Date : Lundi 03 Octobre 2005 Titre : La gauche se réveille...
Est-ce l’effet de notre article quelque peu irrévérencieux mais Marc BRET est fermement intervenu au dernier Conseil municipal pour poser des questions à François BAROIN sur le projet d’extension du Conseil général. Ce réveil de la gauche préluble le renouveau des combats politiques dans l’Aube ce qui ne peut qu’être bon pour la démocratie et le renouveau de notre département.
Article : publié par Cassandre dans : auboisementcorrect
Date : Lundi 03 Octobre 2005 Titre : BAROIN-ADNOT : le combat des chefs revient...
BAROIN serait décidé à éliminer Philippe ADNOT de la Présidence du Conseil général... Lire notre article en début d’après-midi !
Article : publié par Cassandre dans : RUMEUR
Date : Lundi 03 Octobre 2005 Titre : BAROIN-ADNOT : reprise du combat des chefs !
BAROIN-ADNOT :
reprise du combat des chefs avec mort annoncée...
Dans le petit monde des édiles Troyens, il n’est un secret pour personne que François BAROIN et Philippe ADNOT ne sont pas les meilleurs amis du monde. Assez proche politiquement, ils sont en concurrence pour la domination politique du département. François BAROIN sait bien que sa survie politique à long terme dépend de la façon dont il tiendra l’Aube. Il lui importe donc de mettre à tous les leviers de commande des hommes fidèles et la fidélité, en politique, c’est d’abord un rapport de force.
Philippe ADNOT, l’homme de la terre
Philippe ADNOT ne doit rien à personne. Il vient de la base. Son poste de Conseiller général, il l’acquis seul, sans aide, grâce à son implantation locale. Elu sénateur en 1989, sortant du chapeau d’une élection où Paul GRANET fut trahi par les siens, propulsé à la Présidence du Conseil général en battant Alain COILLOT en 1990 (qui pourtant avait négocié une démission programmée et le soutien de Bernard LAURENT ), il dispose d’une assise électorale certaine et gouverne le Conseil général avec « une main de fer dans un gant de velours ». La main de fer, c’est le règne de la pensée unique qu’il impose, c’est la façon dont il refuse toute concertation poussée. Cela tient certainement à son esprit « paysan ». On ne négocie pas avec la terre, on la comprend, on la respecte, on sait ce que l’on peut attendre d’elle, ce qu’elle peut donner et ce qu’elle ne donnera jamais. Philippe ADNOT juge les hommes à la même aune, capable de détecter toutes leurs potentialités et leurs limites. Le gant de velours ce sont des enveloppes dont dispose chaque Conseiller général qui peut faire voter des budgets à l’assemblée départementale pour des associations ou des projets de son canton. Ce système est légal, transparent, mais il permet de dire à chaque Conseiller général « si tu n’es pas assez souple, je m’arrange pour supprimer tes marges budgétaires, tu feras des mécontents dans ton canton et tu auras des problèmes électoraux... ».
Cette puissance a permis à Philippe ADNOT d’obtenir des résultats certains comme la réalisation de l’UTT... Cette toute puissance a ses revers quand la concertation nécessaire n’existe pas, elle laisse des traces, des ranc½urs, des ennemis...
François BAROIN, la névrose de la trahison
François BAROIN est un homme intelligent, empathique, il a une réelle faculté de communication faisant croire qu’il écoute, qu’il prend l’avis des autres (ce qu’est incapable de faire Philippe ADNOT). Sa seule réelle connaissance des combats électoraux, c’est l’élection présidentielle de 1995, lorsqu’il était l’un des rares à soutenir encore CHIRAC alors que BALLADUR régnait sur les sondages. Cette expérience politique en fait un être méfiant et suspicieux, il ne fait confiance à personne, surtout pas à ses amis politiques. Sans réelle expérience concrète (il n’a jamais connu personnellement la défaite et les combats difficiles, il fut parachuté par le Président de la République sur la troisième circonscription bénéficiant de l’aura de son père) il n’a pas de connaissance fine du terrain. Il sait qu’il est l’élu d’une circonscription de gauche et que la fin du règne de Jacques CHIRAC le privera d’un soutien essentiel. Il veut donc accroître sa domination sur le département, il doit tout « bétonner », ne pas laisser d’ouverture aux opposants. C’est pour cela qu’il a besoin de temps et qu’il tarde à démissionner de son poste de Maire malgré les injonctions du Premier ministre.
Il ne peut donc accepter l’indépendance du Sénateur-Président du Conseil général qui ne lui doit rien. Il n’avait jamais attaqué Philippe ADNOT, non seulement parce qu’il avait d’autres chats à fouetter, mais surtout parce que ce dernier ne lui faisait pas d’ombre et ne le dérangeait pas outre mesure. Aujourd’hui la situation est toute autre... Il aurait donc décidé de placer un homme à lui à la présidence du Conseil général. Cet homme, ce serait le Conseiller des Riceys, Vice-président actuel, député de l’Aube : Jean-Claude MATHIS.
1^er étape : Etre maître chez soi.
« D’abord conserver son pays et ensuite seulement conquérir les pays ennemis » (Sun Zi, l’art de la guerre, article 1). Cette maxime de Sun Zi, François BAROIN l’applique à la lettre. Il a d’abord repris la Présidence de la Cat qui lui avait échappé quand Robert GALLEY fut battu en 1995 puis voulu éliminer les oppositions au sein de la CAT.
En 2001, Alain COILLOT était président de la CAT, bien calé dans son fief de Sainte-Savine, apparemment indéboulonnable. Son erreur fut de ne pas voir venir le coup, conscient de tout ce qu’il avait apporté à sa commune et au département, il se présenta aux dernières municipales en toute confiance en renouvelant largement sa liste (ce qui fit des exclus, des ennemis), sans faire de campagne électorale, d’autant plus insouciant que Jean-Jacques ARNAUD, le socialiste, paraissait bien falot. Sans jamais rien faire officiellement, François BAROIN attisa les rumeurs, lança les meutes du RPR aux basques du maire de Sainte-Savine, et mis même, discrètement, son poids dans la balance, (aidé en cela par Philippe ADNOT son allié à l’époque). Tout était bon pour faire battre COILLOT. Réussite inespérée, les socialistes gagnèrent une Mairie de la CAT mais Alain COILLOT disparaissait de la scène politique auboise, pour un temps au moins...
Les missi dominici de François :
A partir de là, il restait à faire disparaître les nids d’opposition résiduels. A la CAT ils étaient cinq : Les Noës, La Rivière-de-Corps, Saint-Julien, Sainte-Savine et Pont-Sainte-Marie.
Monsieur ABEL, le Maire des Noës, vite mis au pas sous contraintes financières et monsieur SOMMER, Maire de la Rivière, parti en retraite ; deux fortes têtes furent rapidement éliminées.
Restait trois soucis.
A Saint-Julien, le départ inattendu de France MIELLE ouvrait un espace. Mais tout le monde dans l’Aube sait que France MIELLE voulait se voir remplacer par Fred BIGARI, dont elle est proche. La machine UMP , selon les bonnes vielles habitudes de chasser en meutes comme les loups, s’est mise en route. Quinze jours de « conseils », « d’amicales pressions » et « d’informations » des élus sancéens a permis l’élection de Michel TOURNEMEULE, un fidèle, sans autre ambition électorale, assez âgé pour ne pas représenter un danger. Un bastion de moins à conquérir.
Sainte-Savine ne peut rester socialiste, d’autant plus que François se méfie du retour d’ Alain COILLOT qui a gardé de nombreux partisans à l’Ouest de la ville. Il a donc envoyé en mission Pascal THOMAS qui a fait savoir récemment qu’il était intéressé par le fauteuil de Maire et qui a acheté un domicile savinien.
Reste le problème de Pont-Sainte-Marie... Nous ne saurions que conseiller à Pascal LANDREAT de numéroter ses abatis ! Connu pour son indépendance d’esprit, le Maire pontois irrite parfois le président de la CAT. Qui sera envoyé contre lui ? Certains, sachant que Gérard MENUEL a acheté une maison à Pont-Sainte-Marie, voit le suppléant de François investir la cité pontoise. C’est vrai qu’il est curieux de vivre là-bas quand on est député de la troisième circonscription et adjoint à Troyes, c’est vrai aussi qu’un « ripage » de Gérard MENUEL sur la circonscription de Pierre MICAUX aux prochaines législatives permettrait d’assurer un siège à Gérard MENUEL et de fermer la porte à Marc SEBEYRAN qui n’a pas abandonné ses velléités sur la première circonscription. Enfin, last but not least, cela donnerait trois député UMP dans l’aube Mais la man½uvre parait risquée pour Gérard MENUEL et quand même difficile à faire admettre par les électeurs... Qui vivra, verra.
Deuxième étape : infiltrer l’adversaire.
L’assemblée départementale était, il y a quelques années encore, majoritairement « sans étiquette », au centre droit. Naguère, le Conseiller général était un notable local, qui ne voulait pas prendre parti. François BAROIN a changé la donne en poussant des adhérents de l’UMP à la candidature. Actuellement , l’UMP est majoritaire au Conseil général de l’Aube et peut, si elle le désire, choisir son Président.
Troisième étape : trouver un objet de conflit avec ADNOT.
Pour engager le combat il faut une raison, François BAROIN a besoin d’un seul argument mais d’un bon... Il ne peut pas entrer en conflit gratuitement contre Philippe ADNOT, son « ami », son « allié »... L’agrandissement du Conseil général offre la première ouverture.
Au début de ce dossier, François BAROIN avait apporté un net soutien à Philippe ADNOT. Alain COILLOT était encore Président de la CAT et était opposé au projet, raison suffisante pour soutenir ADNOT ! François BAROIN a donc largement aidé le déclassement de la rue Perdue , n’hésitant pas, alors, à s’opposer à ses adjoints Dominique BOISSEAU et Marc SEBEYRAN, jouant de ses relations pour faire taire tous les opposants. Le dossier paraissait bouclé, « C’était plié » comme aime à le dire notre ministre...
C’est pourquoi la parution en janvier de l’avant-projet a été une divine surprise pour François. « On ne peut être vaincu que par ses propres fautes et on n’est jamais victorieux que par les fautes des ennemis » (Sun Zi, l’art de la guerre, article 4). Pour François BAROIN, cet avant-projet est certainement l’erreur de Philippe ADNOT. Il est conscient du caractère pour le moins surprenant du bâtiment et sait que cela va faire des vagues.
« Vous profiterez de la dissension qui surgit chez vos ennemis pour attirer les mécontents dans votre partie en ne ménageant ni les promesses, ni les dons, ni les récompenses » (Sun Zi, l’art de la guerre, article 1). Appliquant à la lettre ce principe, François BAROIN aurait fait savoir à l’Association de Sauvegarde et d’Avenir de Troyes qui n’avait pas vraiment bougée sur ce dossier et à sa présidente Elisabeth JONQUET avec qui il entretient les meilleurs rapports, qu’il ne verrait pas d’un mauvais ½il une réaction sur ce sujet. Cela tombait bien, Elisabeth JONQUET avait de plus en plus de mal à contenir les mécontentements dans son association (zizanies d’autant plus difficiles à gérer qu’un membre du bureau était largement impliqué dans le dossier ayant établi le « cahier des charges » qui a permis au cabinet d’architecture d’établir le projet). L’ASAT a commencé à demander des explications à Philippe ADNOT qui, au cours d’une réunion houleuse, promit des évolutions et une concertation. Prenant la précaution d’éviter l’élection du « hussard » Philippe BEURY dans son Conseil d’administration (on ne peut quand même pas donner une légitimité à celui qui est l’opposant le plus ancien et le plus virulent au projet), Elisabeth JONQUET pousse de plus en plus son association, fait des déclarations, monte au créneau pour finalement s’opposer avec force au projet et lancer une pétition pour recueillir les signatures des Troyens. Parallèlement, une autre association l’ARPEHD (Association pour la Redéfinition du Projet d’Extension de l’Hôtel du Département) naît. Elle regroupe certains membres de l’ASAT mais aussi d’autres aubois. Elle lance elle-aussi une pétition (voir son site http://arpehd.free.fr/ ).
Vendredi soir lors du Conseil municipal, François BAROIN a laissé Dominique BOISSEAU défendre seul le projet du département (ce qui est quand même surprenant car il n’est pas Conseiller général, contrairement à Sybille BERTAILLE ou à Elisabeth PHILIPPON par exemple qui, comme d’habitude, n’ont rien dit, alors que le bâtiment est situé sur leurs cantons...). Intelligemment, le Maire a même laissé son adjoint s’enferrer et déclarer que les « opposants au projet n’avait pas de culture architecturale » ce qui est quand-même étonnant ! Sa prise de distance a été remarquée par des journalistes un peu étonnés...
En fait, François attend de voir. Si la population s’agite, si les deux pétitions et l’action des associations sont largement soutenues, il se présentera en défenseur de sa ville en s’opposant au projet ; si ces actions n’ont pas de réel impact populaire, il attendra une autre occasion.
Le compte à rebours final
Au Conseil général les choses paraissent pourtant s’éclaircir. Les couloirs bruissent de rumeurs. De nombreux échos révèlent la nervosité de Philippe ADNOT et la lente évolution vers le Maire de Troyes de certains élus cantonaux...
Pour beaucoup le « combat des chefs » serait à nouveau à l’ordre du jour. Mais ce combat sera sanglant, Philippe ADNOT étant fermement décidé à se battre et à sauver son poste.
Quand ce combat commencera-t-il ? « Ceux qui possèdent les vrais principes de l’art militaire ne s’y prennent pas à deux fois. Dès la première campagne, tout est fini » (Sun Zi, l’art de la guerre, article 2).
François BAROIN aime la chasse ! L’½il sur la lunette, il a chargé MATHIS dans son fusil et, le doigt sur la gâchette, il attend une fenêtre de tir...
A moins qu’ADNOT obtempère et fasse acte de soumission ! A suivre !
Article : publié par Cassandre dans : RUMEUR
Date : Mardi 04 Octobre 2005 Titre : Projet ADNOT d’extension du conseil général...
Extension du Conseil général :
Comment on utilise la loi pour mépriser le citoyen !
Philippe ADNOT se plait à dire qu’il a toujours respecté scrupuleusement la loi dans la manière dont il a conduit le projet d’extension du Conseil général de l’Aube. C’est probablement vrai (le dossier qui est dans les mains de juristes semble difficilement attaquable sur le fond ; si vous avez des idées pour le faire vous pouvez cependant nous les envoyer sur l’adresse auboisementcorrect@free.fr ). La forme est respectée, pas le fond.
Dès le début de cette affaire on a tout fait pour réduire au minimum la consultation des citoyens tout en respectant la loi.
Pour expliquer cela il faut reprendre la chronologie des faits :
Depuis longtemps le Conseil général cherche à s’agrandir, les prérogatives de l’assemblée départementale étant chaque année plus importantes, cela paraît logique. Il fut, un temps, proposé d’utiliser l’Hôtel Dieu pour cela. Ce projet fut refusé car d’un coût excessif, alors qu’il coûtait trois fois moins cher que le projet actuel !
Le dossier évolua lentement. En 1999, le Conseil général demande le déclassement de la rue Perdue et une enquête d’utilité publique est réalisée du 18 octobre au 10 novembre de cette même année.
Le préambule de cette enquête est surréaliste. Il est dit « La prise de connaissance de la présente notice et des pièces qui l’accompagnent est de nature à susciter chez le lecteur un sentiment d’insatisfaction dans la mesure où ne peuvent être présentés des plans, vues et documents graphiques qui n’existent pas du projet d’extension des locaux de l’hôtel du département. En effet, la réglementation en vigueur pour une collectivité publique et pour une opération de cette importance impose le recours à la procédure du concours entre plusieurs architectes présélectionnés, qui ne pourront exprimer leur réaction qu’une fois arrêté le programme de l’opération dont une composante essentielle réside, précisément, dans la possibilité de suppression de la rue Perdue. » En fait le préambule de l’enquête avertissait le lecteur que cette enquête est insuffisante dans son information sur la nécessité de la suppression de la rue Perdue parce que cette suppression est nécessaire à la mise en évidence de sa nécessité ?!!!
En clair ,on demande leur avis aux Troyens pour la suppression de la rue perdue mais on ne peut pas leur dire pour quoi faire. Un investisseur privé aurait voulu faire une opération similaire, il est évident qu’on lui aurait demandé les plans de son bâtiment avant d’envisager de lui vendre la rue.
Est-ce vraiment respecter l’esprit de la loi quand celle-ci dit que l’enquête doit contenir une notice explicative indiquant « les caractéristiques les plus importantes de l’opération soumise à enquête. » Or, aucune des caractéristiques réelles du projet n’était à la disposition des citoyens. Pourquoi enquêter alors ? Uniquement pour paraître respecter la loi ?
On a préféré agir en catimini : faire une enquête avec la publicité minimale légale ; donner des plans tout à fait sibyllins qui ne montraient rien du projet ; faire déclasser la rue ; faire un concours d’architecte sans en informer véritablement le public ; enfin donner le projet en affirmant qu’on ne pouvait pas le faire évoluer...
C’est une méthode peut-être légale mais certainement antidémocratique qui méprise le citoyen et, au vu de leurs réactions actuelles, qui a oublié également l’information préalable de nombreux élus locaux !
N.B. : Pour réagir, pour être véritablement informé sur le projet, pour s’opposer : visiter le site de l’Association pour la Redéfinition du Projet d’Extension de l’Hôtel du Département http://arpehd.free.fr
Article : publié par Cassandre dans : auboisementcorrect
Date : Mercredi 05 Octobre 2005 Titre : Ville de Troyes : la CRC va rendre ses avis...
Coup de tonnerre dans un ciel serein...
Habituellement, la chambre régionale des comptes (CRC) vérifie les finances des collectivités territoriales tous les 5 ans. De nombreuses personnes s’étonnaient que la ville de Troyes ait échappé à ce contrôle budgétaire depuis maintenant dix ans. Passe droit, pressions venues d’en haut ou pur hasard ? Afin de ne pas devenir paranoïaque nous préférons la dernière solution surtout que cette CRC a prouvé son indépendance dans le passé.
De toutes façons, cette anomalie a pris fin. Dans les jours qui viennent les observations vont être rendues publiques. Et, d’après nos informations, les résultats ne sont pas tendres pour la ville de Troyes...
Décidément, il y a des années noires ! Il y a quelques mois le ciel était serein pour François BAROIN, aucune critique, des articles dithyrambiques, l’harmonie dans les collectivités territoriales et les opposants silencieux ou mis à l’index. Tout à coup tout va mal. Les journaux locaux deviennent de plus en plus incisifs dans leurs articles, les opposants se réveillent, auboisementcorrect sème le doute et maintenant la chambre régionale des comptes s’y met ! Horribilis annus comme disait Elisabeth II !
Nous reviendrons en détail sur le rapport de la CRC dès qu’il sera rendu publique...
Article : publié par Cassandre dans : auboisementcorrect
Date : Mercredi 05 Octobre 2005 Titre : GDV AUDIT CAT et gens du voyage !
La gestion particulière des "gens du voyage" à la CAT.
Le 25 juillet dernier nous consacrions un article à la mode de l’audit qui permet aux politiques de reporter la charge des décisions difficiles sur d’autres, sans réel apport mais avec un coût certain (voir http://www.auboisementcorrect.com/a... ).
La CAT nous a refait le coût de l’audit, cette fois à propos des gens du voyage.
Sans vouloir remuer de vieilles querelles, il faut savoir que ce dossier remonte aux années 1995-2000. Le président de la CAT d’alors avait créé 5 camps pour les gens du voyage à Sainte-Savine, La Chapelle-Saint-Luc, Saint-Julien-Les-Villas, Pont-Sainte-Marie et Saint-André-Les-Vergers. Un système d’autosurveillance avait été institué responsabilisant les nomades et voulant limiter les capacités de nuire d’une petite minorité qui desservait tout le monde. Un gardien pour les camps avait également été nommé.
Il restait un seul problème à régler, celui du camp semi sauvage qui se fixait sur le boulevard Pompidou à proximité du stade de l’Aube.
Pascal LANDREAT a été débarqué du dossier il y a quelques temps au profit de Yves REHN, Maire de la Chapelle-Saint-Luc. Depuis, d’autres priorités ont occupé nos élus. On a laissé lentement les camps se délabrer. La situation est devenue tout à fait catastrophique.
Yves REHN et François BAROIN décidèrent donc pour faire régler le problème de demander... un audit ! Celui-ci fut réalisé par GDV (comme Gens du Voyage) une société spécialisée qui prend des sous aux municipalités pour leur proposer des solutions préfabriquées. Pour un coût « confortable » GDV a établi un cahier des charges pour les nouveaux camps : sanitaire, eau courante, point d’électricité, limitations peintes des zones de campement, zone centrale conviviale, gardiens, etc. etc. En fait, l’audit a décrit scrupuleusement les parcs qui avaient été créés il y a 10 ans. Mais cela a coûté cher. Moins cher cependant que la rénovation des sites devant accueillir ces gens du voyage qui va coûter 2,4 millions d’euros dont 1 millions à la charge de la CAT ! Une somme, non ?
Cerise sur le gâteau, les camps de six sont passés à trois (à Sainte-Savine, Bréviandes et Troyes) et cela pour approximativement la même somme qu’il y a dix ans... On fait donc moitié moins avec autant d’argent !
Deuxième cerise, monsieur REHN s’est débarrassé de son camp (17000 habitants à la Chapelle). Pas très correct de reporter le problème sur ses collègues quand on est chargé d’un dossier mais efficace électoralement... Sympa quand même, Yves a également choisi de ne pas mettre de camp à Saint-André (11500 habitants) dont le Maire appartient à la même confrérie que BAROIN ! En gros, les deux plus grosses communes de la CAT (après Troyes) n’ont pas de campement de gens du voyage mais on a préféré en mettre un à Bréviandes (3500 habitants) qui a probablement la possibilité d’absorber le problème...
GDV, l’entreprise qui a réalisé l’audit doit maintenant gérer les terrains. Espérons qu’elle le fera efficacement et qu’un nouvel audit ne sera pas nécessaire dans 10 ans !
Il n’est pas question ici de reprocher à la CAT de prendre en charge le problème des nomades. Je veux simplement faire remarquer qu’encore une fois on a jeté l’argent par les fenêtres en demandant un audit aux réponses évidentes et en laissant lentement pourrir une situation. Entretenir ce qui a été fait il y a quelques années, continuer la responsabilisation des « gens du voyage » eut été plus efficace et moins coûteux. Décidément on gère l’argent des contribuables d’une façon particulière à Troyes et dans son agglomération.
Article : publié par Cassandre dans : auboisementcorrect
Date : Lundi 10 Octobre 2005 Titre : Projet ADNOT d’extension du conseil général : on nous prend pour des nains
Trafic d’images, Copier-coller pour rendre le projet acceptable !
La communication sur l’extension de l’hôtel du département de monsieur ADNOT évolue avec le temps.
Comparez les deux photos ci-dessous.
^ Projet ancien v Projet actuel
Celle du haut représente le projet tel qu’il était publié sur le site du Conseil général de l’Aube jusqu’à la fin septembre, impossible de la retrouver maintenant ! Celle du bas est la nouvelle version... Non, ADNOT n’est pas décidé à écouter les voix raisonnables de la ville, il a fait jouer l’ordinateur pour nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Le projet est le même, aussi laid, aussi mastoc, aussi coûteux... mais la communication a évolué, on ne voit plus les arcs, on ne voit plus les masses écrasantes ; enfin, on ne les voit plus sur la simulation informatique !
L’immense majorité des Aubois ne veut pas de ce projet. Au lieu de jouer à l’ordinateur le président du Conseil général ferait mieux d’écouter les électeurs...
Pour plus d’information sur le sujet, voir le site http://arpehd.free.fr/
Article : publié par Cassandre dans : auboisementcorrect
Date : Lundi 10 Octobre 2005 Titre : François BAROIN : le début du déclin ?
Un flou de moins en moins artistique qui trouble l’image de François pour les Troyens...
« Le Parisien en France » publie un sondage terrible sur les hommes politiques. 76% des Français portent un jugement négatif sur leurs hommes politiques. 71 % pensent qu’ils sont plus préoccupés à gérer leur plan de carrière plutôt qu’à réaliser ce pourquoi ils ont été élus !
François BAROIN n’échappe pas à ce jugement.
Si certains s’ébaudissent d’avoir un « ministre-maire », la plupart des Troyens se demandent ce que leur maire est allé faire en Outre Mer et lui reprochent de n’avoir pas tenu ses engagements.
N’y avait-il pas d’autres urgences et d’autres préoccupations plus impérieuses pour le maire de Troyes que d’aller s’occuper des territoires d’outre mer et de prodiguer son temps et son attention aux îles lointaines ? La liste du problème, des dossiers en souffrance, des attentes de nos concitoyens et de leur déception de ne rien voir venir, grossit de jour en jour !
Non seulement F. BAROIN a abandonné les Troyens, en privilégiant sa carrière, non seulement il ne répond à l’attente de ce pour quoi il a été élu, mais en prenant position sur le droit du sang et le droit du sol, cédant à la facilité et à la démagogie flatteuse des électeurs d’extrême droite, il a dégradé son image lisse en revêtant les couleurs du populistes le plus primaire. Les « Guignols de l’info » n’y si sont pas trompés en le qualifiant de NUL !
Contrairement à ce que lui rapportent sa garde rapprochée et toute sa petite cours du conseil municipal, vautrées dans le petit nuage acquis avec la réhabilitation de la rue Emile Zola, François ferait bien d’ouvrir les yeux et surtout d’écouter ce qui se dit dans les dîners en ville où son image continue de s’effriter et les critiques d’enfler. L’élite troyenne ne se prive pas de critiquer le maire et de prendre ses distances avec lui. Certains Président de chambre consulaire ne sont pas tendres en privé contre le Maire-Ministre. D’autres, pourtant jadis proches, comme le Maire de la Chapelle-Saint-Luc et la quasi-totalité de son Conseil municipal sont remontés comme des Coucous contre Baroin et disent pis que pendre sur le maire de TROYES...
Que François BAROIN se méfie. La réhabilitation de la rue Emile Zola c’est déjà du passé. Qui plus est certains avancent que c’est d’abord le projet de ses prédécesseurs ! Cette réalisation qui a d’ailleurs a fait des mécontents et laissé de nombreuses séquelles, n’est pas une fin en soit. Et puis c’est une réalisation qui va vieillir... Ca ne fait pas un bilan de mandat ! Ce que veulent les Troyens, ce sont des activités économiques nouvelles et des créations d’emplois pour répondre à l’effondrement de la bonneterie...
Les langues se délient à Troyes. Il y a quelques mois encore, François BAROIN profitait d’un état de grâce qui paraissait ne jamais vouloir finir. Mais, à force de tirer sur la corde, il a fini par fatiguer même ses plus fermes soutiens.
A trop vouloir le ministre-maire risque de tout perdre !
Article : publié par Cassandre dans : Chronique de Jean sans Terre
Date : Mardi 11 Octobre 2005 Titre : Finances de la CAT : l’argent manque !
Les finances de la CAT prennent l’eau de toute part...
Les caisses de la CAT sont vides ! La situation financière devient impossible et préoccupe plus d’un élu.
A force de distribuer sans compter, d’arroser les maires pour acheter leur silence, d’accepter des transferts qui n’ont rien à voir avec l’intérêt communautaire, d’embaucher d’anciens employés de la ville de Troyes, de payer à la place de Troyes... le budget 2006 s’avère difficile à boucler.
C’est ce que laisse entendre ceux en charge de l’élaborer qui n’ont toujours pas trouvé la solution sauf à augmenter les impôts ou pratiquer des coupes drastiques.
Article : publié par Cassandre dans : auboisementcorrect
Date : Mardi 11 Octobre 2005 Titre : Chaire Innovation and Entrepreneurial Management !
Bravo !
Nous saluons une excellente initiative avec la signature le 29 septembre dernier de la « chaire Innovation and entrepreneurial Management » entre le groupe ESC Troyes et la Technopôle de l’Aube.
Habituellement, la solution privilégiée par les régions pour le redéploiement économique ne consiste qu’à développer des facteurs tangibles : législation, systèmes financiers, infrastructures d’accueil. C’est bien mais ce n’est pas suffisant. Le dossier de présentation de cette chaire l’explique ainsi : « Si seuls sont fournis des capitaux, ils s’acheminent le plus souvent directement vers des projets de faible qualité. Pour que les capitaux et d’autres facteurs tangibles débouchent sur une dynamique sensible, ils doivent être accompagnés de nouvelles idées provenant de personnes créatives et capables de sortir des sentiers battus. Celles-ci sont généralement localisées dans les grands lieux de savoir, véritables incubateurs d’idées nouvelles, que sont les universités, grandes écoles et laboratoires de recherches. La création d’une telle culture est un travail de longue haleine qui nécessite la collaboration, entre autres, des entreprises, des universités et grandes écoles, des incubateurs et autres institutions publiques. C’est pourquoi ces deux institutions déjà habituées à travailler ensemble ont décidé la création de la Chaire Innovation and Entrepreneurial Management »
Ce partenariat développera trois axes distincts :
Axe d’enseignement :
Formations pour les étudiants et managers de PME à la création, la reprise la croissance ou la transmission d’entreprises.
Développements pédagogiques à l’usage des PME
Axe Service à la communauté :
Mise en place et accompagnement d’actions visant à promouvoir l’esprit d’entreprendre.
Axe Recherche :
Il vise à ériger la chaire en pôle d’excellence reconnu à l’échelle nationale, au travers de recherches appliquées dans les divers domaines de l’entreprenariat.
Un plan de développement détaillé a été mis en place jusqu’en 2009. Il propose une multitude d’actions dont en particulier de réveiller entre 2006 et 2007 deux « sleeping projects aubois » (nous aurions dit des idées en sommeil), mais aussi de nombreuses idées novatrices (à lire en détail dans de dossier de présentation).
Voila une initiative excellente basée sur les ressources locales sans aller chercher la lune ailleurs, qui nous l’espérons va se développer et certainement notre meilleure chance de voir un jour l’état développer un « pôle d’excellence » à Troyes. Dans notre article sur les voies de communication, nous déplorions le manque d’idées et de recherches de nouveaux développements sortant des idées classiques. Voila qui dans un autre domaine va exactement dans le sens que nous proposions
On nous accuse de toujours critiquer... Eh ! Bien, la preuve que non. Chapeau l’ESC et la Technopôle et bon vent à la « chaire Innovation and Entrepreneurial Management »
Pour tout renseignement
Frédéric Nlemvo
Responsable Département Innovation et Entreprenariat.
ESC Troyes 03 25 71 22 45
fnlemvo@esc-troyes.fr
Article : publié par Cassandre dans : Les enquêtes de Léo
Date : Jeudi 13 Octobre 2005 Titre : PARIS-BALE : un peu tard pour réagir, non ?
Electrification de la ligne Paris Bâle
Le jouet des élus ?
Un peu tard pour réagir, non ?
Il semble que nos élus régionaux s’inquiètent de voir s’éloigner encore un peu plus la date de commencement des travaux pour l’électrification de la ligne Paris Bâle (2010-2012). On peut se demander quelle mouche a piqué Marc Sebeyran (UDF) et Pierre Mathieu (PCF), de s’en émouvoir récemment dans la presse locale ?
Le premier reproche à la région de délaisser le projet et le second fort courroucé (il est temps) va contacter ses collègues de la région Ile de France.
Voilà qui, c’est certain, va faire avancer le projet puisque la région a d’ores et déjà engagé l’achat de cinq nouvelles motrices à bi propulsion électricité (jusqu’à Gretz) puis gas-oil (ensuite). Cela va du coup répondre aux réclamations de élus verts de Paris concernant les nuisances pour les riverains de la gare de l’est et va c’est certain re- mobiliser à fond la région Ile de France... Monsieur MATHIEU votre démarche nous rassure merci.
Quand à la région Monsieur SEBEYRAN, c’est lors des négociations pour le TGV EST qu’il fallait exiger de véritables contre parties, à présent il est bien tard.
On peut surtout se demander si le combat mené n’est pas un peu d’arrière garde et s’il ne faudrait pas se tourner rapidement vers d’autres solutions. Lors de son élection le président socialiste de notre région s’étonnait d’un manque de relations ferroviaires entre Reims et Troyes et disait qu’il y travaillerait. Paroles bien vites oubliées. Des solutions existent pourtant.
Dans notre article sur les voies de communications http://www.auboisementcorrect.com/a... nous donnions un certain nombre d’axes de réflexion concernant le développement ferroviaire. Nos élus feraient bien de s’en inspirer.
Léo
Article : publié par Cassandre dans : Les enquêtes de Léo
Date : Vendredi 14 Octobre 2005 Titre : BAROIN TROYES BONNETERIE URGENCE
Et si BAROIN se décidait à s’occuper de sa ville ?
La lecture de « Libération-Champagne » d’aujourd’hui nous apprend dans un article de Jorge d’Hulst qu’au niveau textile « les Vosges (sont) mieux considérées que l’Aube ».
Maurad Rabih, leader national de la CGT Textile, s’étonnait que « le gouvernement refuse, pour le moment, un plan textile pour l’Aube » soulignant que la situation de notre département est au moins aussi inquiétante que celle des Vosges et que les licenciements chez Jacquemard et maintenant scandale rendent la situation départementale particulièrement grave.
Pourtant il n’y a pas de plan d’urgence textile sur notre département. Le leader cégétiste demande à François BAROIN de l’accompagner au ministère de l’emploi pour sensibiliser son collègue ministre à la situation auboise.
Maurad Rabih voudrait que les élus aubois « mouillent leur chemise », il serait temps en effet que François s’active. Il ne peut rester insensible à la détresse des ouvriers bonnetiers lui qui, dans un article d’il y a quelques temps, se souvenait des foules d’ouvriers sortant à bicyclette dans Troyes. (Remarquez, ça c’est fort, je dirai même plus c’est, comme disait ma grand-mère, « fort de café » car vu son age et le peu de temps qu’il a passé à Troyes dans son enfance je ne vois pas bien comment il pourrait se rappeler telles choses ! Enfin, la communication a des règles que la logique ignore... )
Un de nos fidèles lecteurs, dans un commentaire récent nous demandait : « Pouvez vous citer les contres performances de François BAROIN, ces derniers temps... Ca m’intéresse... ».
Et bien, en voilà une nouvelle. Après le pôle de compétence qui s’est envolé au Nord, la ligne Paris-Bâle qui va bientôt revenir à la propulsion houillère, l’emploi qui stagne, le président du Conseil général pris d’une frénésie moderniste, etc. voilà la non prise en considération des difficultés de la bonneterie auboise... Ca commence à faire beaucoup. Les Troyens aimeraient que, plutôt que d’envoyer l’irremplaçable MANDELLI de réunion de quartier en réunion de concertation (au fait, où en sommes-nous pour les rats ???), d’essaimer des pervenches en espérant que cela lui rapportera une quatrième fleur pour les villes fleuries ou de faire de grandes déclarations remettant en question les fondements de la citoyenneté républicaine, François se bouge un peu les fesses, se ballade un peu à Troyes, retrouve le « sol » troyen pour prendre conscience des problèmes et s’occupe un peu de sa cité...
Cette inaction nuit de plus en plus à notre ville.
Article : publié par Cassandre dans : auboisementcorrect
Date : Vendredi 14 Octobre 2005 Titre : TROYES Requalification Etrochey
Le "casse-gueule" d’Etrochey !
Décidément, la lecture de Libération-Champagne d’aujourd’hui est pleine d’enseignements. Un article de Jean-Claude Geoffroy nous apprend que le quartier Clemenceau (sans é accent aigu, le vieil homme y était très attaché) va subir des travaux d’entretien. Rien de plus normal « requalifié en 1999, le périmètre formé par les rues Georges Clemenceau, Urbain IV et la place Vernier, a souffert naturellement des outrages du temps. »
Naturellement ? Les outrages du temps ? En 6 ans ??? Vous ne nous empêcherez pas de penser, mais c’est vrai que nous avons mauvais esprit, que 6 ans c’est peu pour un aménagement urbain et qu’il est curieux d’avoir à reprendre les travaux de la place Vernier.
En lisant l’article on s’aperçoit d’ailleurs qu’il y a beaucoup de choses à faire mais que c’est surtout la pierre d’Etrochey qui pose problème. Vous vous rappelez sans doute que nous avions plusieurs fois évoqué cette pierre, omniprésente à Troyes on ne sait pourquoi (les plus folles rumeurs courent sur les raisons de ce choix) et qui présente beaucoup d’inconvénients (lire http://www.auboisementcorrect.com/a... ).
Les communicateurs municipaux sont quand même de joyeux drilles... Ecoutez plutôt « il s’agit essentiellement de travaux de confort qui consistent notamment à retirer l’état glissant de la pierre d’Etrochey » (NDLR : en gros cette fameuse et coûteuse pierre non seulement noircit à l’humidité mais en plus se transforme en patinoire dès qu’il pleut, ce qui, il faut l’avouer, est extrêmement rare à Troyes) (NDLR 2 : j’avoue que j’adore l’expression "l’état glissant" moi je dis "casse-gueule" mais ma culture n’est pas, tout le monde le sait, celle de monsieur BOISSEAU) il faut donc réaliser un « grenaillage sur l’ensemble du quartier » (je traduis, on transforme les dalles lisses en dalles avec de léger relief) mais, par prudence « dès le mercredi 19 octobre des essais seront effectués sur les trottoirs » et « si l’essai est concluante le grenaillage de l’ensemble des 3500 m² de pierre d’Etrochey pourra commencer... » Alors là, moi je vous dis qu’on se moque royalement de nous. Ne croyez-vous pas qu’à Etrochey il n’aurait pas été possible de trouver 1 ou 2 m² de pierre pour faire les essais sans embêter les Troyens ?
Allez donc lire l’article de JC Geoffroy, c’est du plus haut comique (c’est pas de la faute du journaliste, il ne fait que relater une communication municipale extraordinairement humoristique, sans doute pour nous faire oublier Jacquemard, scandale, etc.). Les communicateurs municipaux s’en sont donné à c½ur joie, c’est digne d’un sketch de Coluche. Vous apprendrez ainsi qu’il faut remplacer toute la dalle en granit de la place Vernier. Ah oui ! Et pourquoi donc ? Au bout de 6 ans le granit est usé ? Entre la pierre qui glisse, le granit qu’il faut remplacer, les bordures à supprimer et les potelets à remplacer, je vous dis moi qu’il y a malfaçon. La place Vernier c’est là qu’il faut se placer pour envoyer des cassettes à vidéogag...
Je ne saurais trop conseiller aux propriétaires de la carrière d’Etrochey, quand ils utilisent des photos de la place Vernier pour leur pub sur leur site (voir ci-dessus et sur http://www.carrieres-etrochey.com/p... ) dans des pages humoristiquement appelées "notre savoir-faire", de préciser que l’aménagement en question dure 6 ans... Ce serait une précision utile !
Quand je demande à un artisan de refaire ma cour, si tout est à refaire au bout de 6 ans je proteste. Non ? Cette réhabilitation urbaine dont on nous rebat les oreilles depuis quelques années serait-elle bâclé ou mal conçu.
Un seul détail, quand un aménageur urbain oublie qu’il pleut à Troyes, moi, avec ma faible culture, je dit que c’est au minimum un ignare au maximum un escroc...
Article : publié par Cassandre dans : auboisementcorrect
Date : Vendredi 14 Octobre 2005 Titre : BAROIN et les retards des projets aubois...
On est en retard sur tous les projets aubois.
De qui est-ce la faute ?
La lecture des journaux locaux de ce matin est décidément heuristique, on y fait beaucoup de découvertes... Dans l’Est-Eclair, Jean-François LAVILLE interroge le préfet de l’Aube Philippe REY. Précipitez-vous là encore sur le journal car l’article est plein d’intérêt. On s’aperçoit que la quasi-totalité des projets aubois ne sont pas bloqué (Ouf de soulagement !) mais retardés (relèvement de sourcil interrogatoire ?). 1. - Le financement de Paris-Bâle : « personne ne peut s’engager sur un calendrier », pas rassurant. 2. - Le nouvel hôtel de Police : environ un an de retard... 3. - Le projet Secoïa de destruction des obus de la Première guerre mondiale : il y a un problème entre Thalès et la DGA. 4. - Le financement liés aux fonds de restructuration des équipements de défense qui devait être distribué en 2005 : il n’y a pas de raison que les fonds ne soient pas débloqué en 2006 !!! 5. - Les éoliennes bloquées : que non ! 6. - Le contrat de site : rien n’est en panne mais les opérations « prennent du temps ».
Moi je vous le dit, je retire tout ce que j’ai dit sur BAROIN depuis six mois, quand on sait qu’avec son carnet d’adresse il fait avancer plus vite les dossiers, imaginez-vous le chantier s’il n’était pas là...
A moins qu’il ne s’en occupe pas ???!!!
Article : publié par Cassandre dans : auboisementcorrect
Date : Vendredi 14 Octobre 2005 Titre : Jacques Palencher est mort...
Celui là avait une personnalité !
PALENCHER ne rime pas avec panégyrique. Son tempérament ne se marie pas avec les dithyrambes ou les éloges sucrées qu’on distille après les décès. L’homme qui est mort jeudi fut certainement souvent détesté à Troyes, il sera également l’un des plus regretté. Sa mort ne change pas la réalité de sa vie, il fut parfois glacial, difficile à convaincre, autoritaire, puissant ; mais surtout compétent, efficace, organisateur. Quel bilan !
Sa forte personnalité est inoubliable pour ceux qui l’ont connu, incompréhensible comparé à la mièvrerie et à l’absence de caractère d’une grande partie des hommes politiques actuels. Jacques PALENCHER n’aimait pas la médiocrité et ce n’est pas respecter son ½uvre de l’inonder de louanges suaves...
Elu sur la liste de Robert GALLEY de 1971 à 1995, Jacques PALENCHER fut, pendant de nombreuses années, le bras droit du Maire de Troyes qui lui avait effectivement délégué un grand nombre de pouvoirs jusqu’en 1981. Il a, en particulier, fortement marqué la ville en matière d’urbanisme où il s’est investi prioritairement. Ses compétences lui permirent de faire aboutir des opérations fondatrices dans la protection et la promotion du patrimoine troyen : ainsi le Mortier d’Or, le Marché Central, Saint-Martin-Es-Aire, l’université à l’Hôtel-Dieu et le Musée d’art moderne. Cette action de protection du patrimoine s’est accompagnée de destructions irremplaçables que certains ne lui ont jamais pardonné comme l’îlot du Gros-Raisin ou les anciens abattoirs. On se souvient de scènes homériques où madame RAGUENEAU, ancienne présidente de l’ASAT (au temps où l’ASAT n’hésitait pas sur les moyens pour s’opposer à ce qu’elle considérait comme inacceptable) essaya d’empêcher les bulldozers de passer... Certes il ne faut pas nier que certaines destructions furent excessives et parfois irrécupérables ; cependant l’action de l’ancien 1^er adjoint de Troyes et président du SIVOMAT fut globalement positive et est, véritablement, à l’origine de la réhabilitation de la ville dont certains s’attribuent la gloire aujourd’hui. A la SEDA il participa au mouvement qui permit de repeupler la ville de Troyes qui lentement se désertifiait alors. Avec ses amis, au temps où certains redoutaient la « sivomatisation » du Conseil général (qu’on en est loin aujourd’hui...) il fut à l’origine d’un plan de développement économique dont nous profitons encore maintenant.
Homme difficile, il avait une autorité naturelle qui lui permettait de résoudre les problèmes. Démocrate Chrétien, homme de foi, il fut un chef d’équipe capable de coordonner une municipalité "ingouvernable" où se côtoyait de fortes personnalités (Delhalle, Beury, Labbé...).
Cet homme savait s’entourer de jeunes à qui il a fait découvrir la politique comme un pragmatique et un homme d’action. Il aimait en particulier aider les novices dans leur formation et dans leur progression. Les jeunes démocrates sociaux qu’il « cornaquait » furent, un temps, une pépinière de talents et d’actions. Je m’en souviens puisque nous n’étions pas d’accord, que les joutes politiques furent parfois ardues mais toujours empreintes de respect pour les hommes et de considération pour les idées.
Je voudrais dire à ses enfants et à son épouse que Jacques PALENCHER a parfois inspiré la colère mais que nous avons admiré son intelligence et son sens du concret, jalousé son efficacité et toujours respecté l’homme. Les hommages officiels ne seront jamais à la hauteur de ce qu’il a apporté à la ville.
Merci donc à Jacques PALENCHER pour ce qu’il a fait pour TROYES donc pour nous.
Article : publié par P B dans : auboisementcorrect
Date : Mardi 18 Octobre 2005 Titre : Pôle de compétitivité de l’Aube : nouvel échec.
ADNOT : « C’est pas moi, c’est l’autre ! »
Malheureusement nous avions encore raison !
Après nos deux articles soulignant la défaite de l’Aube dans la course aux pôles de compétitivités (voir http://www.auboisementcorrect.com/a... et http://www.auboisementcorrect.com/a... ) il se disait en ville que « comme d’habitude » nous exagérions ; que tout cela était une histoire de planning ; que l’Aube serait repêchée au CIADT d’octobre ; etc. etc.
Tout cela pour expliquer que nous n’étions que "Cassandre", "négatifs pour le département", "porteurs de mauvaises nouvelles", un point c’est tout. Et bien, malheureusement, nous avions encore raison. Le comité interministériel de vendredi dernier a encore été un échec, à tel point que le Conseiller général de Bouilly Daniel LEBEAU s’est permis, hier, « crime lèse-majesté » d’interroger publiquement Philippe ADNOT sur cette catastrophe où le département avait été « Fanny » (voir l’article de Jorge d’HULST dans « Libération-Champange du mardi 18 octobre 2005), relevant la différence entre l’aura médiatique importante du Maire de Troyes « qu’on voit en compagnie du président de la République, du Premier ministre » et son inefficacité quand il s’agit de défendre son département.
Philippe ADNOT qui veut calmer les esprits et surtout ne pas offrir à BAROIN une occasion de « déclarer la guerre » (voir notre article http://www.auboisementcorrect.com/a... ) a botté en touche et rejeté la responsabilité de l’échec sur le Conseil régional.
Nous avions déjà souligné le caractère enfantin de Philippe ADNOT dans un article consacré à la construction du nouveau siège du Conseil général (voir « Le syndrome du mâle dominant » http://www.auboisementcorrect.com/a... ). Et bien, après avoir été celui qui essaie de « pisser le plus loin » dans la cour de l’école, le président du Conseil général a recours au « c’est pas moi, c’est l’autre », procédé lui-aussi extrêmement utile en cour de récréation !... C’est pas de sa faute si son projet porteur a été refusé (contrairement à ce que reconnaissait Christian LEMINIAUX dans « Libération-Champagne » du 30 août dernier) mais c’est de la faute à la région. Oubliées les réticences du président du Conseil général de l’Aube envers le pôle agro-ressource, oubliées les critiques du ci-devant Maire de Troyes envers ce même pôle, tout est de la faute à la région...
C’est quand même peu crédible comme argumentation ! Deux fois retoqué par les ministres (dont BAROIN) l’Aube se défend en regrettant l’efficacité de la région !
Mais ce n’est pas grave, Philippe ADNOT voyage dans les pays « particulièrement innovateurs », en Israël, en Finlande. Là-bas il va vérifier la pertinence du dossier Aubois. « Je pense que nous sommes dans le vrai. » Dommage que le CIADT n’ait pas eu lieu à Tel-Aviv et qu’on n’ait pas demandé à monsieur Juhan Parts (chef du gouvernement finlandais) son avis en la matière. Moi je vous le dis, à force d’avoir raison avant tout le monde, l’Aube va prendre un sacré retard (au fait, pendant son voyage, j’espère que monsieur ADNOT a touché un mot à Sharon du Paris-Bale, des fois que le Premier ministre israélien ait des idées sur le sujet...)
Après nous avoir fait le coup du « nous sommes bien introduit au niveau gouvernemental », les édiles départementaux nous disent « nous sommes dans le vent international », craignions que ce vent se transforme en cyclone dévastateur pour le département...
Article : publié par Cassandre dans : auboisementcorrect
Date : Mardi 18 Octobre 2005 Titre : CAT : l’effet de serre, on s’en moque...
Décidément la CAT manque de réactivité à tout niveau. L’environnement est pourtant bien de sa compétence. Pourtant il y a quelques mois un transporteur influent du sud de Troyes informait celle-ci de son intention de renouveler sa flotte de petits et moyens porteurs pour les livraisons sur l’agglomération. Sa volonté, s’équiper de véhicules électriques ou bi carburation. Il s’adressa donc tout naturellement à la CAT pour s’informer des intentions de la collectivité pour l’équipement de l’agglo en bornes de rechargement. Moment de flottement au sein de notre administration inter communale. On demanda un petit temps de réflexion. Mais c’était sûr et certain, on devait le recontacter bientôt ! Promis-juré, on allait lui donner une réponse adaptée.
Ont-ils encore lancé un audit, Cassandre ? En tout cas mon entrepreneur local en est pour ses frais. Ce matin il déplorait publiquement, près de neuf mois plus tard, de ne toujours pas avoir obtenu la moindre réponse. Les pneumologues troyens auront encore du travail et l’effet de serre a de beaux jours devant lui... Le prochain porteur prévu pour livrer quotidiennement le centre ville roulera donc au bon vieux Gas-Oil.
Article : publié par Léo dans : Les enquêtes de Léo
Date : Mardi 18 Octobre 2005 Titre : ADNOT au secours de la musique actuelle ?
Musiques actuelles cherchent salle...
Pourquoi pas l’auditorium d’ADNOT ?
Dans un article de Libération-Champagne du 18 octobre Jean-Claude Geoffroy rouvre le dossier de la salle dédiée aux musiques actuelles. On le sait, des expressions musicales aussi diverses que le Jazz, le reggae, le rap, le ragga, etc. n’ont pas de salle à leur disposition pour travailler et surtout pour s’exprimer. Les salles disponibles sur Troyes ne conviennent pas.
IL faut :
* Une salle pouvant accueillir 500 personnes.
* Dans un lieu isolé pour éviter les « nuisances sonores ».
* Dans un bâtiment adapté
* Avec des solutions de stationnement proche
Ne cherchez plus, nous avons trouvé.
Dans l’affreux bâtiment qu’il veut construire comme extension du Conseil général, Philippe ADNOT a choisi de placer un auditorium dont tout le monde se demande à quoi il pourrait bien servir. D’ailleurs, dans le projet initial (pour l’enquête publique pour le déclassement de la rue Perdue) cet auditorium n’existait pas puisqu’on parlait uniquement d’une possibilité d’utiliser la salle de réunion du Conseil général pour faire d’autres activités. Cela a été oublié. C’est une structure vaste et indépendante qui sera construite (si les élus n’ont pas la sagesse de renoncer à leur projet).
Cette salle me paraît tout à fait adaptée aux musiques actuelles ce qui permettrait de mettre en harmonie la structure et la fonction comme le demandent toutes les personnes compétentes consultées sur ce dossier. Enfin, comme ce bâtiment est éloigné des habitations, insonorisé, souvent désert en dehors des cessions du Conseil général, avec le coûteux parc Libération à ses côtés, il constitue le lieu idoine pour ces manifestations. Pas besoin donc d’attendre la fin du mandat actuel des élus municipaux, il suffit que Philippe ADNOT mette sa salle à la disposition de la musique actuelle pour que le problème soit réglé.
Et comme on nous accuse de ne rien comprendre à la « modernité », ce sera l’occasion pour le président du Conseil général de montrer que lui n’est pas un « ancien ».
Je dois dire que l’idée me plait. J’irai probablement au premier spectacle de Zoulou dance ou de Rap dans l’auditorium d’ADNOT...
Article : publié par Cassandre dans : Humeur
Date : Mercredi 19 Octobre 2005 Titre : Baroin, Bernadette, Troyes.
BAROIN ferait bien d’imiter Bernadette...
Monsieur Baroin qui est aussi bien avec la famille CHIRAC et qui se targue d’avoir un fameux carnet d’adresses, ferait bien de demander à Madame Chirac comment on s’y prend pour faire tomber les mannes providentielles sur son département. Lui, qui jusqu’alors depuis 10 ans, n’a rien apporté à Troyes, sauf une école d’architectes que lui avait accordée un CIAT, mais qui ne fut jamais réalisée, ferait bien de prendre de la graine. Le Canard Enchaîné de cette semaine sous le titre « St Bernadette des transports », relate comment la conseillère de Corrèze a su faire bénéficier son département des miracles de ses interventions : « Grâce à Bernadette Chirac, la Corrèze va bientôt voir surgir de terre un aéroport à Brives en 2007, et une ligne TGV reliant Poitiers à Limoges en 2015. Pour lancer les deux chantiers, elle avait traîné sur place le 15 octobre, Dominique PERBEN, Ministre des transports, et Jacques BARROT, Commissaire européen aux transports. Et là, il s’est produit une sorte de petit miracle. Ou plutôt deux miracles. BARROT a évoqué l’hypothèse de fonds européens pour la ligne TGV, pourtant non prioritaire. Et PERBEN a renchéri avec un éventuel partenariat public-privé pour le même TGV qui coûtera 1.3 milliards d’euros... » Un TGV en Corrèze et un aéroport à Brives, on croit rêver, et pourtant ! On ne peut pas reprocher à Baroin de ne pas nous avoir amené des Ministres, il le fait à une cadence régulière de trois par an. Mais ils sont toujours venus les mains vides ou pour nous dire ce qu’il avait fait ailleurs ou qu’ils feront pour l’Aube comme ils l’ont fait ailleurs, du genre plan de site pour le bassin de Romilly... Déplacer des Ministres c’est bien, faire profiter le département de leur déplacement c’est mieux ! Au lieu de s’occuper des territoires d’Outre-mer, François Baroin ferait mieux de profiter des deux années qui lui restent devant lui, avant de perdre son protecteur Chirac, pour faire bénéficier l’Aube de ses relations. Les miracles, comme sait les faire Madame Chirac, où les retombées que sait obtenir un Gilles De Robien pour Amiens et la Somme, seraient bien utiles pour notre département et notre ville, en train de s’enfoncer à nouveau économiquement. Le Paris Bâle, les pôles de compétence, le canal à 3000 tonnes..., des implantations économiques nouvelles, des créations d’emplois... voilà des sujets qui devraient passionner son carnet d’adresses si peu sollicité pour l’instant, avant qu’il ne lui en soit fait reproche et qui fera de toutes façons tâche quand il lui faudra aligner un maigre bilan lors des prochaines échéances... malola
Article : publié par Malona dans : Nos lecteurs nous informent
Date : Jeudi 20 Octobre 2005 Titre : ADNOT : le manichéisme réalisateur
Extension du Conseil général : faut-il encore croire au débat ?
La lecture des journaux locaux nous apprend que Philippe ADNOT maintient son projet d’extension de l’hôtel du département. La volonté des élus du Conseil général ne fait aucun doute puisque c’est à l’unanimité moins deux abstentions et un absent au vote (Marc BRET retenu en dehors du département) que la chose a été acquise. Les indiscrétions révèlent que la séance privée fut beaucoup moins « cool » que prévue et que notre président était remonté comme un coucou, reprochant à certains élus leurs oreilles attentives aux remarques des opposants au projet.
Mais ils ont voté le projet, Philippe ADNOT affirmant d’ailleurs que cela serait très beau et que les opposants actuels le remercieraient dans quelques années... On peut toujours rêver !
La conférence de presse est intéressante. Philippe ADNOT révèle qu’il y a deux types d’opposants. Ceux qui savent, les raisonnables, les « cultivés », ceux qu’il considère et les autres... Les autres sont des victimes ignorantes et stupides, des manipulés avec « ce désir de détruire, c’est dans leur nature, avec une campagne organisée par Philippe BEURY qui a déjà crié au scandale contre le projet d’Université de Technologie^1. Ces gens là trompent les gens. Leur pétition n’a donc aucune valeur car elle est basée sur le mensonge... » (Article de Jean-François LAVILLE dans l’Est-Eclair du 19 octobre) On est fixé ! Quelque soit le nombre d’opposants, cela n’a aucune valeur.
Cette méthode manichéenne qui permet à notre président de choisir ses opposants ressemble quand même aux procédés des républiques bananières... Car enfin, si l’on ne nie pas à Philippe ADNOT le droit de diriger le Conseil général, on lui conteste le droit de choisir les bons et les mauvais. Et d’ailleurs selon quels critères ?
Quand l’inspecteur général du Patrimoine et de l’architecture affirme « qu’il est difficile de soutenir un tel projet », qu’il reste « dubitatif sur l’aspect architectural de l’ensemble qui ne parvient pas à convaincre » fait-il partie de ceux qui n’ont pas de culture architecturale pour Dominique BOISSEAU ? Quand le même Yves Le Corre s’étonne de « l’extrême discrétion dans laquelle le Conseil général a depuis 2002 conduit ce projet », fait-il des félicitations pour la démocratie participative de Philippe ADNOT ? Quand il regrette que la position de l’architecte des bâtiments de France « hostile au déclassement de la rue Perdue, (ait) été purement et simplement ignorée par le Conseil général », est-il un menteur ? Quand il trouve que la construction d’une salle de spectacle est « totalement incompréhensible » est-il animé par son désir de détruire ?
Quand madame Elisabeth JONQUET présidente de l’ASAT parle du « zeppelin » est-elle aigrie ? Quand, à propos du bâtiment principal, dans le dernier billet de l’ASAT (octobre 2005) elle écrit « Celui-ci dès le départ a focalisé les critiques par son volume mastodontique et par sa forme générique ovoïde composée d’arceaux métalliques » fait-elle preuve d’ignorance ou d’agressivité ?
On sait bien que non. Mais on aperçoit la tactique de Philippe ADNOT : diviser pour régner. Tous les opposants au projet sont d’accord sur l’essentiel, ils représentent une force incontournable, les pétitions recueillent des centaines de signatures, la ville bruisse d’un débat qui fera date... Philippe ADNOT doit donc, pour essayer de réduire la portée des critiques, user de l’intimidation, de la désinformation, de l’amalgame et du mensonge en rejetant sur les opposants ces mêmes défauts. Il faut forcer le projet en faisant croire qu’il est acquis d’avance (Ah oui et l’architecte des bâtiments de France n’a-t-il pas encore le pouvoir de dire NON ? Le préfet n’a-t-il plus le droit de refuser le permis de construire ?), que c’est bouclé...
Face à cette attitude les opposants doivent se réunir au lieu de se diviser, se regrouper sur l’essentiel, exiger des réponses à des questions précises et... signer et faire signer les pétitions !
J.-F. L dans un billet dans l’Est-Eclair de ce jour dit « Ce sont les élus qui décident, pas la rue. Et c’est bien comme ça ». Mais les élus ne doivent-ils pas être à l’écoute de leurs administrés, expliquer, convaincre. La démocratie du début du troisième millénaire a évolué, affirmer le contraire c’est avoir une curieuse conception de celle-ci.
Parler de « la rue » comme si les opposants étaient une bande d’excités menaçant la tranquillité publique ou l’expression du suffrage universel est un raccourci dangereux. Ce n’est pas la rue qui est contre le projet, ce sont des Troyens, des Aubois, des électeurs, des contribuables, vous, moi... Et ceux-là ont encore le droit de dire NON ! Ou doit-on toujours se taire entre les élections, accepter n’importe quoi ? Déléguant tout le pouvoir aux élus, sans critiquer, sans parler, sans manifester, sans s’opposer ? Rassemblement de moutons apeurés et placides acceptant tout ce qui vient d’en haut ?
L’ARPEHD (http://arpehd.free.fr/actualites.php3 ) demande un débat public sur ce projet, rien de plus. Au cours de ce débat Philippe ADNOT pourrait expliquer son projet, dénoncer les mensonges, écoutez les avis des autres. Ce serait constructif et efficace. Pourquoi ne le veut-il pas ?
Les élus peuvent encore ne pas écouter, mais il ne faudrait pas qu’ils oublient qu’ils devront rendre compte de leurs décisions devant les électeurs.
Cassandre
1. Philippe BEURY ne s’est jamais opposé au projet d’UTT mais à la construction de celui-ci en dehors de l’agglomération. Ce fut un combat perdu, un combat au cours duquel Philippe ADNOT avait affirmé que les étudiants ne résideraient pas sur place mais au centre-ville et qu’il n’était pas question de créer un campus là-bas... On sait ce qu’il en a été ! Une opposition en accord avec des « élus respectables » comme Jacques PALENCHER... Une opposition qui voulait défendre la ville de Troyes. C’est peut-être ce qui gêne Philippe ADNOT, qu’on défende la ville de Troyes.
Article : publié par Cassandre dans : Les lettres de Martin
Date : Jeudi 20 Octobre 2005 Titre : SIAVSAT : la colère monte
SIAVSAT : les coûts et les douleurs !
Nous en avons déjà parlé le SIAVSAT (Syndicat Intercommunal d’Aménagement de la Vallée de la Seine dans l’Agglomération Troyenne) est un sujet qui commence à énerver de plus en plus les élus de l’agglomération. Vous vous souvenez Cassandre, qu’au début de mon enquête (http://www.auboisementcorrect.com/a... ) je cherchai désespérément les traces d’une action marquante de ce machin. Ma quête fut bien mince et je vous avais promis d’essayer d’en savoir plus. Jusqu’à présent la solidarité de clan (entendez de parti) avait permis au président d’étouffer la colère des plus nerveux. Il semble cependant que l’addition devienne encore un peu plus lourde et certaines langues se délient. Celles-ci ne faisant pas partie de la même meute (entendez plus de l’UDF mais d’un élu UMP), il va devenir de plus en plus difficile pour Valery Denis le président du SIAVSAT de maintenir le vaisseau hors du tangage.
Même des fonctionnaires de la Mairie de Troyes ne cachent plus leur embarra lorsqu’à la lecture des comptes de cet organisme on les interroge sur le bien fondé d’une augmentation de cotisation de la commune de 200% !
Mais la fronde semblerait plutôt venir des communes périphériques : Le maire d’une des communes de l’agglomération a en effet contacté il y a quelques mois ses collègues par courrier en les interpellant sur le bien fondé des lourdes quotes-parts versées par les adhérents (les communes) au regard des travaux effectivement réalisés. En cause cinq ouvrages de régulation des débits (4 sur Troyes, 1 sur Saint Julien). La réserve ne portait pas sur l’utilité de retaper ces équipement (remarquez Cassandre qu’ici on ne parle pas de requalificationJ), ni sur la volonté de ne faire supporter le coût de la rénovation de ces équipements d’intérêt communs à l’ensemble de l’agglo que par les seuls troyens et dryats, mais bien sur l’étonnement de versements toujours plus importants pour des travaux ne démarrant pas...
Le premier vrai coup de semonce est venu d’un deuxième maire UMP celui là de l’agglomération lors du dernier conseil d’administration du SIAVSAT qui lui aussi commençant à s’impatienter a clairement menacé de ne plus payer dans ses cotisations à l’organisme que la partie fonctionnement et de s’abstenir de verser la partie investissement tant que la situation ne bougerait pas, rejoignant ainsi la position du premier.
Le président Valéry Denis, adjoint au Maire de Troyes reste pour l’instant très zen et semble encore tenir les rennes. Mais comme à la CAT la colère monte de plus en plus au sein du SIAVSAT.
Je vous certifie que nous ne devrions pas tarder à en entendre parler, mon cher Cassandre.
Léo
Article : publié par Léo dans : Les enquêtes de Léo
Date : Lundi 24 Octobre 2005 Titre : Troyes : Plouf !
Troyes ville la plus sportive de France ?
Depuis la rentrée scolaire de septembre l’horaire d’ouverture au public des piscines à été particulièrement réduite, plus de 25% au Chartreux...Et celle du Vouldy déjà fermée le samedi et le dimanche.
Et voici la piscine du Vouldy fermée pour deux semaines, pendant les congés de la Toussaint. Un fermeture technique nous indique une affichette sur la porte. Or ces fermetures (tous les six mois) sont destinées aux nettoyages et révisions, et la dernière a eu lieu en août... Pendant plusieurs semaines, il n’y a eu qu’un seul maître nageur prenant des inscriptions et surveillant le basin.
Il se murmure que cette piscine aurait, d’ici à deux ans une autre destination, des chambres d’étudiants ? Et il serait temps d’entretenir une incertitude sur le fonctionnement serein de cet équipement. il sera alors temps de dire qu’elle n’est plus fréquentée et qu’alors...
Des clubs attendent des "créneaux" pour que leurs membres s’entraînent, Mais la piscine reste fermée à certaines heures, comme le lundi soir, pendant plus d’une heure.
Plouf
Jean-Louis
NDLR : Valéry DENIS, adjoint-au-Maire de Troyes et président du SIAVSAT avait récemment déclaré que la polution de la Seine diminuant, il serait disposé à se baigner dans le canal. Peut-être que la municipalité veut mettre à profis l’été de la Saint-Martin actuel pour pousser tous les Troyens dans le canal ???
Léo
Article : publié par Jean-Louis dans : Nos lecteurs nous informent
Date : Mercredi 26 Octobre 2005 Titre : MASSIN, un vert ça va...
Soirée haute en couleurs chez les verts !
Au 7 de la rue Passerat la soirée du mercredi 19 octobre fut animée. En effet, les militants écologistes croyaient que Philippe ADNOT était la bête noire de Jean-Marc MASSIN. On savait en effet le Conseiller général de Sainte-Savine très remonté contre le projet d’extension du Conseil général. Mais, la veille, notre vert avait voté pour le projet lors de la séance privé. Les militants écolos eurent donc une peur bleue que leur vert soit devenu jaune... De quoi passer des nuits blanches ! En tout cas Jean-Marc se fit sérieusement remonter les bretelles !
C’est certainement pour cela qu’il publie aujourd’hui une mise au point quand à son vote du mardi 18 octobre. Quitte à paraître un peu fleur bleue, notre vert explique qu’il s’est fait bananer par Philippe et que, croyant voter pour le retrait de la verrière, il avait approuvé l’affreux bâtiment... Un peu blanc-bec sur le coup, Jean-Marc cherche à se blanchir aujourd’hui. Son explication est un peu à l’eau de rose, mais elle évitera à ses copains de broyer du noir. Surtout qu’il n’hésite pas à agiter le chiffon rouge : il affirme aujourd’hui qu’il ne votera plus jamais OUI à une question sur l’extension du Conseil général. Donc, plus de blanc-seing à ADNOT. Il était temps !
Notre ami a quand même eut l’air un peu ballot sur ce coup. Espérons que, par la suite, il se posera plus de questions avant de voter n’importe quoi ! Sinon il se prépare à rire jaune quand son avenir ne sera plus rose, ses électeurs pouvant faire grise mine devant ses hésitations et décidant de lui faire recevoir une volée de bois... vert !
Article : publié par Cassandre dans : Humeur
Date : Mercredi 26 Octobre 2005 Titre : Parc Libération 6
0,66% moins cher !
Qui avait dit que les élus Troyens jetaient l’argent par les fenêtres ???
C’est totalement faux. Ils cherchent à faire des économies... Tenez, le parking Libération ne coûtera plus 15 millions d’Euros, l’EST-ECLAIR du 17 octobre nous annonce que les déblais seront réutilisés pour le chantier de la rocade sud. L’économie réalisée est de 100 000 ¤ soit 0,66%.
Comme nous annoncions il y a peu que le budget avait subit une hausse de 50% en grimpant à 15 millions d’Euros nous nous trompions. Le budget n’est « que » de 14 900 000 ¤ soit une augmentation de 49,66% !
Un sou est un sou !
Encore un petit effort chers élus Troyens (même très chers, à ce prix là...), en abandonnant ce parc abracadabrantesque vous économiserez 15 millions d’Euros, ce sera encore plus fort !
(Écho piraté sur http://lautremonde.ouvaton.org/arti... )
Article : publié par Cassandre dans : Humeur
Date : Jeudi 27 Octobre 2005 Titre : Train : une ligne Troyes-Chalons, une utopie ?
Train : quand on veut, on peut...
Les régions PACA, Languedoc-Roussillon et Rhône-Alpes étudie sérieusement la réouverture du trafic voyageur en Ardèche. Depuis 32 ans en effet, ce département était privé de train voyageur et les bus tentaient de remplacer ces derniers. La réouverture de la ligne Givors-Nîmes sur la rive droite du Rhône est devenu une priorité avec une liaison voyageur jusqu’au Teil. (http://www.raa.france3.fr/videojt/ visionner le journal du 25 octobre, édition Rhône-Alpes) Cette information devrait éveiller l’intérêt de nos élus locaux. En effet, la non-rentabilité théorique des lignes avaient abouti à leur disparition depuis 1973. Les régions considèrent maintenant que la réouverture de la ligne est indispensable pour venir en aide à une contrée sinistrée.
Comme quoi rien n’est impossible.
Pourquoi ne pas sérieusement réétudier la création d’un véritable axe entre les deux grandes villes de Champagne-Ardenne : Troyes et Reims via Chalons. Il existe une ligne à voie unique. Cet axe Nord-Sud serait un vrai plus pour Troyes et permettrait de rejoindre facilement le TGV-Est.
(Pour plus de renseignements, voir notre article http://www.auboisementcorrect.com/a... et notre dossier http://www.auboisementcorrect.com/a...)
Article : publié par Cassandre dans : Les lettres de Martin
Date : Jeudi 27 Octobre 2005 Titre : Les ministres visitent mais ne laissent rien !
Monsieur BAROIN, s’il vous plait, pas de ministres, du concret...
CHIRAC en 2002, SARKOZY quelques mois plus tard, RAFFARIN puis BRETON suivis de PERBEN, de DUTREIL et enfin DONNEDIEU de VABRE, Erwann GAUCHER dans « l’OBSERVATEUR de l’AUBE » de la semaine dernière se demande justement à quoi sert cette valse de ministres et de président ?
Ca sert essentiellement à nous faire savoir que monsieur François BAROIN connaît beaucoup de monde. Il a des relations le jeune homme ! Des relations, oui ! Mais pourquoi ? Comme nous l’avons déjà dit tous les grands dossiers du département sont en panne. Jour après jour nous perdons des places dans cette course à la compétitivité qui est toujours plus dure. Bien sûr, on est bien content que François se mobilise pour faire vendre les bananes Martiniquaise et l’on comprend qu’il soit plus agréable de côtoyer Christine ARON et Laura FLESSEL que François MANDELLI ou Marc SEBEYRAN. Mais pendant ce temps là ADNOT tranquillement se prépare à défigurer la ville ; les licenciements s’accumulent ; les projets de restructuration détruisent des emplois ; les transports stagnent ; les projets restent dans les tiroirs... Notre département mériterait plus d’intention. Nous n’allons pas reprendre le refrain « démission démission » mais la non efficacité de la dichotomie MINISTRE-MAIRE est de plus en plus évidente et il faudrait bien que François se décide à respecter les Troyens.
Donc beaucoup de ministres mais pour les résultats : bernicle !
La politique n’est pas uniquement un spectacle, les électeurs ont droit à plus d’efficacité. Privilégier constamment l’effet d’annonce n’a qu’une efficacité éphémère. Il nous faut du concret !
Article : publié par Cassandre dans : Les lettres de Martin
Date : Lundi 31 Octobre 2005 Titre : Le bâtiment d’Adnot continue à faire des vagues !
Reçu d’André de Brienne, cette contribution humoristique au débat sur l’extension du Conseil général : "De quoi sert cette oblongue capsule" (Cyrano de Bergerac, Acte 1, scène 4) "C’est un roc !...C’est un pic !... C’est un cap !... Que dis-je, c’est un cap ? ... C’est une péninsule ! ..." Chacun connaît la traque méticuleuse et assidue du moindre détail "non conforme", l’interdiction qui pèse sur l’humble tuile pour sa forme hérétique ou sa couleur indaptée, sur telle lucarne anodine en raison de sa dimension ou de son orientation jugée non convenable, sur cette fenêtre trop large ou trop étroite, sur un crépi pour son teint inapproprié, sur ce pignon considéré trop... hautain, sur cette rue "indigne" de recevoir le tracé d’alignement dont elle a vocation ... tout ceci en vertu de motifs abscons. Alors il est permis de s’étonner que soient autorisés la conception, les études coûteuses et le projet de cette énorme inconguité architecturale au centre historique de Troyes. "Selon que vous serez puissant ou misérable..." Jean de la Fontaine
Article : publié par Cassandre dans : Nos lecteurs nous informent
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