Vendredi 22H30. Troyes.
Un fourgon de CRS. Rue de la république. Venant de Argence il va vers la Mairie. Dans l’autre sens, et virant en face de la Fnac pour aller vers la rue Charbonnet, une mobylette très pétaradante. Deux jeunes. Pas de casques.
Quelques secondes passent. Le véhicule de police fait des manœuvres et fait demi-tour sur cette rue de la république. Accélération. Il s’engage en direction de la rue charbonnet. Rentrant chez moi, j’assiste, piéton, à toute la scène. Arrivé un peu avant la sortie du parking souterrain, le fourgon de police s’arrête. Je n’entends qu’au loin maintenant la pétaradante mobylette. Quelques secondes de nouveau. Puis le fourgon fait de nouveau demi-tour et revient sur ses pas. Au niveau de l’arrière de l’Hôtel de ville, il accélère très fortement, puis tourne avec énergie au feu rouge afin de s’engager encore une fois rue de la république, direction place de l’hôtel de ville. Les feux clignotants bleus s’allument, le fourgon double deux voitures (et est donc sur le coté gauche de la rue, d’où viennent, en face quelques autres voiture) se met à la hauteur d’une autre. Un bras sort de la vitre de la portière droite, intimant ordre au véhicule de s’arrêter. Celui-ci s’arrête quelques mètres plus loin, le long de la place de l’hôtel de ville.
Ayant continué à marcher, j’arrive à la hauteur des véhicules arrêtés. Un policier, puis un second et enfin un troisième policiers sortent. Je suis à quelques mètres. J’entends le « Bonjour Madame, Police. Les papiers du véhicule s’il vous plait. Vous savez pourquoi on vous arrête. Visiblement, la dame (la quarantaine, seule dans sa voiture) ne sait pas. « Vous téléphoniez en conduisant ».
Visiblement, elle ne doit pas nier, puisque je vois le policier se diriger vers son véhicule.
Je ne peux pas m’empêcher de poser une question. Avec des gants. « Excusez-moi, si je comprends bien, vous avez choisi de ne pas poursuivre la mobylette avec les deux jeunes qui n’avaient pas de casques ».
« Nous n’avons pas vu de mobylette ».
Etonnant, alors qu’ils ont fait demi-tour en les croisant quelques minutes plus tôt…
« Monsieur, nous sommes en train de verbaliser une infraction, me lance celui qui semble être le chef ». Je connais mon métier. Si vous n’êtes pas content, vous pouvez vous plaindre ».
Je passe les détails. Le ton monte un peu de la part des policiers. Pas du mien. Mon métier est la communication interpersonnelle. Je garde, et sais garder, un ton égal et surtout calme et pondéré. Ce qui fait monter le ton des policiers, c’est que, justement, je renvoie des propos d’une façon calme, mais en insistant sur le dysfonctionnement.
Finalement, je décide de calmer le jeu, car je devine la dame, seule dans sa voiture qui doit se demander quel est cet imbécile qui est en train d’énerver le policier qui est en train de lui dresser procès verbal. Finalement, dans la conversation que j’ai su rendre, sinon aimable, du moins conciliante, on finit par me dire « de toutes façons, on a des ordres. Si on arrête des gamins, on risque d’enflammer des choses » !!!
EPILOGUE
LA SITUATION
Deux jeunes en mobylette sans casque. Ils sont poursuivis. La poursuite est abandonnée. Une dame de quarante ans téléphone au volant se fait chasser puis arrêter (avec gyrophares). Elle est coupable et donc reçoit une punition (PV)….
CONCLUSIONS
Le coupable, c’est celui qui se fait arrêter. De plus, celui qui se fait arrêter, c’est celui qui ne risque pas de se révolter collectivement.
Finalement, les coupables, c’est le citoyen lambda, franco français de base.
Envie de vomir ? Oui.
LA QUESTION
QU’EST-CE QU’ON PEUT FAIRE POUR QUE LA LOI PESE RÉELLEMENT SUR LES FAUTEURS DE TROUBLE ??? PS : SVP, pas de réponses « YAKA ». Des réflexions. Des questionnements. Des idées. Des directions ouvertes, intelligentes.
Les « YAKA FOKON » ne vont que renforcer les VRÉCON.









