François Baroin fait actuellement feu de tout bois, dans un retour médiatique planifié qui connaitra son apothéose début d’année prochaine. « Attendez-vous à savoir » comme dirait Geneviève Tabouis !
Il n’a pas d’autre choix s’il veut encore exister. Son mois de présence au ministère de l’intérieur lui coûte cher. Sarkozy en place (encore au mois 3 ans, si ce n’est 8 ans), le maire de Troyes est condamné aux oubliettes. Aucune chance de retrouver des responsabilités nationales. François a attendu que l’orage passe. Il a fait le dos rond, espérant un retour en grâce. En vain, le Chef de l’Etat a la rancune tenace ! Ne voyant rien venir, le remaniement prévu en janvier se fera sans lui, François est contraint pour exister de sortir du bois et de son silence. D’autant que la nature a horreur du vide et que les Xavier Bertrand et autres Copé se positionnent pour l’avenir…
Plutôt que de disparaître dans l’oubli et l’anonymat, François Baroin, pourtant adepte « du pas de vague », s’est fait violence. Sarkozy ne veut pas de lui, avant qu’il ne soit trop tard, il s’en démarque en prenant la tête de la fronde. N’ayant pas d’autre choix, il prend un grand risque ! Comme on pouvait s’y attendre, Sarko n’a pas apprécié. S’il n’était pas prés de lui pardonner son remplacement au ministère de l’intérieur à la place de son copain Heurtefeux : « Un mois à l’intérieur, 5 ans à l’extérieur », ça ne s’arrange pas ! La semaine dernière, concernant la réforme de l’audiovisuel : « Tu y as été très fort, François. », « C’est un procès d’intention que tu me fais », cette semaine le Président de la République (Canard Enchainé de ce mercredi) ne prend plus de gants. Il traite « de petits cons » le chef de file (François Baroin) et les députés qui ont osé s’opposer à sa réforme de l’ouverture du dimanche…
La rupture est consommée, d’où ces préludes à un retour planifié en début d’année pour occuper le terrain. Comme sans troupe, ses initiatives ont peu de chance d’aboutir, on lui prête l’intention de prendre la tête du courant chiraquien, pour récupérer les restes du fond de commerce, avant dépréciation complète.
D’où les deux chevaux de bataille enfourchés. La réforme de l’audiovisuel, la fermeture du dimanche. Sur le premier point, ses convictions personnelles et ses expériences professionnelles peuvent justifier ses positions. Mais pour le deuxième cas, celui de la fermeture dominicale, ne pensez pas que François Baroin prend la défense de tous ceux qui s’opposent au projet. Il profite simplement de l’opportunité et de la gronde suscitées pour s’inscrire sur un courant porteur et récupérer tous les députés frondeurs. Il privilégie surtout sa carrière. Pas les intérêts de Troyes qui avait tout à gagner d’une ouverture des magasins du dimanche. C’était une aubaine formidable pour rebooster le développement des magasins d’usines et le tourisme commercial (voir A Troyes, les magasins d’usines sont désertés). De voir affluer chaque fin de semaine des milliers de clients, venus faire leurs achats et passer un week-end dans l’Aube. Toutes ces retombées économiques que l’on pouvait en attendre pour l’emploi, l’économie et le tourisme de l’Agglomération et de l’Aube, ont été sacrifiées à l’autel du carriérisme !











