La fin du tout pétrole va nous obliger à réorganiser complètement les transports longue distance. Des projets d’autoroute ferroviaires fleurissent un peu partout. Seules quelques gares de redistribution et de chargement seront crées le long de ces liaisons. Troyes a de réelles chances de part sa position géographique de devenir l’une d’elles. Seulement les projets continuent à avancer sans nous au niveau national et international. Dernière information l’innauguration aujourd’hui de l’autoroute ferroviaire Luxembourg Perpignan
Les médias nationaux nous informent ce jour que le train de l’"autoroute ferroviaire" Perpignan - Luxembourg effectuera son premier trajet le 29 mars prochain. Cette liaison de ferroutage de mille kilomètres transportera des semi-remorques du nord au sud de la France à bord de trains équipés avec les wagons articulés surbaissés conçus par Modalohr, filiale du groupe alsacien Lohr. Ce service entrera pleinement en phase commerciale à la fin du printemps à raison d’un train par jour qui fera l’aller-retour et pourra transporter jusqu’à 40 remorques de camions, a précisé Philippe Mangeard, président de Modalohr. Ce train, composé de 20 wagons-doubles, partira du Luxembourg en fin d’après-midi pour rejoindre Perpignan en début de matinée et il repartira vers le Luxembourg en fin d’après-midi, a précisé Réseau Ferré de France (RFF). La ligne sera exploitée par Lorry-Rail, société commune à la Caisse des dépôts qui détient 42,6%, au groupe Vinci (19,9%), à la SNCF, aux Chemins de fer luxembourgeois, à Modalohr (12,5% chacun) et à l’organisation professionnelle TLF (Transport et Logistique de France), détentrice d’une action. "Le tarif moyen de 0,90 euros par kilomètre et par remorque pour un client régulier sera inférieur au coût du trajet par la route qui atteint 1,05 euros. Le train sera plus rapide (15 heures de trajet contre 17 à 22 h pour la route) et fonctionnera 7 jours sur 7". La création de la liaison a nécessité 54 millions d’euros d’investissements, dont 31 millions pour les infrastructures financés par les Chemins de fer luxembourgeois et l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (Afift) et 23 millions apportés par les associés de Lorry-Rail pour l’acquisition des wagons et la mise en oeuvre du service. Dans le budget de l’Afift, RFF a apporté 15 millions d’euros pour des travaux de "mise au gabarit bas" des rails, a précisé une porte-parole de RFF. (Source : La Gazette)
Cette information ne fait que conforter le besoin de se battre pour obtenir rapidement des avancées sur la possibilité de détourner le projet de “magistrale éco fret” par Troyes. Ce projet devant relier les ports du nord de la Belgique au nord de l’Espagne empruntera dans sa partie sud, le tracé de cette première autoroute ferroviaire. Les projets avancent vite. Seconde réalisation, une autoroute ferroviaire Luxembourg Hendaye, passant par Tours. Tours étant prévue comme halte de redistribution sur le trajet (à peu près à mi chemin du départ et de l’arrivée). Troyes serait dans la même configuration s’agissant de la magistrale éco fret, en particulier grâce à l’opportunité de son inter - connection rapide avec Vatry et le Port de Nogent. C’est un enjeu majeur pour la vocation logistique de notre ville. Enjeu qui permettait en outre de trouver des financements français autre que publics, pour l’électrification de la ligne Paris Bâle entre Troyes et Culmont Chalindrey.
Pourtant cette possibilité, largement développée dans notre livre blanc et dans d’autres articles sur ce site, n’a pour l’instant rencontré le soutien ni le relais d’aucun élu de notre département ! C’est à n’y rien comprendre. Sommes nous des martiens ? En tout cas ça continue à avancer sans nous concernant les communications transports des 50 années à venir. On s’y intéresse partout sauf dans l’Aube. Si nous loupons « le train » du ferroutage, inutile dans ces années de fin du tout pétrole de penser développer de manière importante la vocation logistique de notre agglomération.










