Depuis quelques jours réapparaissent, dans les commentaires, des notes de certains de nos lecteurs nous reprochant de faire de « l’anti Baroin primaire », d’être systématiquement contre tout ce que propose François Baroin, de ne voir que le côté obscur de son action…
| Si nous ne sommes pas impartiaux, nous voulons être de bonne foi… |
Ces réflexions m’inspirent plusieurs remarques :
Certes nous ne faisons pas dans la dentelle et nos critiques sont fortes, parfois excessives… mais nous essayons de toujours les argumenter. Notre but est « d’écrire ce qui ne se dit pas ailleurs sur Troyes et l’Aube », nous voulons être un média indépendant, dire ce que nous pensons, ce que nous voulons… Jamais vous n’avez lu ici que nous voulions être impartiaux… Ceux qui viennent ici savent ce qu’ils vont lire, ils ne sont pas trompés, notre message est clair !
Mais, si nous voulons être une voix différente, nous ne voulons pas être contre, systématiquement, tout ce qui se fait à Troyes, tout ce qui se construit ici. Quand nous trouvons de bonnes choses nous le disons et les articles positifs sont nombreux. Pour ne citer que ceux que j’ai écrit récemment Avec Bernard Lavilliers, Troyes a (enfin) son festival ! ou Seul contre tous, François Baroin défend la télévision publique...
Vous noterez aussi que nous admettons nous être trompé ce qui n’est pas si fréquent dans un média. C’est sur auboisementcorrect que vous avez pu lire « Alors avouons-le, j’ai regretté ce soir d’avoir tant critiqué cette salle. Surdimensionnée, peut-être, trop chère, sans doute ; mais avoir un lieu pour réunir 5 000 personnes pour un concert comme celui de Tryo ça en vaut la peine. J’emmènerai Léo… Alors, finalement, bravo aux élus, aux concepteurs, à l’architecte qui, pour une fois (attention nous ne le reconnaîtrons pas souvent !) ont eu raison de ne pas nous écouter. Grâce à la CAT, hier soir Tryo, la Halle et 5 000 Troyens sont entrés en résonance. Et c’était bon, et c’était bien. » Lundi soir : Tryo, la Halle et 5 000 Troyens sont entrés en résonance !
Auboisementcorrect se paie même le luxe d’écrire des articles très critiques contre… des rédacteurs d’auboisementcorrect ! Où lirez-vous des textes comme « Franchement ces deux godelureaux (Beury et Bauland) sont un peu dérisoires, un tantinet casse-burette certes, un brin chieur à vouloir mettre leur sale museau dans votre inestimable gâteau, votre Majesté. Des poux, tient ! Des poux… Rien qu’a en parler on a la tête qui démange… » Et Phiphi a dit à Phiphi... « Va, je ne te hais point ! » Pas fréquent ce genre d’autocritique, de rédacteurs du site contre d’autre rédacteurs, voire de rédacteur contre eux-mêmes... Non ?
Ainsi, si nous ne sommes pas impartiaux, nous voulons être de bonne foi… C’est parfois difficile…
Auboisementcorrect n’est pas un site « anti-Baroin » ni un site « anti Adnot » même si nous nous opposons, souvent, aux décisions ou au mode de gouvernance, de ces deux personnalités. Mais ces deux-là sont élus, ils dirigent le département, c’est donc par rapport à leurs actions que l’on doit se placer.
Enfin, « last but nos least » nous n’avons jamais refusé d’articles soutenant les personnalités départementales, nous ouvrons nos colonnes à tous les avis, même et surtout ceux qui ne sont pas d’accord avec nous.
Auboisementcorrect est libre. C’est l’expression d’aubois qui aiment ce département, une expression sans entraves, parfois excessive mais que nous estimons nécessaires. Notre but est d’améliorer la réflexion sur Troyes et l’Aube, d’augmenter la liberté d’expression chez nous, d’aider ce qui nous parait bien, de critiquer ce que nous n’apprécions pas… Nous continuerons dans cette voix.
Reste que personne n’est obligé de nous lire, personne n’est obligé de nous apprécier, personne n’est obligé de mettre des commentaires.
Reste que plus de 2000 lecteurs se connectent chaque jour ce qui tant à prouver que nous sommes nécessaires, sinon indispensables.
Reste que nous avons été attaqués une seule fois en justice, que nous avons gagné ce procès même si celui-ci nous a faits réfléchir et a fait évoluer notre manière d’écrire. « C’est pourquoi je demande aujourd’hui à monsieur Gyé-Jacquot d’accepter mes excuses s’il s’est senti attaqué personnellement par des propos quelque peu excessifs même s’ils étaient motivés par un article abracadabrantesque ! » Pour en finir avec un procès et une polémique...
Reste que nous ferons d’autres erreurs et que nous comptons sur vous, lecteurs, et sur les hommes politiques de ce département, pour nous aider à nous améliorer.
Reste que nous restons au service de Troyes, de l’Aube et de nos lecteurs…











