A l’heure à laquelle la France vient de perdre sept enfants dont le seul tort fut de participer à un voyage scolaire en autocar à quelques pas de leur école, le bilan des infrastructures ferroviaires et des installations routières s’alourdit une fois de plus de victimes innocentes.
Certes, des facteurs humains dont nous ne jugerons pas ici, sont vraisemblablement les causes inéluctables de la rencontre entre un TER circulant à près de 100 km/h et un bus de 56 places immobilisé sur un passage à niveau.
Au-delà du drame que cet accident constitue, nous sommes en mesure de nous demander s’il est vraiment nécessaire de s’en remettre à la fatalité. N’est-il pas possible d’apporter une solution technique qui soit économiquement à la portée de RFF et/ou des Régions ? Il est vrai que l’édification de passages inférieures et supérieures est sans doute la meilleure des solutions et fort malheureusement trop coûteuse…
Il doit cependant exister des solutions plus légères dans l’attente d’une opération de génie civile. L’allongement des distances de détection d’un train de part et d’autre des passages à niveau permettrait sans doute d’octroyer quelques secondes supplémentaires aux malheureuses victimes coincées entre deux barrières. Une détection de la présence d’un objet sur ces croisements entre fer et routes, ne pourrait-il pas déclencher la coupure de l’alimentation électrique de la ligne ou tout au moins déclencher un signal au niveau des trains ?
Avec encore près de 20.000 passages à niveau et plus de 350 jugés dangereux, n’est-il pas temps que nos instances dirigeantes cessent de se voiler la face derrière la responsabilité individuelle des conducteurs ?











