Alain Carsenti gagne à être connu. Il y a, chez cet homme-là, des qualités importantes et des défauts extraordinaires. Comme tous les hommes direz-vous ? Peut-être mais le notaire en retraite exacerbe ces caractéristiques.
Ainsi, depuis son élection, ce finasseur légaliste traque les erreurs juridiques dans toutes les décisions du conseil municipal de Troyes. Cette attention aux détails lui a permis de soulever de nombreux lièvres et de faire des interventions tout à fait intéressantes. François Baroin lui-même le reconnaît à demi-mot ; cet homme est utile là !
Mais notre homme se prend pour un grand politique et sa haine contre François Baroin est à la mesure du mépris de ce dernier. « Un homme comme moi devrait être un des tout premiers de la liste majoritaire » pense-t-il… Et devant les absences de réponses du maire de Troyes c’est tout naturellement qu’il est venu se jeter dans les bras de Philippe Beury et de sa liste d’ouverture en mars 2008. Le résultat fut moyen, le grand penseur politique dit qu’il l’avait prévu ; les électeurs n’ont pas suivi le médecin MoDem « c’est parce que l’on n’a pas écouté le ténor des radicaux »… Et encore, sur les 12 % de la liste Beury, Alain Carsenti en revendique 8, sans lui, la liste MoDem n’aurait pas dépassé 5 % lance-t-il à la cantonade… Si ça lui fait plaisir de le croire… Mais alors, pourquoi n’a-t-il pas fait sa liste indépendante ?
Cet homme de certitude s’est fait virer comme un malpropre des radicaux et, le 1er avril 2008, le Comité Exécutif du Parti, a dissous la fédération auboise « pour dissidence électorale lors des municipales de 2008 »
Las, fort de ses convictions, bourré de certitude, persuadé d’être un cador en droit, Alain Carsenti est allé ester en justice contre son parti, convoquant son président, Jean-Louis Borloo devant les tribunaux, rien de moins. On allait voir ce qu’on allait voir… Pascal Thomas, bombardé président de la fédération de l’Aube reconstituée, pouvait déjà faire ses bagages… Et notre ami se voyait déjà… candidat à la présidence du parti ! Pendant qu’on y est…
Malheureusement les juges jugent en droit ! Et notre petit notaire de province s’est fait ramasser par le tribunal de Grande Instance de Paris le 9 Juin dernier… « Le Tribunal a décidé de débouter Messieurs CARSENTI et PENOT de leur demande au motif : « Que sauf à s’immiscer dans la vie et le fonctionnement du parti concerné, il n’appartient pas au Tribunal de se substituer à une décision du Comité Exécutif... » Fermez le ban !
Le comité exécutif était donc dans son droit en dissolvant l’indissoluble fédération de l’Aube, et notre ex-président ressemble de plus en plus à un homme seul, sans parti, sans soutien…
Il lui reste deux solutions :
Soit admettre son erreur, ranger les gaules et peut-être démissionner de son poste de conseiller municipal.
Soit continuer à s’acharner au risque d’encore plus de ridicules…
On le connaît Alain, il n’est pas homme à reconnaître ses erreurs… Il fera donc appel de la décision ce qui lui laissera deux ou trois ans d’incertitude… avant une claque plus magistrale encore… Et il y en a beaucoup que ça fait rire à Troyes !








