que les déchets que sa production génère ne viennent pas dans mon jardin…

Qu’on ne s’inquiète pas, notre VRP national travaille pour nous ; la taxe carbone validée exemptant l’énergie nucléaire, l’EPR a un bel avenir devant lui, même si un marché de 20 milliards vient d’être perdu, et tant qu’il y aura du minerai... Pour la mise en exécution de ce programme, notre VRP national sillonne le Monde. En mars, il était au Niger, exigeant la « transparence » dans l’extraction d’un poison nommé Uranium. Son homologue américain, le « patron du monde » ne l’aiguillonnait-il pas il y a quelques semaines, exprimant le souhait que la démocratie progresse au Niger ? « L’Amérique attend le jour où le Niger pourra célébrer à la fois la proclamation de la république et sa transition solide vers la démocratie ». Le Niger, ne serait-il donc pas un état démocratique ? Et cette démocratie profiterait-elle aux intérêts Français ?

Lorsque le premier président du Niger Hamani Diori avait effrontément demandé une augmentation modeste de la part de son pays sur les revenus de l’uranium, un coup d’état le destitua ; c’était en 1975. Le gouvernement qui lui succéda avait voulu poursuivre les négociations sur les mêmes bases ; celui qui menait les discussions, numéro deux du régime, s’était alors trouvé accusé de tentative de coup d’état. Jugé, exécuté. Démocratie efficace et expéditive ; les présidents ne sont-ils pas élus ? Plus récemment, alors que le Niger tentait de desserrer l’étau néo-colonial français en voulant faire jouer la concurrence pour l’exploitation de nouveaux gisements, le pays hérite rébellion de la même façon qu’en Côte d’Ivoire, lorsque Gbagbo voulut multilatéraliser ses partenariats internationaux… hasard et coïncidence, bien évidemment ! la rébellion Touarègue qui avait déposé les armes en 1995, était soudainement réactivée en février 2007, en se distinguant en juillet 2007 par la prise en otage d’un cadre de la compagnie chinoise concurrente. En juin et juillet de la même année, gouvernement nigérien expulsait un ancien colonel français chargé de la sécurité de la firme française n°1 mondial du nucléaire civil et son directeur local, pour soutien à la rébellion armée des Touaregs (le MNJ). Ils avaient été accusés de fomenter une révolte militaire destinée à déstabiliser les institutions, tandis que le gouvernement tentait de rompre le carcan du monopole français imposé depuis 1961, dans le cadre de l’« accord de défense » signé entre le Niger, la Côte d’Ivoire, le Dahomey – aujourd’hui le Bénin – et la France. En janvier 2008, le gouvernement nigérien confirme au groupe français l’exploitation du gigantesque gisement d’Imouraren, l’une des plus grandes mines d’uranium du monde : l’extraction de 5.000 tonnes d’uranium par an sur 35 ans vers la France, avec un investissement de plus de 1,2 milliards d’euro.

C’est fort de la signature de ce contrat que notre VRP national était allé en mars au Niger, apporter quelques promesses complémentaires pour le développement du pays, des infrastructures essentiellement destinées à l’acheminement du minerais vers des ports. Les investissements annoncés par cette firme à Imouraren seraient d’un montant initial de 1,2 milliard d’euros. Selon les déclarations plus que rassurantes, ces investissements bénéficieraient à toute l’économie du pays… mais quelles seraient les conséquences exactes sur les populations ? La négociation de ce nouveau marché s’était avéré rude, devant affronter une nouvelle concurrence : Canadiens et Chinois. Alors la firme mit les bouchées doubles. Attaquée sur les pollutions et l’empoisonnement qu’elle générerait, elle développe des programmes médicaux et sanitaires : deux hôpitaux bien équipés dispenseraient consultations et soins aux habitants de la région ; un accès à l’eau et à l’électricité ; des aides à l’éducation pour les nomades. Le groupe consacrera 30 millions d’euros sur cinq ans à ces actions, auxquels s’ajouteront des aides au développement. L’entreprise a aussi décidé de lancer fin 2009, avec des experts indépendants et des ONGs, un « observatoire de la santé » autour de ses trois sites miniers afin d’assurer le suivi des salariés anciens et actuels. Tout semble donc parfait dans le meilleur des mondes !

Cependant les déclarations les plus optimistes cachent des réalités souvent très sombres pour ne pas dire désastreuses. Il serait à ce jour impossible d’évaluer scientifiquement l’impact de l’exploitation minière sur les populations locales et l’environnement. Les ONGs françaises ont été empêchées en 2003 de mesurer les taux de radioactivité et de toxicité et l’ « observatoire de la santé » ne concerne que les salariés de l’entreprise ! Les hôpitaux locaux, sur les sites d’exploitation qui appartiennent à la firme n°1 restent sous-équipés pour avoir la moindre efficacité. Les résidus et déchets radioactifs à ciel ouvert s’accumulent, livrés à l’érosion éolienne.

L’exemple du gisement d’Arlit est édifiant et sans commune mesure avec la toxicité des centres de stockages de déchets radioactifs de notre bon département de l’Aube. Ces gisements sont exploités par deux firmes françaises. A Arlit, pour extraire le minerai, il faut décaper de grandes surfaces aux alentours de la mine. Les résidus miniers laissés par l’extraction à ciel ouvert, par le broyage et le traitement du minerai d’uranium sont laissés sur place. Ces résidus conservent 85% de la radioactivité du minerai d’origine. Une montagne de 15 m de haut sur une superficie de 85 hectares et d’un volume de 12,5 millions de tonnes de résidus radioactifs est soumise au gré des vents qui transportent ses poussières sur des milliers de kilomètres. Le traitement du minerai exige l’usage de produits chimiques toxiques : ammoniaque, acide chlorhydrique, kérosène et eau oxygénée. Ces substances seraient déversées dans l’environnement proche et engendreraient des réactions chimiques toxicité. Ces tas de résidus miniers contiendraient également d’autres matières chimiques et toxiques : arsenic, nitrates et métaux lourds. Pendant la saison des pluies l’eau se chargerait de ces composés chimiques et empoisonnerait la nappe phréatique. Libéré en grande quantité par l’activité minière et les déchets radioactifs, le gaz radon-222, élément radioactif, peut parcourir des milliers de kilomètres en quelques jours sans jamais s’éloigner de la surface du sol, à cause de sa densité. Le radon émane aussi en grande quantité des montagnes de résidus radioactifs et des cheminées d’aération de la mine. Laissés à l’air libre, la poussière de résidus radioactifs et le gaz radon-222 seraient emportés par les vents dominants, soufflant du sud vers le nord, pénétrant profondément dans le territoire algérien. Leur dispersion dans tout le Sud algérien serait bien plus désastreuse et destructrice et sur une échelle bien plus grande que les restes des essais nucléaires français au Sahara. A Tamanrasset comme à Adrar des morts suspectes seraient dues à l’irradiation radioactive ; de nombreux habitants du Sud algérien auraient déclaré un cancer des poumons, de la peau, de la gorge, sans compter nombre de déformation physiques et les difficultés respiratoires chez les enfants. L’émanation des nuages toxiques et radioactifs de la mine d’Arlit affecte les régions touristiques du sud algérien. Dans le Hoggar, les arbres, les petites et les grandes herbes ont disparu, le sol nu est devenu stérile pour longtemps. Les habitants de la région survivant de l’élevage chamelier et caprin et du tourisme voient ces deux activités seraient en voie de disparition à cause des conséquences de la radioactivité sur la faune et la flore. Ces même populations nomades, les Touaregs armés pour déstabiliser le gouvernement nigériens, périraient des bienfaits de l’extraction minière au profit de notre très chère terre des droits de l’Homme.

La France possède 58 réacteurs nucléaires répartis sur 19 centrales nucléaires ; 30 % de l’uranium utilisé dans ces centrales proviennent du Niger...



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Les commentaires (6)

Copen - La- Hague
  • Commentaire 36934 nunéro6
    le 3 janvier 2010  à 18:43

    salut Toto
    Tu aurais du annoncer que la Foire de Champagne allait désormais se dérouler au Niger, dans un petit endroit charmant, ton article aurait eu plus de succès.
    Je suis tombé par hasard sur ce lien http://www.liberation.fr/politiques... qui explique que l’on refuse de retraiter notre uranium utilisé car ça coute beaucoup plus cher que l’extraction dans les mines et principalement en Afrique.
    Quand tu penses que cette :-> de Lauvergeon vient de ramasser la Légion d’Honneur. Vive la France des coquins et des copains.
    A+ Laurent

    repondre Répondre



  • Commentaire 36938 PH
    le 3 janvier 2010  à 20:08

    Passionnant Toto. Et bien évidemment édifiant. Et on nous parle de l’indépendance énergétique de la France, obtenue grâce au nucléaire ????!!!! C’est à la fois faux et scandaleux. Faux car la matière première vient du Niger, du Kazakhstan, ou du Canada. Scandaleux car cette pseudo-indépendance se fait au prix de méthodes que tu décris parfaitement. Et dire qu’on se vante de cette technologie...

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  • Commentaire 36940 Toto
    le 4 janvier 2010  à 00:35

    Un autre lien, par exemple extrait de "Bella Belbéoch, lettre d’information du Comité Stop Nogent-sur-Seine n°95" : http://www.dissident-media.org/infonucleaire/niger.html avec une très belle photo des "montagnes" artificielles de déchets...

    Bref, je vous laisse le loisir de lire cet excellent rapport scientifiques et toutes les réserves qui conduisent les scientifiques à émettre de nombreuses conclusions en formes d’hypothèses... Malgré tout, on peut s’inquiéter de nombreuses remarques et mesures... Le résumé n’apporte rien, rien que du langage "diplomatique" dégoulinant de "bonne volonté", il ne traite pas des problèmes de fonds.

    Cependant, on ne saurait ignorer le "réel" engagement des entreprises pour la mise en oeuvre d’un "développement durable" et de la surveillance sanitaires des sites pendant leur exploitation et apèrs leur réaménagement exemplaire... Voir : http://www.areva.com/servlet/ContentServer?pagename=arevagroup_fr/AroundUs/AroundUsFullTemplate&c=AroundUs&cid=1173180176938&p=1028798801494. De fait tout ce que j’ai pu décrire est faux et démenti par les compagnies françaises d’extraction. Je tenais à le préciser ! La firme a mis en ligne un rapport (http://www.areva.com/servlet/BlobProvider?blobcol=urluploadedfile&blobheader=application%2Fpdf&blobkey=id&blobtable=Downloads&blobwhere=1113202835365&filename=Rapport+IRSN+Niger%2C0.pdf&csblobid=1033582133999) et son résumé de quatre pages.

    Le rapport complet est assez remarquable : pas de signature du directeur de l’IRSN.
    Les réserves de départ sont aseez intéressnates :
    - Aucune mesure de radon n’a par contre été réalisée. L’IRSN a en effet considéré que,
    compte tenu des contraintes de la mission, le caractère ponctuel des mesures
    envisageables n’aurait permis de tirer aucune conclusion au regard des valeurs
    moyennes mensuelles issues du réseau de surveillance. De la même manière, pour la
    chaîne alimentaire, aucun prélèvement autre que l’eau de boisson n’a été fait. Les
    dates de mission ne correspondaient en effet pas aux périodes de production des
    jardins.
    ...
    - Autre mention intéressante : "Au cours de la mission, COGEMA a précisé que l’implantation des stations de suivi de
    l’environnement ne peut être réalisée dans n’importe quel endroit en raison de risques
    importants de vandalisme. Les implantations choisies correspondent donc à des lieux
    sécurisés (voir la figure 8)." !
    - A propos de prélèvements de l’eau dans un puits : "la valeur obtenue par l’IRSN repose sur un unique prélèvement. Celui-ci a été
    effectué en septembre 2004, c’est-à-dire postérieurement à la mission IRSN,
    par le personnel COMINAK. Aucun contrôle par l’IRSN des conditions de prise
    d’échantillonnage n’a de ce fait été possible ;"
    - la valeur obtenue par l’IRSN repose sur un unique prélèvement. Celui-ci a été
    effectué en septembre 2004, c’est-à-dire postérieurement à la mission IRSN,
    par le personnel COMINAK. Aucun contrôle par l’IRSN des conditions de prise
    d’échantillonnage n’a de ce fait été possible
     ;
    - Le radon (222 et 220) est un gaz et n’est pas fixé sur les filtres de prélèvement de
    poussières. Les activités mesurées sont donc essentiellement dues aux poussières
    contenant de l’uranium et du radium ainsi qu’aux descendants solides du radon 222 (Pb-
    210, Bi-210 et Po-210 uniquement car, les mesures étant réalisées 7 à 10 jours après les
    prélèvements, cela exclut les émetteurs alpha et bêta à vie courte, Po-218 et Po-214).
    Etant donné le dispositif de prélèvement et de mesure mis en oeuvre, les résultats,
    exprimés en équivalent Pu-239, n’ont pu être exploités pour les calculs de dose
    ultérieurs.

    - L’IRSN n’a réalisé aucune mesure de radon, lors de sa mission sur site, celles-ci devant
    être effectuées sur des durées incompatibles avec le déroulement de la mission. Les
    valeurs proviennent donc des dossiers mis à disposition de l’IRSN par COGEMA [1], [4],
    [5], [6] et [7]. L’ensemble des calculs a donc été réalisé, à partir des valeurs COGEMA
    de 2003
    .
    - En l’absence de résultats de mesures à l’intérieur des habitations, l’hypothèse d’une
    égalité entre les EAP à l’extérieur et à l’intérieur des habitations a été retenue. Cette
    hypothèse est a priori raisonnable compte tenu des caractéristiques de l’habitat local
    (taux de renouvellement de l’air important en l’absence de fenêtres).

    - L’absence d’informations concernant l’activité volumique en émetteurs alpha à vie
    longue des poussières pour le site COMINAK n’a pas permis d’effectuer, pour les groupes
    de référence associés à ce site, un calcul de dose ajoutée
    .

    Beaucoup de réserves pour ce rapport avec des conclusions en forme d’hypothèses (coment pourrait-il en être autrement ?). Ce qui est intéressant : le constat des formes des vecteurs de pollution. Et depuis, R.A.S. ; tout irait alors pour le mieux ???? Là où je m’interroge, c’est les conditions de travail du personnel (à 95 %) local... Tous ces camions qui roulent et génèrent toute cette poussière...radioactive ! Sans parler des mines en profondeur....

    Cette société propose même sur son site un très beau fond d’écran : http://www.areva.com/servlet/ContentServer?pagename=arevagroup_fr%2FWeekPicture%2FWeekPictureFullTemplate&cid=1047631819144

  • Commentaire 36941 Toto de Troyes
    le 4 janvier 2010  à 00:47

    Houlala, il y a de la confusion dans mon précédent commentaire... Je remets en place le texte.

    Un autre lien, par exemple extrait de "Bella Belbéoch, lettre d’information du Comité Stop Nogent-sur-Seine n°95" : http://www.dissident-media.org/info... avec une très belle photo des "montagnes" artificielles de déchets...

    Cependant, on ne saurait ignorer le "réel" engagement des entreprises pour la mise en oeuvre d’un "développement durable" et de la surveillance sanitaires des sites pendant leur exploitation et apèrs leur réaménagement exemplaire... Voir : http://www.areva.com/servlet/Conten.... De fait tout ce que j’ai pu décrire est faux et démenti par les compagnies françaises d’extraction. Je tenais à le préciser ! La firme a mis en ligne un rapport (http://www.areva.com/servlet/BlobPr...) et son résumé de quatre pages.

    Le rapport complet est assez remarquable : pas de signature du directeur de l’IRSN. Les réserves de départ sont aseez intéressnates :
    Aucune mesure de radon n’a par contre été réalisée. L’IRSN a en effet considéré que, compte tenu des contraintes de la mission, le caractère ponctuel des mesures envisageables n’aurait permis de tirer aucune conclusion au regard des valeurs moyennes mensuelles issues du réseau de surveillance. De la même manière, pour la chaîne alimentaire, aucun prélèvement autre que l’eau de boisson n’a été fait. Les dates de mission ne correspondaient en effet pas aux périodes de production des jardins....
    Autre mention intéressante : "Au cours de la mission, COGEMA a précisé que l’implantation des stations de suivi de l’environnement ne peut être réalisée dans n’importe quel endroit en raison de risques importants de vandalisme. Les implantations choisies correspondent donc à des lieux sécurisés (voir la figure 8)." !
    A propos de prélèvements de l’eau dans un puits : "la valeur obtenue par l’IRSN repose sur un unique prélèvement. Celui-ci a été effectué en septembre 2004, c’est-à-dire postérieurement à la mission IRSN, par le personnel COMINAK. Aucun contrôle par l’IRSN des conditions de prise d’échantillonnage n’a de ce fait été possible ;"
    la valeur obtenue par l’IRSN repose sur un unique prélèvement. Celui-ci a été effectué en septembre 2004, c’est-à-dire postérieurement à la mission IRSN, par le personnel COMINAK. Aucun contrôle par l’IRSN des conditions de prise d’échantillonnage n’a de ce fait été possible ;
    Le radon (222 et 220) est un gaz et n’est pas fixé sur les filtres de prélèvement de poussières. Les activités mesurées sont donc essentiellement dues aux poussières contenant de l’uranium et du radium ainsi qu’aux descendants solides du radon 222 (Pb- 210, Bi-210 et Po-210 uniquement car, les mesures étant réalisées 7 à 10 jours après les prélèvements, cela exclut les émetteurs alpha et bêta à vie courte, Po-218 et Po-214). Etant donné le dispositif de prélèvement et de mesure mis en oeuvre, les résultats, exprimés en équivalent Pu-239, n’ont pu être exploités pour les calculs de dose ultérieurs.
    L’IRSN n’a réalisé aucune mesure de radon, lors de sa mission sur site, celles-ci devant être effectuées sur des durées incompatibles avec le déroulement de la mission. Les valeurs proviennent donc des dossiers mis à disposition de l’IRSN par COGEMA [1], [4], [5], [6] et [7]. L’ensemble des calculs a donc été réalisé, à partir des valeurs COGEMA de 2003.
    En l’absence de résultats de mesures à l’intérieur des habitations, l’hypothèse d’une égalité entre les EAP à l’extérieur et à l’intérieur des habitations a été retenue. Cette hypothèse est a priori raisonnable compte tenu des caractéristiques de l’habitat local (taux de renouvellement de l’air important en l’absence de fenêtres).
    L’absence d’informations concernant l’activité volumique en émetteurs alpha à vie longue des poussières pour le site COMINAK n’a pas permis d’effectuer, pour les groupes de référence associés à ce site, un calcul de dose ajoutée.

    Bref, je vous laisse le loisir de lire cet excellent rapport scientifiques et toutes les réserves qui conduisent les scientifiques à émettre de nombreuses conclusions en formes d’hypothèses... Le résumé n’apporte rien, rien que du langage "diplomatique" dégoulinant de "bonne volonté", il ne traite pas des problèmes de fonds. Malgré tout, de nombreux passages sont inquiétants... Et depuis, R.A.S. ; tout irait alors pour le mieux ???? Là où je m’interroge, c’est sur les conditions de travail du personnel (à 95 %) local... Tous ces camions qui roulent et génèrent toute cette poussière...radioactive, non ? ! Sans parler des mines en profondeur....

    Cette société propose même sur son site un très beau fond d’écran : http://www.areva.com/servlet/Conten...

    Mais, comme disait précédemment "Max de B.", tout ça c’est loin et ils s’en f...... du moment qu’il y ait de l’électricité (même nucléaire) pour faire tourner la grande roue !!! Pour les Foires : autrefois, elles se faisaient sur les boulevards... Fermer un mois les parkings des boulevards permettrait peut-être de remplir le "trou de la préfecture - pardon - cathédrale"... Ou fermer un mois les "tondeurs" pour y mettre les manèges ? Pas très loin du siège de la C.A.T, ça serait pas mal, non ?

  • repondre Répondre



  • Commentaire 36954 Toto
    le 4 janvier 2010  à 14:01

    Imouraren : des inquiétudes au Niger :
    - http://survie.org/francafrique/niger/article/areva-imouraren-un-desastre
    - La CRIIRAD : http://www.criirad.org/actualites/dossiers-08/niger-areva/imouraren.html et le dossier complet : http://www.criirad.org/actualites/dossiers-08/niger-areva/noteniger-300108.pdf

    RFI : http://www.rfi.fr/actufr/articles/113/article_80733.asp

    L’Express : inauguration d’Imouraren : http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/dans-l-arene-d-imouraren_758427.html

    Les promesses de développement : un train pour l’acheminement du minerai vers des ports africains... Imaginez 5.000 à 9.000 tonnes par an sur 35 ans en camions... Sur les rangs un certain homme d’affaires français, organisateur de voyages et vacances présidentiels... Proposant à la firme de développer le réseau ferré depuis Abidjan en passant par le Burkina Fasso (mines de Manganèse de Tambao). Autres propositions d’un transporteur concurrent : relier Imouraren à Cotonou et Conakry ou encore à Lome où pointe encore l’ami de notre VRP national grand organisateur de ses voyages privés... Il en va du "maintien" de la démocratie togolaise actuelle... qui vient d’ouvrir son marché à la grosse Orange. Notre bon ami présidentiel contrôlant les ports d’Abidjan et Lomé est bien placé pour profiter de la manne. Autre lien envisagé : vers le Nord-Est, le colonel ami à qui notre VRP aurait vendu des marmittes nucléaires...

    repondre Répondre



  • Commentaire 38179 Toto de Troyes
    le 19 février 2010  à 23:25

    Il y a 7 mois : un article commentait la crise politique Nigérienne qui montait l’attitude plusqu’ambiguë de la France : http://observers.france24.com/fr/co...
    On en connait maintenant les conséquences... Un nouveau coup d’Etat... Y aurait-il une puissance étrangère derrière celui-ci ???

    repondre Répondre



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