Dans le supplément économie de l’Est-Éclair daté du 16 septembre 2008, Bruno Dumortier, qu’on a connu mieux inspiré, s’en prend aux taxes écologiques que Jean-Louis Borloo est entrain de mettre en route conformément aux décisions du grenelle de l’environnement… J’irai pique-niquer sur vos taxes
Avec un humour un peu facile et une démagogie digne d’auboisementcorrect… il met en garde sur l’inutilité et l’injustice d’une taxe qui touchera les plus pauvres… Pour le journaliste aubois « Cette taxe-là frappera tous ceux qui vivent, ceux qui ont des enfants, ceux qui animent des associations, ceux qui organisent des fêtes ou qui montent des kermesses. C’est une taxe sur la vie, comme la plupart des taxes sur la consommation. » (Il en fait peut-être un peu trop, Bruno, non ?)
Bref c’est une taxe honteuse… Et c’est vrai qu’il peut sembler curieux de ponctionner 90 centimes par kilo de matière non recyclable sur les sacs en plastique non biodégradables (sauf ceux qui sont réutilisables), les ustensiles jetables en plastique (assiettes, fourchettes, cuillères et autres gobelets), les films alimentaires et le papier aluminium à usage domestique…
Pourtant le principe de base est très simple. La multiplication des emballages et des sur-emballages, la multiplication des récipients non réutilisables, empoisonnent la planète. Il faut donc réduire ceux-ci, il faut diminuer le volume des déchets des Français (360 kg par an). La taxation est le moyen le plus simple d’arriver à ce résultat. La Belgique a mis en œuvre une taxe équivalente qui, au lieu de rapporter 26 millions d’Euros par an, s’est réduite à 2.5 millions d’Euros suite aux économies réalisées par les consommateurs. Une grande réussite… En Belgique, la taxe pique-nique a responsabilisé les achats.
Il faudra bien un jour en venir à faire payer les biens consommables à leur coût réel.
Le sac en plastique l’assiette en carton mettront plusieurs centaines d’années à disparaître. L’essentiel est de faire diminuer leur utilisation. Le Grenelle de l’environnement se résumait, pour l’instant, à uninventaire à la Prévert de bonnes intentions. Jean-Louis Borloo essaie de faire passer les intentions dans les faits, il faut le soutenir même si cela doit nous faire changer nos (mauvaises) habitudes…
Les industriels commencent à faire monter la pression pour que ces taxes n’existent pas, ils sont suivis par de nombreux journalistes ou leader politique, les relais d’opinions fonctionnent à plein régime, les lobbies s’emballent… Les fabricants d’emballage en carton et plastique opposés à la "taxe pique-nique"
Raison de plus pour continuer à démontrer l’utilité, ici et maintenant, de ce genre de décision et de soutenir le gouvernement quand il prend des bonnes décisions… et tant pis si le journaliste économique de l’Est-Éclair n’est pas d’accord…










