Date : Mercredi 01 Février 2006 Titre : Baroin Sebeyran Affrontement
BAROIN - SEBEYRAN : ça va saigner !
Plusieurs fois vendredi dernier, lors de ses quelques apparitions locales (minutieusement choisies, pour lui permettre de paraître dans le journal plusieurs fois dans la semaine suivante), François BAROIN a semblé contrer discrètement son Premier adjoint Marc SEBEYRAN sur le sujet des liaisons ferroviaires. Il fut accompagné en cela par son fidèle Maire adjoint et député Gérard MENUEL... Oh, il n’y avait pas de ton polémique ou d’air agacé comme celui du suzerain Philippe 1^er de Rhèges lorsque qu’il fait face à la plus petite opposition au sein de son conseil départemental. Non simplement quelques petites phrases censées faire croire qu’il était plus sage de recentrer le débat et qu’il croyait toujours à l’électrification de la ligne Paris Bâle.
Débat d’idées, dialogues et échanges suite à divergences de vues concernant l’aménagement durable de notre département ? On pourrait le croire. En fait pas du tout. Cette tentative de reprise en main du débat est plus insidieuse que cela.
François BAROIN ancien député de la circonscription Troyes-Romilly- Nogent, ne peut pas officiellement reconnaître que le combat est perdu. D’aucun pourrait alors lui demander des comptes sur la réalité et l’efficacité de son action, lui qui pendant près de deux mandats fut le député de la circonscription auboise la plus concernée par ce dossier. On ne voit pas non plus Gérard MENUEL, le suppléant de BAROIN, actuel député, claironner haut et fort qu’il serait peut-être souhaitable de changer son fusil d’épaule et qu’une nouvelle réflexion est peut-être à envisager. Pourtant, sans réflexion complémentaire les villes de Nogent et Romilly risquent d’être les grosses perdantes d’un changement d’angle d’attaque des politiques régionaux s’agissant des liaisons ferroviaires.
D’abord il faut préserver l’avenir, François peut avoir à re-briguer un mandat de député dans le futur. Toute position définitive, pouvant conduire à débat houleux est à proscrire, alors on essaye de faire croire que le dossier a encore de réelles chances, ou plutôt que ténacité resterait la voie de la sagesse. La stratégie « pas de vagues » continue.
D’un autre coté le futur combat sans merci entre l’UMP et l’UDF se profile. Tout en restant solidaires de leurs mandats locaux communs, les centristes cherchent à se démarquer afin de paraître différents pour les échéances à venir. Nul doute que Marc SEBEYRAN retentera l’aventure des législatives sur la circonscription de Troyes Bar sur Aube. Pour ce faire le dossier d’une ligne Troyes Reims est plutôt positif pour Bar sur Aube qui bénéficierait plus des communications nouvelles de Troyes. Le sujet est par ailleurs bien moins brûlant dans cette circonscription. En revanche il peut positionner Marc Sebeyran comme un homme d’avenir.
Il faut donc d’un part donner l’impression de la sérénité et de la sagesse par rapport au trublion centriste qui commence à devenir très gênant et d’autre part discréditer l’idée pour éviter tout débat, pouvant être pénalisante pour les échéances à venir.
Et pourtant que d’avantages présenterait cette ligne nord sud ! Mais nous en avons déjà parlé et y sommes allés de nos réflexions et propositions (voir nos différents articles sur le sujet). Nous ne sommes qu’au début d’un affrontement massif, qui s’il n’apparaîtra pas au grand jour va être en coulisse terrible et sans pitié.
Léo
Article : publié par Léo dans : Les enquêtes de Léo
Date : Jeudi 02 Février 2006 Titre : Paris-Bâle Communication Ferroviaire Troyes Sebeyran
Ne pas laisser dériver le débat.
Stop à la pensée unique !
On pourra reconnaître à Marc Sebeyran d’avoir eu le mérite de relancer le débat concernant l’électrification de la ligne Paris Bâle. Plus personne n’en parlait franchement. Et brutalement à la suite de l’intervention de notre conseiller régional, c’est la bronca.
Quoi comment, mais qui sont ces gens qui veulent lâchement abandonner cette idée et tous les efforts faits depuis des années ! La presse quotidienne départementale se fend également d’une pleine page sur le sujet. L’échevin François de Troyes feint l’étonnement et prône le calme jouant la stratégie d’écartement de ces fous de centristes. Le suzerain Philippe 1^er de Rhèges n’hésite pas à insinuer que la proposition est utopiste « ne voyant pas d’intérêt économique à la chose ». Bref tout est fait pour laisser penser que la seule solution d’avenir est de continuer un combat qui échoue depuis plus de trente ans !!
Mais le projet d’électrification de la ligne Paris Bâle faisait déjà partie des priorités défendues par le centre d’expansion économique de l’Aube dans les années 1970, au même titre que la mise à grand gabarit du canal jusqu’à Nogent, l’arrivée des autoroutes à Troyes ou la création d’enseignement supérieur dans notre agglomération. A quoi donc ont servis tous ces combats puisque les plus optimistes dans ce dossier arguent d’une éventuelle électrification pour l’année 2010 ou 2012 !
Dans ces conditions il est tout de même singulier de voir tous ces politiques balayer d’un revers de main cette piste de réflexion. Car enfin dans quelle démocratie vit ce département où les édiles ne prennent même pas la peine de débattre ou d’échanger. Si encore sur le sujet les actions passées leur avaient donné raison, on pourrait éventuellement sinon accepter mais comprendre ce sursaut d’orgueil de ne pas vouloir s’abaisser à en discuter. Mais bon sang c’est par excellence le sujet sur lesquels tous les hommes politiques de tout bord ont échoués lamentablement depuis 35 ans !
Une réflexion, voir une étude ne risque pas de faire prendre du plomb dans l’aile au projet. Il en a bien assez tout seul, ayant même perdu le puissant soutient des écologistes de la capitale.
Il est faux de dire que l’idée d’une liaison nord sud tuerait le projet Paris Bâle.
Il est encore plus faux de dire que cette liaison n’offre aucune opportunité de développement économique. C’est même mensonger !
J’ose espérer que cette opposition ne résulte pas du simple fait que la proposition vient d’un élu de l’UDF ou parce qu’elle figurait également au programme d’un élus du PS (à présent président de la région) ou encore parce qu’elle fut relayée en son temps par un autre élu d’extrême droite. Ces gens là ont-il moins droit de cité que l’UMP ? N’auraient-ils pas été élus démocratiquement ?
L’intérêt du développement économique de notre région doit passer au dessus de vos bas calculs politiques, Messieurs.
Léo
Article : publié par Léo dans : Les enquêtes de Léo
Date : Vendredi 03 Février 2006 Titre : Troyes Aube Budget Estimation
Estimation, vous avez dit estimation...
La grande salle du parc des expositions est passée de 10 millions d’euros à 15.
Le parking Libération a vu ses 10 millions d’euros devenir 19 millions.
La rocade sud-est explose de 26 millions d’euros à 50...
L’extension du Conseil général estimée à 20 millions d’euros coûtera près de 35 d’après l’ARPEHD.
Aujourd’hui on nous annonce 32 millions d’euros pour le projet de la bourse ; espérons que cette nouvelle estimation sera plus fiable que les précédentes...
Article : publié par Cassandre dans : auboisementcorrect
Date : Vendredi 03 Février 2006 Titre : Troyes Projet bourse
Le projet bourse : de bonnes et de mauvaises choses... François BAROIN a présenté hier au Conseil municipal de Troyes, le projet de la « bourse ». Dans ce projet plusieurs éléments nous apparaissent positifs. Il permettra la création d’une centaine d’emplois. Si c’est confirmé, c’est bien. Les intervenants retenus, Atarea, Bernard REICHEM, sont connus pour leur sérieux et leur professionnalisme. Ils désirent collaborer avec des personnalités locales comme François PEIFFER dont la ville n’a eu qu’à se louer par le passé, parfait. François BAROIN, en réponse à une remarque d’Anna ZAJAC a proposé la création d’un comité de pilotage pour que l’histoire du site subsiste dans le projet. Cela paraît également une bonne chose.
Surtout, les propos de l’architecte, relatés par Jorge d’HULST dans Libération-Champagne de ce matin, sont assez prometteurs (il pourrait faire une petite formation à notre Philippe 1^er de Rhèges quand il s’agit de construction) : « Nous ne sommes plus à une époque de table rase », « Il ne faut pas entrer en rivalité avec le c½ur historique », « La création contemporaine doit être toujours un geste mesuré »... Autant de propos préfigurant une intégration plus harmonieuse au site que le projet d’extension du Conseil général. Il faut d’ailleurs reconnaître à ce propos que c’est beaucoup plus facile, la bourse n’ayant pas les qualités architecturales de l’église Saint-Urbain...
Quelques éléments nous inquiètent : une géode de verre... Encore ! A-t-on prévu les normes HQE, l’économie d’énergie, la tenue au temps...
De plus, échaudés par des expériences passées, nous ne faisons pas confiance aux dessins et aux photomontages d’ordinateur pour savoir ce que vaudra ce projet. Ce d’autant plus que les photos publiées par la presse sont peu démonstratives. Nous regrettons simplement que les architectes utilisent toujours des photomontages en intégrant des passants, des voitures, des arbres, ce qui peut faire croire que c’est une vue réelle alors que ce n’est qu’un travail d’ordinateur souvent éloigné de la réalité. Nous espérons qu’une maquette pourra permettre à tous de se faire une idée.
Enfin, l’ouverture en mai 2008 c’est pas mal ! L’année des municipales...
Article : publié par Cassandre dans : auboisementcorrect
Date : Vendredi 03 Février 2006 Titre : Abonnez-vous !
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Article : publié par Cassandre dans : auboisementcorrect
Date : Dimanche 05 Février 2006 Titre : Chik Chikungunya Baroin Ministère Outre-mer Troyes
Le choc du « Chik » !
Un Maire à temps plus que partiel...
On savait déjà que le mélange des activités de ministre et de maire était très nuisible à la ville de Troyes puisque François ne consacre qu’une seule journée à la ville de Troyes (le vendredi, c’est le jour de BAROIN). Une seule journée pour s’occuper de Troyes, c’est peu. Surtout que François a une trouille bleue des risques qu’il court en temps que Maire et qu’il multiplie les mesures pour éviter d’être mis en cause. C’est normal, vu les mises en examen du RPR, le « filleul » de Jacques CHIRAC est un peu traumatisé. Cette crainte d’être mis en cause ne concerne pas des affaires illégales comme celles qui se sont multipliées dans le parti du grand Jacques aux temps de la Mairie de Paris. Non, François est tout craintif de se voir mis en cause, du fait de ses fonctions de Maire, suite à la signature d’appels d’offre, de contrats ou autres... Et c’est vrai que le titre de Maire, qui est de moins en moins honorifique, devient de plus en plus risqué. Certaines communes peinent à trouver leur premier magistrat depuis que les victimes d’accidents n’hésitent plus à porter plainte et que la justice se fait un malin plaisir à mettre en cause les élus ; parfois au-delà du raisonnable. Cette « judiciarisation » de la vie publique, imitation délirante de la « démocratie américaine » commence à faire beaucoup de mal en France. Donc notre François craint d’être mis en cause et, à Troyes, nombre de dossiers sont signés par des adjoints, MENUEL et MANDELLI jouant le rôle de fusibles et évitant à François d’être en première ligne pour la signature de certaines affaires sensibles.
Mais il faut croire qu’au-delà des inconvénients, le titre de Maire de Troyes présente des avantages puisque, même contraint par CHIRAC, même obligé par VILLEPIN, même soumis à la « jurisprudence » JOSPIN, François s’accroche à la mairie comme un babouin à un régime de bananes. Jorge d’HULST, décidément plus efficace que certains de ses collègues quand il s’agit d’obtenir des informations acidulées sur les hommes politiques aubois, nous apprend ce matin dans ses « Confidences » que la question du cumul ministre-maire est « une question réglée pour BAROIN »... « C’est fini. C’est du passé » disent ses proches d’après le journaliste de Libération-Champagne. Nous, on aimerait que ce soit fini cette affaire, en effet, et qu’une femme ou un homme responsable prenne en main la direction de la cité et de la CAT qui souffrent de l’absence du ministre. Mais ce n’est pas en ce sens que l’affaire semble réglée... Dans les hautes sphères de l’état on aurait décidé que François pourrait conserver ses deux postes. Ceci n’est pas dû à une particulière reconnaissance de l’action et de l’efficacité de notre ministre mais tout simplement au fait que plusieurs ministres « sarkozystes » cumulent les fonctions et refusent de s’en aller. Inefficace quand il s’agit de faire entendre raison à leur ministre de l’intérieur, CHIRAC et VILLEPIN ont décidé de ne pas imposer à leurs amis ce qu’ils n’arrivent pas à commander à leurs ennemis intimes... C’est pourquoi François garde son poste. Comme quoi les petites guerres infantiles du sommet de l’état nous mettent dans la « panouille », nous sommes vraiment fraction négligeable, méprisables et peu aptes à susciter l’intérêt. Alors que la question devrait être « Peut-on être, en même temps, un bon ministre et un bon maire ? » Question dont l’évidente réponse négative tendrait à imposer une démission ; on préfère s’occuper de petites guerres intestines, de petits enjeux électoraux et préparer tranquillement les échéances futures sans se soucier des aubois qu’on reviendra caresser dans le sens du poil quelques temps avant les élections en espérant que quelques inaugurations et subventions pourront nous faire oublier la déréliction actuelle...
Pour faire passer la pilule, on nous raconte des fadaises. Ainsi VILLEPIN aurait plusieurs fois rendu hommage à BAROIN pour son « souci de servir sa ville, sa terre » ! Y croyez-vous ? On imagine quand même mal le Premier ministre venir à Troyes pour dire que François n’en a rien à taper de la capitale des Tricasses et qu’il préfère chasser dans le centre de la France ou vivre à Paris que de se faire suer ici, même si c’est vrai. Ca ferait désordre et ruinerait l’ambiance de « saine camaraderie » qui présidait à la ballade du chef du gouvernement hier.
N’hésitant plus devant l’hagiographie, au point de faire passer Joinville pour un critique acerbe de Louis IX ou Jean-Louis DEBRE pour le pourfendeur de CHIRAC, le président du Conseil en rajoute. Il en rajoute tant que, telle Honorine, la pistachière de la « Pastorale des santons de Provence », il « cesse d’être drôle »... On en remet beaucoup dans le genre du « Papa qu’était le professeur de VILLEPIN à sciences-po », « qui prolongeait les discussions avec ses élèves sur les trottoirs pendant que le bambin François attendait dans la voiture ». On ne nous dit pas encore que le bambin en question lisait Proust dans la bagnole mais, ça va venir... On en fait quand même un peu trop, à force d’être le plus jeune politique de France, notre ministre-maire va bien arriver un jour à devenir le plus jeune retraité sans que cela n’influe sur sa jeunesse et ses compétences...
Jorge d’HULST conclut que selon les proches du Maire « si Dominique de VILLEPIN a raconté tout cela ce n’est pas pour le contraindre à quitter sa mairie. Alors que l’intéressé ne le souhaite pas du tout ». Comme je vous l’ai dit, ce que vous pensez-vous, sur ce sujet sensible, ils s’en moquent !
Un ministre mal informé ou (plus grave) désinformateur...
Ceci pourrait changer car notre BAROIN vient de faire une grosse bourde dans son rôle de ministre ; et, si la ville de Troyes n’empêche personne de dormir au sommet de l’état, la vie nationale est plus importante !
Ce qui met en péril François c’est l’épidémie de Chikungunya qui sévit à la réunion. Le Chikungunya, « chik » en réunionnais est une fièvre éruptive transmise par un moustique. Vous pourrez lire dans Clicanoo, le journal de l’île de la réunion, le bruit que cette affaire fait là-bas.
Le problème c’est que cette maladie tue, quelle frappe de nombreux habitants et que la métropole avait l’air de s’en taper comme de sa première couche-culotte. Ce qui fait dire au docteur BRESSIEUX, médecin troyen spécialiste de cette maladie « Le discours officiel a minimisé cette épidémie qui s’est déclarée il y a plus d’un an dans la ville « Le Port » où aurait été détecté le 1^er cas. Cette attitude, sûrement pour préserver des intérêts économiques tel que le tourisme, est la même que celle qui a prévalu lors de la canicule qui n’a donc pas servi de leçon au monde politico-administratif... On peut évaluer actuellement l’endémie à 70 000 cas pour 700 000 habitants, autrement dit l’île est décimée. C’est maintenant que le Premier ministre, après avoir fait diversion avec la grippe aviaire qui reste une épidémie vétérinaire et un fantasme occidental, a choisi de faire son cinéma avec des hélicoptères, des bataillons de militaires déguisés en martiens vaporisant des produits plus toxiques que le moustique. La fable X livre VIII de La Fontaine est à méditer : « le fidèle émoucheur vous empoigne un pavé, le lance avec roideur, casse la tête à l’homme en écrasant la mouche ». Une prise de conscience plus précoce n’eut certainement pas changé grand chose mais eut été plus correcte, plus éthique, vis à vis de la population réunionnaise. » et plus loin « il ne s’agit pas d’une simple « grippe du moustique » mais d’une véritable maladie invalidante qui perdure des mois. » En gros il a fallu les premiers morts et une agitation médiatique locale importante pour qu’on se préoccupe de cette affaire.
Pendant qu’à Paris on s’écharpait pour savoir à quelle date on devait commémorer l’esclavage on laissait nos compatriotes sans aide, les traitant pour le coup en « indigène ». Ca bouge d’ailleurs là-bas, les habitants de l’île ayant un peu l’impression qu’on les prend pour des sous-français victimes d’une épidémie « réservée jusqu’ici aux pays du tiers-monde ». Ce qui fait dire à Jacques TILLIER, dans son édito de Clicanoo de ce jour intitulé Nous sommes tous des chikungunyés « Et je vous fais grâce aussi des abrutis(es) que nous sommes forcés de supporter et des perles que nous sommes contraints d’entendre par exemple celle-là, la plus succulente me semble-t-il, du docteur Didier Houssin, pourtant directeur général de la santé, en mission chez nous, gentiment interviewé cela va de soi par une certaine radio télévision d’État au sujet de certains petits vieux dont le décès serait indirectement provoqué par ce makro de moustique... "On peut dire que le chik est un petit peu mortel..." Elle est pas bonne celle là ? Et nous, bouana, y’en a pas être un petit peu con à tes yeux ? »
Or, BAROIN est ministre de l’Outre-Mer et cette affaire le concerne au premier plan. François BAROIN, au premier rang des « abrutis » comme pourrait le dire le PDG du « journal de l’île » qui déclarait des inepties le 5 janvier sur France-Inter du genre « D’abord, rappeler que c’est une maladie dont on ne meurt pas » alors qu’un enfant de 10 ans est mort de cela en janvier suivant d’autres victimes ou « il y a 6273 cas qui ont été recensés » alors que la maladie a atteint 70000 personnes ! aura du mal à sortir blanc de cette affaire. Comme pour la canicule les autorités politiques nient le problèmes et diminuent l’impact réel de l’épidémie mais, comme pour les morts de l’été 2003, on ne pourra cacher longtemps l’incurie de l’état et la responsabilité des politiques. François sera alors en première ligne. Gageons qu’on nous expliquera qu’il a fait son travail, qu’on ne pouvait pas savoir, et patati et patata !... Ca se terminera par une formule genre « responsable mais pas coupable » mais ça risque d’écorner fortement la réputation de l’éternel jeune premier de la politique française.
On ne peut pas faire deux choses en même temps. Si François n’est ni capable d’être un bon ministre, ni capable d’être un bon Maire en couplant les deux fonctions, il faut qu’il choisisse...
Article : publié par Cassandre dans : auboisementcorrect
Date : Lundi 06 Février 2006 Titre : Mayotte Droit du sol immigration clandestine BAROIN
Décidément, il y a des jours sans...
Deux jours après le « triomphe » digne des « entrées royales » des XV et XVIe siècles, avec François BAROIN escortant Dominique de VILLEPIN à Troyes, les mauvaises nouvelles s’accumulent pour notre ministre d’au-delà des mers...
Nous avons évoqué dans un précédent article les déboires du ministre de l’Outre-mer face à l’épidémie de Chik de la Réunion et l’incurie de l’Etat en la matière. Et bien, voilà que les anciens collègues de François se chargent de lui en mettre encore un peu sur le dos. Le « rapport d’étape » de la « mission parlementaire sur l’immigration à Mayotte » qui a été remis jeudi au ministre de l’Outre-mer est digne d’attention. On s’étonne d’ailleurs que notre maire-ministre à temps partiel n’ait pas communiqué sur le sujet, lui qui convoque la presse à la moindre inauguration de plaque de rue ou à chaque remise de diplôme plus ou moins loufoque à notre ville. Peut-être parce que ce rapport est une nouvelle mise en cause de son action ?
Car si l’on ne peut reprocher à l’actuel ministre, l’immigration clandestine vers Mayotte due, principalement, au « différentiel croissant de niveau de vie entre Mayotte et son environnement régional », la commission regrette que l’état n’ait pas pris plus tôt les mesures propres à diminuer l’importance de cette immigration clandestine. Ces mesures sont énoncées : « la construction d’une maternité moderne sur l’île d’Anjouan, la mise à la disposition des écoles anjouanaises de plusieurs dizaines d’enseignants français au titre de la coopération et l’assouplissement les conditions d’accès des produits agricoles anjouanais à Mayotte ». Il faut savoir qu’un précédant rapport réalisé par une commission sénatoriale réclamait les mêmes choses... il y a huit ans !
Notre brillant jeune premier n’a rien fait, depuis sa nomination, pour arranger les choses... Le plus grave c’est que la commission dénonce les propos de François BAROIN sur le droit du sol de septembre dernier. Les élus (majoritairement UMP...) affirmant qu’il « convient avant tout de se donner les moyens d’appliquer le droit existant ».
En gros si l’immigration clandestine à Mayotte est importante, l’état sait depuis huit ans comment lutter contre ce fléau avec des mesures simples et en appliquant la législation. Le ministère n’a rien fait depuis 1998 pour limiter les choses, pas plus avant qu’après la nomination de François BAROIN. Les propos du ministre relèvent soit d’une ignorance des dossiers soit d’un besoin d’exister sur la scène nationale. La réforme du « droit du sol » ne peut servir qu’à favoriser le Front national, il suffit d’appliquer le droit existant pour faire face au problème.
Oui, tout va mal depuis deux jours, je conseille à François de ne pas partir au ski cette semaine, il risque de se faire une entorse du genou.
Article : publié par Cassandre dans : auboisementcorrect
Date : Lundi 06 Février 2006 Titre : Nos lecteurs réagissent
Auboisementcorrect gêne... Tant mieux !
A la suite de notre article de dimanche « Le choc du Chik », Louisa, une lectrice qui nous reproche notre anonymat (plus que relatif puisque tout Troyes sait qui nous sommes....) mais qui ne donne pas elle-même son identité nous envoie les commentaires suivants :
Cassandre,
En fin d’année dernière, la première fois que je me suis connectée sur votre site cela était par erreur car je recherchais sur Google des informations sur Troyes notamment les chantiers qui étaient en cours.
Néanmoins, bien que cela n’était pas les informations que je recherchais initialement je m’y suis attardée en prenant connaissance des sujets et des articles dont vous traitiez à l’époque.
Certains articles paraissaient constructifs car il amenait à la réflexion et au débat notamment un article sur le Stationnement.
Mais depuis le début de l’année, excepté celui de Troyes Projet Bourse vos articles sont dénués d’intérêt et n’apportent aucune contribution à la vie locale.
Tous vos articles ont pour sujet le Maire de votre Ville, vos propos sont à la limite diffamatoires mais c’est certes plus facile de les écrire par le biais d’un Blog sous couvert d’un Pseudonyme que de présenter des projets pour votre ville dont vous êtes résidant par le biais de votre Nom.
Au regard du texte qui est écrit ci - dessous << Nous vous rappelons que vous êtes responsable du contenu des commentaires que vous publiez >>, je pense que vous devriez méditer sur cette phrase.
Votre Blog est polluant au débat local, diffamatoires à l’encontre des personnes dont vous le citez le nom de façon récurrente et , a pour vocation de désinformer les aubois.
Les Conseils Municipaux ont un accès libre, ils ont pour but de présenter les Projets, les Budjets où d’ailleurs siège une Opposition.
Je ne vois pas en quoi vous éclairez les citoyens de votre ville.
D’ailleurs, vous avez très peu de réponse notamment par le Biais des Commentaires qui vont dans votre sens.
Louisa.
Chère lectrice,
A chaque fois que l’on dit des choses en dehors du politiquement correct on est accusé de n’être pas constructif, de mauvaise foi et diffamatoire... Je pense cependant qu’une information diverse est nécessaire à cette ville. Même si j’admets que ce blog n’apporte pas souvent de fleurs aux élus (quoique...). Mais ce n’est pas son rôle.
Vous n’avez pas l’air d’être de Troyes, autrement vous sauriez que les informations alternatives et critiques sont rares ici d’où la nécessité du blog...
Vous dites que "nos articles sont dénués d’intérêt", alors ne les lisez plus. Ils ont pourtant retenu votre attention et vos commentaires. Notre site est un site de "désinformation" ? Pourquoi ? "Polluant" oui, pour ceux qui pensent que l’information des citoyens est une pollution.... Diffamatoire ? Peut-être...
Alors comme cela sous prétexte que " Les Conseils Municipaux ont un accès libre, ils ont pour but de présenter les Projets, les Budjets où d’ailleurs siège une Opposition." nous n’aurions pas le droit de critiquer l’action des élus, ou nous ne pourrions le faire qu’au moment des élections. Curieuse idée de la démocratie et de l’information...
Je suis étonné que votre commentaire apparaisse en dessous de cet article qui ne parle pas de Troyes mais de son ministre-maire et qui démontre que l’état s’est moqué comme de l’an quarante des pauvres réunionnais victimes du Chik... Ce mépris pour l’autre qui n’a disparu que grâce à l’action d’une presse locale réunionnaise énergique et indépendante, que d’autres trouveront aussi "polluante, désinformatrice et diffamatoire" est la preuve qu’on ne peut pas bien faire deux choses en même temps. Car F Baroin est un honnête homme, et s’il avait su la réalité du Chik, il aurait certes demandé que l’état fasse quelque chose. Mais ses conseillers ne lui ont rien dit. Il n’a donc rien fait. Jusqu’à ces derniers temps. ..
Si auboisementcorrect était inutile, il ne serait pas autant lu, commenté, critiqué. Il ne verrait pas ses abonnements progresser et ses connexions être chaque jour en augmentation. Et vous n’auriez pas envoyé votre commentaire !
Mais vos remarques nous sont utiles, continuez à les envoyer...
Cassandre
Article : publié par Cassandre dans : Nos lecteurs nous informent
Date : Mardi 07 Février 2006 Titre : Médiathèque de l’agglomération troyenne, fissures, lézardes et étais
Au secours, la médiathèque penche à droite !
Pour un beau bâtiment, c’est un beau bâtiment...
La CAT est fière de sa médiathèque. Ce bâtiment d’architecture contemporaine ne recueille quasiment aucune critique. « 10 000 m2, 500 000 ouvrages anciens et contemporains, 575 places de lecture, 60 postes multimédias. « Ecrit dans le c½ur des objets ! » (Ziener, USA), cette devise figure sur le mur de la nouvelle bibliothèque, entièrement déplacée pour être réinstallée dans un grand vaisseau architectural de verre et de métal en juin 2002. » lit-on sur le site de l’office de tourisme de Troyes.
Ce bâtiment a d’ailleurs permis à Pierre du BESSET et Dominique LYON d’obtenir l’équerre d’argent. Ce Prix d’architecture de l’Équerre d’argent a été créé en 1983 par le groupe Le Moniteur dans le but de promouvoir la création architecturale en France. Il consacre un bâtiment français terminé dans l’année et récompense conjointement le maître d’ouvrage et les concepteurs.
Au nord, y’avait des lézardes...
Pourquoi dans la salle de lecture du dernier étage, le béton qui constitue le sol se fendillait-il depuis plusieurs mois, puis se cassait ? « C’est sans risque... » affirmait le service de sécurité. Sans risque mais ça faisait désordre, on a alors masqué cela par des bâches. Bâches étroitement surveillées car, si vous vous en approchiez vous déclenchiez l’intervention du service de sécurité « Circulez, y’a rien à voir ».
Y’avait rien à voir mais ça devenait de plus en plus voyant, voire inquiétant...
Puis, tout à coup, apparurent, sur la face nord, des échafaudages, des étais, des barrières évitant au public de s’approcher. Ca ne risquait rien de nouveau mais fallait mieux s’éloigner !
Un agent de la médiathèque, un peu plus bavard que les autres, a un peu éclairé notre lanterne. Une verrière est en cause, la verrière côté nord (à droite quand vous regardez la médiathèque). Elle repose sur des équerres qui ont été construites trop petites donc basculent sous le poids. La partie qui se relève entraîne ce qui doit être les supports des étages sous forme d’étais ce qui provoque la déstabilisation du sol du dernier étage qui nous avait alerté au départ !
En tout cas, quatre ans après l’inauguration du bâtiment, c’est extrêmement surprenant d’avoir à faire de gros travaux qui résultent d’erreurs dans la conception de base. Il faut croire que le trophée de l’équerre d’argent ne concerne pas la solidité...
Y a-t-il un responsable dans cette affaire ?
La Cat qui aurait voulu faire des économies ? (Remarquez, ça ne serait pas de chance, pour une fois qu’ils veulent faire des économies...)
Un architecte mal conseillé par ses ingénieurs ?
Des ingénieurs incapables de connaître la résistance des matériaux utilisés ?
Les fournisseurs qui auraient livré de la camelote ?
L’’absence d’équerres d’argent dans le sol parce qu’on en avait besoin pour en faire des distinctions ?
Qui posera les questions qui fachent ?
Des conseillers de la CAT seront-ils assez irrévérencieux jusqu’à poser la question ?
La presse locale va-t-elle enquêter ?
Où ce dossier va-t-il rester sans réponse car sans question ?
Rassurez-vous, auboisementcorrect a l’art de mettre le doigt là où ça fait mal !
Article : publié par Cassandre dans : auboisementcorrect
Date : Mardi 07 Février 2006 Titre : Troyes-Chalons Paris-Bâle Sebeyran 2
SEBEYRAN en bouc émissaire de l’inefficacité des autres...
La Dépêche de l’Aube se fend d’un communiqué digne des plus belles années du stalinisme pour dénoncer une « stratégie politicienne », un « camouflage d’intention », un « abandon inacceptable », une « démagogie sans limite ». A qui s’adresse cette envolée ? Qui est cet homme un peu stupide qui n’a même pas réalisé « la portée de sa déclaration » ? Quel est cet ahuri qui n’a pas conscience des « graves conséquences économiques » de ses paroles ? De quel abandon parle-t-on ?
Et bien, c’est Marc SEBEYRAN qui a été rhabillé pour l’hiver... On imagine mal notre bedonnant professeur d’histoire sous les traits de ce pervers politique machiavélique un peu niais mais enfin, si le PC le dit...
De quoi s’agit-il ?
Bien sûr de la proposition du président de l’UDF auboise de réanimer l’axe nord-sud. Le PC naturellement soutient l’électrification du Paris-Bâle. Il la soutient ferme ici, moins efficacement à Paris, dans les instances dirigeantes gouvernementales ou à la SNCF. On pousse des cris d’orfraie ici, on fait la vierge effarouchée au Conseil régional parce que Marc SEBEYRAN a osé montrer... son scepticisme (ouf !) vis à vis d’un dossier qui pourrit depuis des dizaines d’années et qui voit chaque jour, à chaque nouvel équipement de la région, sa crédibilité diminuer. Je me souviens d’un entretien que j’ai eu avec un ministre des transports, ancien copain de monsieur MATHIEU, qui m’a dit « Vous y croyez encore à la ligne Paris-Bâle ? Vous feriez mieux de travailler dans le concret... » C’était le 14/7/1981 ! et le ministre en question s’appelait Charles FITERMAN !!! A l’époque ces paroles m’avaient fait sauter en l’air mais...
La stratégie du PC, curieusement relayée par les BAROIN, MENUEL et autres incapables, qui ont été impuissants à défendre et à faire avancer ce dossier depuis des années est claire : Jeter l’opprobre sur SEBEYRAN, affirmer haut et fort que ce dossier est une priorité et... ne rien faire pour le défendre.
Double intérêt, on fait semblant de protéger le département, on se refait une virginité sur la tête de l’autre et, quand le verdict final arrivera, quand on saura que Paris-Bâle ne sera jamais électrifié ce sera Marc SEBEYRAN le responsable ! Pratique non ?
Etrange inversion des responsabilités, superbe et constante pérennité de la langue de bois politicienne ; « Le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté... » !
J’avoue avoir hésité entre un grand éclat de rire et un cri d’indignation quand j’ai vu BAROIN et MENUEL protéger l’électrification et descendre SEBEYRAN en flamme. On a beau savoir qu’ils défendent leur bout de gras, leur circonscription et qu’ils n’ont en tête que les échéances électorales, on est quand même stupéfié par le culot, l’aplomb, l’arrogance et le mépris pour l’électeur de ceux qui, à Paris, acceptent pis que pendre pour notre ville et notre département et se transforment soudain, dès que leur voiture a passé le Plessis-Mériot, en défenseur acharné de l’auboisité... Quand ils sont ici, ils défendent le département bien sûr, malheureusement ils ne sont à Troyes qu’un jour sur sept ! (Pour certains que je ne citerai pas...)
Tout le monde sait, surtout ceux qui crient le contraire, que l’électrification de la Paris-Bâle n’aura pas lieu, pour des raisons stratégiques, économiques et techniques. Stratégique parce que la SNCF oriente le trafic voyageurs vers le TGV ; économique car le remplissage des trains ne permet plus de rentabiliser de tels travaux, technique parce que les nouvelles motrices électriques et diesels, permettent de répondre aux défis de l’écologie parisienne sans obligatoirement installer les caténaires dans l’aube.
Pierre MATHIEU (dont le site Pour l’avenir de la ligne Paris-Bâle n’a pas vu un article ou un communiqué depuis le 7 octobre 2004, ce qui démontre quand même une activité débordante !) s’agite tout à coup, François BAROIN se réveille, Gérard MENUEL ouvre un ½il et se met péniblement en marche... mais tout cela ressemble aux mouvements désordonnés des crabes pris dans le casier et qui finalement n’auront pour seule issue que de s’arracher mutuellement les pinces avant de finir dans l’assiette du pêcheur ! C’est trop tard, c’est avant qu’il fallait être efficace !
Ca ne veut pas dire qu’il ne faille pas défendre cette ligne mais cela ne passe pas obligatoirement par l’électrification. Quant à l’étude de la faisabilité d’un axe nord-sud, elle s’impose car se pourrait être une voie d’avenir pour l’Aube et la région.
Alors, pas la peine de vouer aux gémonies le pauvre Marc SEBEYRAN, de transformer en bouc émissaire le président de l’UDF, construisons de vrais projets au lieu de vivre dans l’espérance de rêves trompeurs.
Article : publié par Cassandre dans : auboisementcorrect
Date : Mercredi 08 Février 2006 Titre : Y Troyes Requalification quartier
Et si l’on requalifiait TOUTE la ville ?
Ils demandent de l’aide. Oh pas grand-chose, ils souhaitent surtout être écoutés, conseillés et un peu aidés. Qui sont-ils ? La nouvelle association des commerçants du « Y ». Depuis un an pas moins de 5 nouveaux commerces s’y sont établis, revivifiant en plein c½ur d’un quartier défavorisé un centre commercial jusque là moribond : un coiffeur, un cyber café, une épicerie, un restaurant et un agent immobilier.
Ils veulent simplement que la municipalité considère ce petit îlot commercial comme partie intégrante de la ville. Des projets de marché artisanal de concerts fleurissent déjà. Ils veulent en faire un lieu d’échange et de rencontre des communautés angolaises, camerounaises, marocaines, françaises yougoslaves et chinoises peuplant le quartier. Seulement ils ont besoin d’aide. Un fléchage indiquant au moins le centre, pour que les gens les situent mieux. La remise en état de la voirie attenante avec parking (pas avec du buis s-il vous plait, ils préfèreraient des parkings gratuits).
Peut être s’y prennent t-ils mal où n’ont -ils pas frappé à la bonne porte en tous cas la ville reste silencieuse dans une période où pourtant, l’aide aux banlieux et quartiers défavorisés est plutôt à la mode. Il est vrai que la ville n’a pas pu être avertie par la conseillère générale du canton, adjoint au maire de Troyes qui préfère aller à la rencontre des habitants des rues nanties avoisinantes pour leur annoncer qu’ils vont avoir une rue toute neuve. « Vous êtes contents hein » Ben compte tenu de la profondeur des nids de poules rebouchés une bonne vingtaine de fois depuis 10 ans et des trottoirs défoncés on pense que c’était le minimum, mais bon on ne va pas contredire madame la Maire Adjoint, conseillère générale du canton.
Pour info madame Bertail, vous qui ne connaissez pas bien les limites de votre canton, le « Y » est l’immeuble de la même forme qui se trouve au 40 du boulevard Jules Guesdes. Si vous visitiez les commerçants en dehors des périodes électorales, vous auriez rencontré des administrés se battant pour redynamiser leur cité et auriez peut-être pu les aider.
Dites leur par exemple de se rapprocher des commerçants de l’angle Jules Guesde et Bas Trévois (la rue du cinéma madame la Conseillère) qui eux aussi auraient bien besoin d’un vrai parking sécurisé, par exemple pour élargir leur association et entraîner l’ensemble du quartiers dans ces animations futures.
Quant à nous autres, si nous passons par là, arrêtons nous un instant et faisons les travailler
Pour contacter leur association, le cyber café Ordinatic demandez Abdelkader Benoto.
Article : publié par Léo dans : Les enquêtes de Léo
Date : Mercredi 08 Février 2006 Titre : Aube Nucléaire Energie Déchets
Alba, notre amie qui a décidé d’écrire pour "l’avis du bleu" a décidé pour inaugurer sa participation de répondre à notre ami "vert". Le débat nucléaire se développe donc au sein d’auboisementcorrect... Gageons que notre "vert" répondra sous peu, on attends aussi l’avis des lecteurs ! Cassandre
Le bonheur est dans...
En lisant hier soir, l’article de notre ami sur le nucléaire, je n’ai pu m’empêcher de penser au bonheur. Le bonheur des Ukrainiens lors de la soirée de la Saint Sylvestre. Le bonheur des Géorgiens la semaine suivante. Dehors il faisait entre moins vingt et moins trente degrés Celsius. Je ne suis pas convaincue qu’ils dorment tranquilles. Pour eux, l’indépendance énergétique a un sens concret voire terre à terre, presque simpliste : du chauffage pour les enfants, de quoi cuire leur repas, accessoirement de la lumière pour qu’ils puissent faire leurs devoirs, quand le soleil se montre seulement quelques heures par jour et puis une usine qui peut tourner histoire à la fois de rapporter un salaire, de fabriquer et vendre quelques produits utiles à ses clients. Ils ne dorment pas tranquilles et ce simplement parce qu’ils ont fait le choix de la démocratie ce qui n’est pas du goût du grand frère russe Je pensais aussi au bonheur des Chinois. Même s’ils n’ont pas pu faire le choix de la démocratie, ils peuvent légitimement aspirer au développement . C’est nous qui pourrions vraiment ne pas dormir tranquilles s’ils confiaient ce même développement aux énergies fossiles, au charbon et au pétrole dont notre ami n’ignore pas que la combustion est pour le moins émettrice de gaz à effet de serre et les réserves limitées. Dans leur grande sagesse, ils ont choisi le nucléaire à la fois parce qu’il n’émet pas de gaz à effet de serre et qu’il correspond à des populations concentrées. Je pensais encore au bonheur des Africains qui ont eux aussi besoin d’énergie, à la femme qui dans son village aurait le droit à un moulin électrique au lieu de piler le mil à la main , histoire de permettre à sa petite fille d’aller à l’école au lieu de l’aider. Ce n’est pas un panneau solaire qui lui permettra faute de puissance et s’il y avait de l’eau au Sahel, ca se saurait. Parce que son village est isolé, elle a besoin d’un groupe électrogène et c’est à elle et à sa fille que je préfère laisser un peu de droit à emettre un peu de gaz à effet de serre histoire qu’elles puissent dormir un peu tranquille. Aujourd’hui, grâce au nucléaire et à l’hydraulique, la France est le pays d’Europe qui émet le moins de gaz à effet de serre et qui contribue le plus à la lutte contre le changement climatique. Evidemment, cela ne nous dispense ni de maîtriser et de réduire notre consommation énergétique, ni de développer les énergies renouvelables partout où c’est possible. Evidemment,, il nous faut traiter la question des déchets (l’équivalent de moitié du stade de France pour 50 ans d’exploitation de l’ensemble du parc nucléaire de déchets à longue durée de vie, l’équivalent du volume d’un stylo pour une famille de 4 personnes). Il y a quinze ans la nation a décidé de se donner le temps d’expérimenter plusieurs pistes et c’est ce qui est fait dans le cadre du laboratoire de Bure. Aujourd’hui, grâce au nucléaire et à l’hydraulique, la France est le pays d’Europe qui a l’électricité la moins chère. Alors oui, au moment ou le prix du baril de pétrole flirte avec les 70$, malgré la question des déchets, le nucléaire constitue aujourd’hui pour la France un bon choix pour garantir notre indépendance énergétique en respectant l’environnement. ALBA
Article : publié par Alba dans : L’avis du bleu
Date : Jeudi 09 Février 2006 Titre : Aube Troyes Extension CG
Troyes est-ce en France ?
L’Aube est-ce en Europe ?
(le feuilleton du projet d’agrandissement du conseil général)
La communauté urbaine d’Angers, souhaite développer les hébergements touristiques sur son territoire, et a choisi quelques terrains pouvant convenir à ces implantations. Bien situé, a proximité de la Loire, bref, un projet intéressant : Une seule condition posée aux éventuels investisseurs, inscrire les réalisations a venir dans le cadre du développement durable et de la construction bio-climatique.
Là comme ailleurs, les élus ont compris qu’un projet de ce type doit non seulement correspondre à une réalité du marché, mais engager le moins possible les générations futures quant aux coûts de fonctionnement...
A un autre niveau, celui de l’Europe, les subventions d’équipement concernant les structures touristiques dés 2007, seront réservées aux projets s’inscrivant dans une perspective de développement durable et d’économies d’énergie.
L’Europe bouge, la France avance...Il n’y a qu’un petit département, sans doute coupé du monde qui n’a pas conscience des réalités.
Un département ou la concertation est repoussée, car dangereuse. Comment le peuple pourrait-il avoir des idées ? Un avis ?
Hélas ce département c’est le notre, ou la bêtise est institutionnalisée, la nullité crasse exerce un pouvoir sans partage et décide de tout, en particulier d’endetter les générations futures, pour construire un bâtiment (l’annexe du conseil général) aussi coûteux qu’inadapté.
Quand les élus descendront-ils sur terre ? Quand prendront-ils conscience qu’ils ont coupé des citoyens, citoyens qui souffrent d’une précarité grandissante, et sans doute plus encore du mépris de ces élites supposées...
Comment l’esprit pourrait-il venir aux élus ? Peut-être pourrait-on essayer de répondre à cette question de fond
Ulysse
Article : publié par Ulysse dans : Voilà ce qu’en pense Ulysse
Date : Jeudi 09 Février 2006 Titre : Chik Chikungunya Baroin Ministère Outre-mer Troyes 2
Chik... L’Etat se réveille, BAROIN NE DIT PLUS RIEN...
"Xavier Bertrand a présenté hier en conseil des ministres son plan global de lutte contre l’épidémie de chikungunya. Il a précisé que 20 000 personnes supplémentaires ont été infectées par le virus à la Réunion en une semaine ce qui conduit à un total de 70 000 personnes. Le plan global comprend six axes. Notamment, les moyens humains et matériels seront décuplés pour lutter contre le moustique. Au 20 février, 3 600 hommes seront déployés sur le terrain à La Réunion pour détruire les lieux de ponte et démoustiquer. 300 militaires et 77 cadres de la sécurité civile seront envoyés de métropole en renfort. Un nouveau plan de communication prévoit la diffusion jusqu’au 31 mars d’une première série de messages dans tous les médias sur la maladie et les moyens individuels de se protéger et de lutter contre le moustique. La prise en charge sanitaire et médico-sociale est renforcée : 65 lits supplémentaires ont été ouverts et 100 autres le seront si les besoins le justifient. 20 médecins et 30 infirmières de métropole interviennent, par rotation, en renfort". source univadis.
D’autre part, dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de Chikungunya qui touche l’Île de La Réunion, Xavier BERTRAND, Ministre de la Santé et des Solidarités, François BAROIN, Ministre de l’Outre-mer et Léon BERTRAND, Ministre délégué au Tourisme ont tenu une conférence de presse afin de présenter l’ensemble des mesures supplémentaires prises par le gouvernement le Mercredi 8 février 2006 à 12h30. On a remarqué que le nombre des victimes 70000 était sans aucun rapport avec les chiffres annoncés précédemment... Ceci confirme point par point notre article du 5 février Le choc du "chik" ! Pourquoi avoir attendu si longtemps avant de faire quelque chose ? Pourquoi ce grand silence de BAROIN sur le sujet alors qu’il est l’un des trois ministres concernés ?
Article : publié par Cassandre dans : Les lettres de Martin
Date : Mardi 14 Février 2006 Titre : ESTAC Neige Pelouse et CAT
Monsieur FURLAN n’aime pas la neige...
Monsieur Furlan, pour qui j’ai le plus grand respect est paraît-il en colère !!
En effet, il semble qu’hier matin son équipe n’ait pas pu s’entraîner normalement les terrains n’ayant pas été dégagés de la neige qui les recouvrait. Il s’en est offusqué, relayé en cela par les journalistes de la presse locale. Nos pauvres footballeurs ont donc été obligés de s’entraîner sur le terrain synthétique de Henri Terré, les pieds dans la neige lourde et humide ! Rendez vous compte !!
Il parait que cela est difficile à admettre, car les joueurs n’ont pu travailler correctement pour le match de ce soir. « Le décalage entre l’espoir des aubois et les moyens mis en place » serait parait t-il flagrant.
Ben moi déjà cela ne me choque pas franchement. Je suis un grand admirateur de Monsieur Furlan, mais au risque de lui déplaire, je préfère nettement que les employés de la CAT aient travaillé à déneiger routes et trottoirs plutôt qu’un terrain pour nos joueurs fussent-ils professionnels. Ils auraient même préparé la finale de la Champion’s Ligue que j’aurais trouvé normal que l’on prennent d’abord soin que nos grand- mères ne se cassent pas la margoulette sur nos trottoirs avant eux !! C’est regrettable certes pour la préparation du match, mais ce n’est en aucun cas scandaleux ! Et puis se sont des professionnels qui doivent faire avec les aléas. (Il ne neige pas si souvent dans notre département)
Non, en fait il semble que Monsieur Furlan se soit emporté pour autre chose ! Les services de la CAT censés entretenir les terrains du stade de l’Aube ne semblent eux pas à la hauteur. Pour exemple bien que notre département ait été placé en vigilance orange par météo France, nos fonctionnaires n’ont pas jugé utile de bâcher le terrain pour le protéger ! La pelouse risque donc d’être dans un piteux état pour le match de contre Nancy Samedi prochain. Il semble aussi qu’il y ait de plus en plus de tirage entre le club et la CAT concernant le fonctionnement où l’entretien du stade de l’Aube. Les horaires rigides des fonctionnaires affectés n’étant pas de la souplesse requise dans certains cas. François aurait-il encore fait des économies !! Attention faut pas rigoler avec cela, ce serait mauvais pour la « com ». L’Estac est un sujet sensible !!
Après avoir menacé de « contraindre » ses supporters récalcitrants (puis l’avoir aussitôt démenti), voila que le torchon commence à brûler entre l’Estac et la CAT. Voilà qui paraît être un sujet à creuser, cher Cassandre.
J’y reviendrai (en particulier sur un éclairage bien compliqué, puisque paraît-il, il nous faut faire venir des techniciens extérieurs au département à chaque match pour le faire fonctionner).... Hallucinant non comme disent mes enfants !
Article : publié par Léo dans : Les enquêtes de Léo
Date : Mercredi 15 Février 2006 Titre : Electricté Nucléaire
Electricité, danger ?
Aucun doute l’électricité est un progrès, un grand progrès qu’il serait idiot de remettre en question. Néanmoins la production d’électricité en France est très obscure. Après le nucléaire militaire on introduit le nucléaire civil en nous disant que le dernier est moins dangereux que le premier ; j’en doute ! Pas de danger, aucun danger c’est promis juré. Mais y a eu Tchernobyl même si on nous dit qu’en France c’est pas pareil j’ai du mal, je doute encore.
Et puis, pourquoi à Kyoto, on dit à notre Chirac à propos des gaz à effet de serre, que choisir entre la peste et le choléra on ne choisit pas...
Alors je veux bien entendre que le nucléaire est le top du top mais je constate qu’aucun pays n’adopte notre nucléaire sauf l’Iran qui prend juste le militaire et là tout le monde s’affole. Deux poids, deux mesures. Moi qui n’y connaît que très peu en sciences je crois quand même que le nucléaire c’est la destruction d’un noyau d’uranium ou de plutonium ou peut-être encore d’autres matériaux et quand les militaires le font c’est dangereux mais quand c’est EDF c’est pas dangereux. Qui croire ? Quant aux prix de l’électricité. Ok ce n’est pas très cher. Mais à condition que les citoyens participent aux constructions des centrales et à leur démantèlement. On fera peut-être venir des hindous pour le faire ?
Aucune estimation de coût n’a été faite. Ici à Troyes on commence à s’habituer aux grands projets approximativement évalués. Pour moi y a qu’une solution : on arrête de gâcher.
Françoise
Article : publié par Cassandre dans : Nos lecteurs nous informent
Date : Mercredi 15 Février 2006 Titre : Auboisementcorrect
AUBOISEMENTCORRECT va évoluer.
Depuis sa naissance en juin 2005, auboisementcorrect a progressé : 312 abonnés, plus de 6000 connexions par mois, une réputation qui s’améliore... Né au départ d’un tout petit groupe de rédacteurs réunit autour de Philippe BEURY, il a vu son audience progressivement augmenter et son nombre d’abonnés exploser. C’est bien mais nous sommes arrivés à un point où il nous semble nécessaire de réfléchir à l’avenir du site pour le rendre encore plus attractif et encore plus efficace. Ce mardi 14 février, une réunion a rassemblé les intervenants d’auboisementcorrect.
Plusieurs décisions ont été prises :
Sortir de l’anonymat : au lancement d’auboisementcorrect l’anonymat permettait aux connectés de nous lire sans a priori. Cela nous a permis de toucher des personnes qui n’auraient pas fréquenté le site de X ou de Y. Cet anonymat va progressivement disparaître. Certains articles resteront signés de pseudo pour préserver certains de nos informateurs mais les rédacteurs principaux seront publics.
Auboisementcorrect a besoin d’affiner sa ligne éditoriale. Trois rédacteurs vont désormais faire partie d’un comité éditorial qui éditera un éditorial chaque semaine.
Il faut renforcer la lisibilité du site. Plusieurs catégories sont apparues au fil du temps, correspondant à de nouveaux rédacteurs et à de nouveaux points d’intérêt. Elles sont désormais en désordre et n’aident pas le lecteur à se diriger dans le site. Il est ainsi difficile, par exemple, pour quelqu’un qui cherche des informations sur le plan de circulation de Troyes, de savoir où les trouver. Les articles sont dispersés dans plusieurs catégories différentes. La première décision est de rénover complètement ces catégories de rubriques.
Les articles du site ont progressivement évolué. Certains paraissent maintenant trop longs pour une lecture en ligne. Progressivement l’organisation des articles va évoluer pour permettre une lecture plus aisée sans nuire à la qualité des informations présentées.
Le lecteur a besoin de repères fixes pour savoir où chercher une information sur auboisementcorrect. C’est actuellement difficile. Des rubriques régulières, chroniques paraissant à des jours fixes vont ainsi naitre bientôt.
Bientôt, un dessinateur viendra renforcer notre équipe de rédacteur afin de diversifier l’offre et offrir un dessin caricatural hebdomadaire.
Enfin, auboisementcorrect devient plus un site à part entière qu’un blog. Nous sommes en ce moment en train de réfléchir à la possibilité de migrer pour devenir indépendant d’overblog. Possédant notre « nom de domaine » c’est possible mais cela demande du travail, l’investissement de graphistes, webmaster, collaborateurs extérieurs... Un site à part entière permettra également l’organisation de « forum de discussion » par exemple ou la mise en place d’un moteur de recherche interne vous permettant de retrouver facilement un article grâce à quelques mots clefs. Un site indépendant est une bonne chose mais cela représente beaucoup de travail et un investissement financier certain. L’étude est en cours.
L’objectif d’auboisement correct n’a pas changé : Construire un média alternatif indépendant sur l’agglomération Troyenne et sur l’Aube. Nous sommes maintenant à la croisée des chemins. Deux options se présentent à nous : soit rester un petit site à la diffusion restreinte, soit opter pour une organisation nous permettant de multiplier nos lecteurs et nos abonnés.
Enfin, nous réfléchissons au lancement prochain d’une association loi 1901 qui permettra de réunir ceux qui sont attachés au site et qui veulent le faire progresser.
Vous pouvez devenir partie prenante de cette évolution du site :
Ecrivez des articles sur les sujets qui vous semblent importants.
Envoyer nous vos dessins et caricatures si vous avez des talents au crayon.
Participer aux commentaires.
Si vous voulez vous impliquer plus encore, devenir rédacteur, participer à l’évolution du site, nous faire profiter de vos compétences en informatique, adhérer à la future association, écrivez nous à auboisementcorrect@free.fr, nous vous contacterons.
Toute cette évolution ne se fera pas en un jour...
Plusieurs mois seront nécessaires pour rendre ce site encore plus efficace. Ne soyez pas impatients mais ne soyez pas, non plus, étonnés de l’évolution qui va se faire. Vos connexions régulières sont importantes, elles nous soutiennent, elles nous font progresser dans le référencement. Nous aurons bientôt besoin de vous pour multiplier le nombre d’abonnés et faire connaître auboisementcorrect autour de vous. Nous comptons sur votre participation.
Et, en avant vers de nouvelles aventures !
Article : publié par Cassandre dans : auboisementcorrect
Date : Jeudi 16 Février 2006 Titre : ADNOT Aube Rocade Sud-Est Budget
Qui fut pris qui croyait prendre !
Revenons sur cette fameuse rocade Sud-Est et expliquons pourquoi nous aurons une belle note à payer bientôt... (Pour les nouveaux lecteurs, afin de faciliter la lecture, reportez-vous d’abord là, ici et là).
Quand il fallut aborder le projet de réalisation cette rocade, Philippe ADNOT décida de sortir le projet du contrat de plan Etat-Région. D’après lui, compte tenu des sommes en jeu et du système de récupération de TVA, la proposition de l’Etat revenait à un marché de dupes. Il expliqua doctement à ses collègues, ébahis d’admiration devant autant de maestria financière, que la participation de l’Etat, avec le système de compensation de TVA se réduisait à une peau de chagrin. Qu’il était de loin préférable de réaliser ce projet par nous mêmes, en sollicitant les autres collectivités locales intéressées, la CAT et la Région.
Comme au niveau du Conseil Général il n’y a plus désormais de personnalités suffisamment fortes pour le contredire ! Les GALLET, GRANET, COILLOT, ROYER, DIDIER, GAILLARD, Le GOAS... avaient quitté l’hémicycle pour laisser leur place à une équipe de beni-oui-oui, chacun goba l’affaire et suivit la voix de son maître.
Pour être plus clair, prenons un exemple :
Financièrement, les arguments de Philippe ADNOT sont loin d’être justes. L’exemple théorique que nous donnons ci après démontre que l’enjeu n’en vaut pas la chandelle.
Pour un investissement de 26 M¤, soit 32 M¤ TTC et la grille de financement théorique ci-après, le coût pour les différents partenaires, en cas de participation de l’Etat aurait été :
(1)
Conseil Général
30%
9.6 M¤
Région
30%
9.6 M¤
CAT
25%
8 M¤
Etat
15%
4.8 M¤
100%
32 M¤
En sortant l’opération du Contrat de plan Etat-Région et en la réalisant lui-même, le Conseil Général escomptait faire des économies :
(2)
(1) - (2)
Nouvelle répartition
Nouveau coût
TVA récupérée
Coût net
Economie théorique
C. Gal
35.30%
11.30
2.12
9.18 M¤
0.42 M¤
REGION
35.30%
11.30
2.12
9.18 M¤
0.42 M¤
CAT
29.40%
9.40
1.76
7.64 M¤
0.36 M¤
100%
32
6
26 M¤
1.20 M¤
L’économie existe mais il n’y a pas de quoi fouetter un chat, surtout en cas de dépassement de budget.... En effet, pour avoir voulu économiser 1,20 M¤, il faut maintenant assumer le surcoût de 22 M¤ et nous ne sommes pas au bout de nos surprises !
Mais pire c’est qu’en cas de dépassement du budget, dans le cadre du contrat de plan, ce dernier aurait été assuré par l’Etat, alors qu’aujourd’hui les 22 millions d’euros supplémentaires ce sont les collectivités qui se les prennent « plein pot », d’où le manque d’ardeur à suivre de la CAT et de la Région.
Qui fut pris qui croyait prendre ! Mais ce n’est pas grave, c’est encore une fois le contribuable aubois qui va payer, comme ce fut le cas avec la fameuse affaire des casiers.
Au royaume des aveugles le borgne est roi, ce qui explique que pour ses collègues du Conseil Général ADNOT passe pour un excellent gestionnaire faisant leur admiration. Il s’en faut pourtant de beaucoup pour que cela soit vrai !
Jean sans terre
Article : publié par Jean sans Terre dans : Chronique de Jean sans Terre
Date : Jeudi 16 Février 2006 Titre : Porte-Avions Clemenceau
Ca ne tue pas... Mais qu’est-ce que la France a l’air ridicule...
J’avais envie de faire un écho sur l’odyssée du Clem’. C’est pas très local comme affaire et le canal, même à grand gabarit aurait du mal à accueillir ce « fleuron de la marine française ». Mais notre pays a l’air tellement ridicule dans cette affaire, la gestion gouvernementale en est si catastrophique que j’avais l’impression que cela touchait tout le monde, même les aubois. « L’autre monde » m’a coupé l’herbe sous le pied... dans un article tellement bat’ que j’avais envie de le pomper intégral pour le mettre sur le site. Mais, il vaut mieux que vous alliez le lire là-bas... Ca vaut le voyage !
Article : publié par Cassandre dans : Humeur
Date : Dimanche 19 Février 2006 Titre : Baroin Troyes Logements de fonctions
Où habite-t-il ?
« Aujourd’hui en France » nous apprenait lundi dernier que François BAROIN, ministre de l’Outre-Mer n’avait pas déménagé aux frais de l’Etat et habitait toujours son « pied à terre » parisien... Un an après l’affaire GAYMARD, il est assez satisfaisant de constater que notre Minitre-Maire n’ait pas loué 600 m² aux frais de l’Etat pour loger sa petite famille... Par contre, nous, à auboisementcorrect, on préfèrerait qu’il possède un « pied à terre » à Troyes... Cela lui permettrait de se rendre compte de certains problèmes de la ville...
Article : publié par Cassandre dans : Les lettres de Martin
Date : Lundi 20 Février 2006 Titre : Troyes Routes Requalification
Nous n’avons pas la chance d’être re-qualifiés, nous !!!!!!!!!!
Vous vous souvenez cher Cassandre, que je vous avais parlé de cette nouvelle association de commerçants au pied du « Y » qui cherche désespérément une oreille attentive de la part de la Mairie. Eh bien nous, habitants du cinquième canton nous sentons un peu délaissés aussi. On aimerait bien profiter de la requalification. Oh ! Pas forcément avec du buis où de la pierre d’Etrochey. Non simplement avoir un revêtement correct sur les chaussées de notre quartier.
J’ai pris soin de prendre mon appareil photo pour vous montrer (car les photos valent souvent mieux que les discours) l’état du boulevard Jules Guesde, qui n’est qu’un exemple de la réalité de délabrement des rues de notre quartier !!
Cela se passe de commentaires non ?
Certains nids de poules ont bien 10 cm de profondeur.
Jeudi un camion de la mairie est bien passé pour en boucher certains et tenter de cacher la misère. Mais il est loin de tout avoir colmaté, pire les quelques retouches volent déjà en éclat. Je l’aurais bien pris en photo, mais le temps de revenir, il était déjà parti.
Je voulais absolument vous montrer l’état du boulevard pris de devant la vitrine de la « bibliothèque sonore » de Troyes. Eh c’est bien à cet endroit que des non voyants sont censés traverser. Même guidés par un valide la foulure ou l’entorse est garantie. Inadmissible !
Mais ce ne sont que des exemples, la totalité du boulevard dans les deux sens est dans cet état, ainsi que la rue de Beauregard et toutes les rues perpendiculaires à ces deux axes. La circulation sur ces axes en devient dangereuse pour les voitures qui slaloment et les piétons qui font comme ils le peuvent
De mauvaises langues dans les couloirs de la mairie prétendent que la requalification du centre ayant englouti tout le pognon, on essaye d’économiser sur tout. Mais ce sont certainement de mauvaises langues ou des jaloux...
Léo
Article : publié par Léo dans : Les enquêtes de Léo
Date : Lundi 20 Février 2006 Titre : Requalification Troyes Place marché aux pains
Auprès de mon arbre, je vivais heureux...
La requalification urbaine de Troyes est largement plébiscitée dans notre ville. Certains se plaignent de l’aspect très « minéral » des rues réhabilitées ; mais, dans l’ensemble beaucoup reconnaissent que l’action de la ville est, dans ce domaine, largement positive.
Ce n’est plus le cas depuis quelques semaines... La rénovation de la place du marché aux pains pose problème. Pas à cause de la pierre d’Etrochey qui revient ici comme partout ailleurs, espérons que les améliorations prévues éviteront qu’elle ne se transforme en patinoire comme la place Vernier... Pas à cause de la semi-piétonisation qui, nous l’avons déjà dit, regroupe les désavantages de la piétonisation et de la circulation libre sans en avoir les bénéfices... Pas à cause de l’absence de voie de circulation pour les vélos, c’est devenu une habitude de nos élus... Non, non...
Certes, la place du marché aux pains avait besoin d’une réhabilitation. Rénovée il y a de nombreuses années, elle commençait à vieillir. Mais pourquoi a-t-il fallu qu’on abatte les arbres qui lui donnaient un agrément certain ? Lors des premiers contacts avec les riverains, la municipalité avait d’ailleurs promis que les arbres seraient préservés... Mais les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent, les tronçonneuses sont entrées en actions et tous les arbres ont disparus...
Quand on pose la question, on nous répond que les arbres étaient très malades... Prêts à mourir... « Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage... » Ce n’était pas évident lorsqu’on examinait les troncs tranchés...
En fait, nos édiles qui se piquent d’aménagement urbain veulent donner un air d’unité à la ville, uniformiser voilà le « maître mot ». C’est pour cela qu’il n’y a plus que de la pierre d’Etrochey (bien qu’elle présente beaucoup de défauts), que les places et les rues sont d’une minéralité déprimante que ne peuvent égayer les buis plantés ici et là... C’est aussi pour cela que le Maire et ses adjoints ont décidé de supprimer toutes les jardinières de fleurs qu’il trouve d’une ringardise à pleurer, préférant l’animation des cimetières...
Je sais bien que Dominique BOISSEAU prétendra que je n’y connais rien en aménagement urbain, mais enfin, pourquoi avoir détruit une place aussi bucolique, presque un village au centre de la ville, pour la transformer en un lieu quelconque ? Pourquoi ne pas s’être contenté de « rénover » sans vouloir tout détruire, tout raser, tout couper... Bien sûr, les arbres repousseront... Ce qui m’embête c’est que dans 50 ans, je serai mort et que je ne verrai plus jamais la jolie place du marché aux pains... Auprès de mon arbre, je vivais heureux... Mais le bonheur aussi c’est peut-être ringard !
« Auprès de mon arbre, je vivais heureux... mais BOISSEAU voulut s’occuper de mon arbre,
Auprès de mon arbre, je vivais heureux, j’aurais jamais du le quitter des yeux... "
Article : publié par Cassandre dans : auboisementcorrect
Date : Mardi 21 Février 2006 Titre : Requalification Troyes Place du marché aux pains 2
Malades ou trop grands ?
" On avait déjà fait le coup aux Parisiens Place du Tertre, aux Briennois cour de l’Ecole Militaire, c’est maintenant le tour des Troyens Place du Marché au Pains. Un mauvais jour, ils découvrent que les arbres qui ont abrité leur jeux d’enfants, leurs promenades amoureuses... ont disparu. Et là on vous explique qu’ils étaient malades et qu’il valait mieux les couper quitte à en replanter d’autres. Plus petits, forcément... Comme si aujourd’hui, on ne savait pas soigner un arbre voire le consolider ?
Ne serait-ce pas plutôt que ces arbres étaient trop grands pour eux ? Qu’ils en avaient trop vu ? Qu’ils en savaient trop ? Qu’ils étaient Troyens depuis toujours ?
Ils leur faisaient sans doute de l’ombre..."
Consuela
Article : publié par Consuela dans : Nos lecteurs nous informent
Date : Mardi 21 Février 2006 Titre : Aube Troyes Développement durable
Voyage d’étude pour le conseil général (Projet)
Notre ville et notre département sont-ils à jamais figés ? Accrochés à une époque révolue, et à des coutumes, obsolètes ? Pendant qu’ici nos élus veulent construire des palais inutiles en employant les méthodes du passé, ailleurs et pas très loin, on avance...
A Besançon, ( est-ce assez exotique pour susciter un intérêt pour nos élus ? J’en doute) on réalise...
Dés 1980, était installée une piscine à chauffage solaire, en 2004, une installation de panneaux photovoltaïques ( 360 m2) couronnait les services municipaux, l’électricité produite suffisant à alimenter les voitures de ses services GRATUITEMENT.
En 2005, une installation de capteurs solaires permettait la production d’eau chaude, pour les bâtiments municipaux et un gymnase...
Cette année : mise en fonctionnement, le mois prochain, d’une chaufferie bois desservant 2500 logements...les principes mis en ½uvre :
Compétitivité économique ( pas de surcoût pour les locataires )
Sécurité d’approvisionnement ( déconnexion de marché mondial de l’énergie )
Protection de l’environnement( lutte contre l’effet de serre)
Développement local
Cette installation a reçu l’aide de l’ADEME, de l’état, de la région ... etc. ... etc. ...
Les bâtiments construits à cette occasion l’ont été avec des matériaux respectant les normes H.Q.E. ( vous savez, ces normes qui se sont arrêtées à la frontière de notre département...), les rejets de co2 vont diminuer de 52%, et l’emploi de bois, permettra d’économiser 3320 tonnes de fioul lourd, par an.
Voila une réalisation qui mérite le détour, peut-être le conseil général pourrait-il organiser un voyage d’étude à Besançon ? Outre son coût réduit, ce voyage permettrait-il à nos élus de se poser pour une fois des questions de fond, d’être mieux informés, et plus à l’écoute ?
Le monde bouge, la France commence à remuer, l’Aube reste « droit dans ses bottes » celles de l’ignorance et de la suffisance...
Dommage...pour les Aubois
Article : publié par Ulysse dans : Voilà ce qu’en pense Ulysse
Date : Mardi 21 Février 2006 Titre : Baroin Chikungunya
Paroles, paroles, paroles...
Notre brillant jeune premier vient de faire une prestation un peu pitoyable à l’assemblée nationale. En réponse à une question d’un député, sous le regard plus que réprobateur de Dominique de VILLEPIN, François BAROIN a fait l’inventaire des mesures prises par la France pour venir en aide à l’un de ses territoires touchés par une épidémie importante sans parvenir à faire oublier son manque de célérité en la matière. Auboisementcorrect a relaté la convocation des ministres par le Premier d’entre eux pour leur rappeler leurs obligations pour aider leurs compatriotes, TOUS leurs compatriotes... Rappelons que les 110000 Réunionnais touchés par le Chikungunya c’est l’équivalent de 10 millions de Français alités en même temps, ce qui aurait entraîné des décisions importantes au niveau de l’Etat et un grand remue-ménage national.
Oubliant que la métropole a mis des mois et des mois à réagir, oubliant ses propos sur la bénignité de la maladie (la « simple grippe qui courbe le dos » ne sera pas oublié de sitôt là-bas...), oubliant la défaillance du sous ministre de la santé, faisant table-rase du passé comme un adepte du Marxisme-Léninisme, François BAROIN a donné un certain nombre de mesures, demandé l’Union nationale et affirmé que c’est ensemble que nous parviendrons à lutter contre la maladie. Il eût été préférable d’y penser il y a quelques mois... Que c’est tard...
En le voyant se servir avec brio de toutes ses techniques de communication, je pensais qu’il appartenait vraiment, malgré son âge, à une autre génération qui pense que les paroles valent mieux que les actes et qu’il suffit de parler pour convaincre les électeurs de votre efficacité... Que c’est vieux jeu et pathétique tout ça !
Notre apprenti sorcier part ce soir à la Réunion, connaissant un certain nombre d’autochtones, je pense que l’accueil sera assez chaud (avec ou sans moustique)...
Article : publié par Cassandre dans : auboisementcorrect
Date : Mardi 21 Février 2006 Titre : Troyes Infrastructure Route
Juger l’arbre à ses fruits : la municipalité et l’état des routes de Troyes...
L’article de Léo lundi dernier a entraîné un grand nombre de commentaires ou de courriel à auboisementcorrect. Chacun signalant l’état désastreux des chaussées près de son domicile ; les nids de poules et autres ornières peuplant les revêtements macadamiques troyens... Impossible ici de faire la liste des manques d’entretiens... Toutes les rues de Troyes (hormis celles de l’hypercentre) sont dans un sale état...
Tout cela témoigne d’un manque de gestion des travaux de cette municipalité. Car en fait, c’est très simple... Les spécialistes vous le diront, un revêtement urbain tient 6 à 8 ans. Les municipalités les moins économes ou très soucieuses du bien-être de leurs ressortissants les renouvellent tous les six ans ; les plus radines ou les moins attachées à leurs concitoyens tous les huit ans. Partant de là, il suffit de calculer. Troyes possède 260 km de voie urbaine (en fait, je ne suis pas certain du chiffre, pas la peine de vous exciter monsieur LARCHER, le raisonnement tient quelque soit la longueur réelle des rues à entretenir...), donc si Troyes possède 260 km de voies, si chaque voie doit être refaite tous les 7 ans, il faut donc entreprendre des travaux pour 38 km de route tous les ans. Si vous ne le faites pas, vous verrez l’état de votre cité se dégrader mais pire, tôt ou tard, il faudra trouver encore plus d’argent pour complètement restaurer ce qui n’a pas été entretenu régulièrement.
C’est exactement ce qui se produit en ce moment. Depuis de nombreuses années, la municipalité est très en retard dans ce prévisionnel d’entretien des routes, ce qui explique l’état déplorable de celles-ci et les réactions des habitants courroucés. On fait des économies qu’il faudra payer un jour ou l’autre. On se dépense et l’on dépense pour l’hypercentre et ses 8000 résidants en oubliant le reste de la cité... et ses 52000 habitants !
Ce manque de prise en compte des besoins réels de TOUTE la cité, flagrant pour les routes mais qui existent dans de nombreux domaines, est certainement l’un des points les plus négatifs de la gestion de François BAROIN et de sa municipalité...
Article : publié par Cassandre dans : auboisementcorrect
Date : Mercredi 22 Février 2006 Titre : Baroin Polémique politicienne Chikungunya
Polémique politicienne = 110000 malades + 50 morts
C’est un peu facile. Le gouvernement a été violemment pris à parti à l’assemblée nationale cet après-midi à propos de sa gestion catastrophique de la crise du Chikungunya. En réponse à une question d’un député PS François BAROIN a répondu en parlant d’une « polémique politicienne ». Le ministre de l’Outre-Mer et cependant toujours Maire de Troyes essaie de repousser la faute sur les autres. Mais, ce n’est pas en cassant le thermomètre qu’on soigne la fièvre, ce n’est pas en réduisant au silence ceux qui appellent au secours qu’on résout les problèmes...
Souvent évoqué dans nos colonnes, cette crise est significative d’une erreur du gouvernement. Celui-ci n’a pas pris en compte suffisamment tôt et avec assez de sérieux les alertes venant de l’île de la Réunion. Obstinés à nier les faits, à minimiser la réalité, les différents membres du gouvernement concernés ont laissé ces Français d’Outre-Mer sans aide. Politiques avant que gestionnaires, François BAROIN et le sous-ministre de la santé ont vu des complots visant à les mettre en péril, une « polémique politicienne » là où il n’y avait que demande d’aides. Ce qui était une erreur est alors devenu une faute. Dès le départ, les services de communication ont jugé intelligent de mettre en doute la crédibilité de ceux qui appelaient au secours. On a trouvé quelques fonctionnaires assez serviles pour nier la réalité. Cette immense épidémie qui touche 110000 personnes est devenue une banale infection, cette maladie qui met en arrêt de travail 15% des travailleurs de la Réunion est une petite grippe et les morts sont reliés à d’autres pathologies... L’interview du 5 janvier de François BAROIN est, à cet égard, révélateur. (On peut lire ici l’interview complète). Elle pourrait rester dans les annales politiques comme le témoignage de ce qu’il ne faut pas faire. Manifestement le Ministre est insuffisamment informé, il fait confiance à ses collaborateurs sans avoir pris la peine de vérifier les sources et les faits et il se repose sur ses techniques de communication, pensant qu’il suffit de belles paroles pour masquer la réalité.
Nous rappelions hier après-midi cette confiance absolue dans le verbe « En le voyant se servir avec brio de toutes ses techniques de communication, je pensais qu’il appartenait vraiment, malgré son âge, à une autre génération qui pense que les paroles valent mieux que les actes et qu’il suffit de parler pour convaincre les électeurs de votre efficacité... » L’assemblée n’a pas du tout accepté cela poussant le président à interrompre la séance. Sûr que les habitants de la Réunion ne se contenteront plus de belles paroles quand les personnes touchées et les décès continuent à augmenter...
Lors de la canicule déjà, un ministre et des fonctionnaires serviles ont voulu mettre en doute la fiabilité et même l’honnêteté de ceux qui criaient au loup... Un ministre en tee-shirt a cru qu’il suffisait d’interrompre ses vacances pour aller donner un verre d’eau à une personne âgée devant les caméras de télévision pour se dédouaner de toute responsabilité ; des fonctionnaires ont déclaré que les victimes étaient des personnes déjà largement malades qui, de toute façon, seraient décédées quelques jours plus tard. Bilan 30000 morts ! Cela ne leur a pas porté bonheur mais on pensait que les politiques avaient compris le message. Les mesures prises pour lutter contre la grippe aviaire faisaient d’ailleurs penser cela. Mais, pendant qu’on se faisait plaisir ici, on laissait des gens sans secours à la Réunion. Et, la Réunion, même si François BAROIN semble l’oublier, c’est la France...
Le 5 février nous relations les effets pervers de la double casquette Ministre et Maire de François BAROIN (ici) Effets pervers que nous analysons jour après jour à auboisementcorrect pour ce qui est de la ville de Troyes, effets pervers mis à jour hier à l’assemblée nationale pour ce qui concerne le service de l’état.
Nous l’avons répété et demandé plusieurs fois, François BAROIN devait choisir : être Maire ou être Ministre. Pour de piteuses raisons électorales, pour assurer son avenir personnel, par mépris pour ses électeurs ou par fatuité, François BAROIN n’a pas hésité à faire prendre du retard à sa ville et à mal servir l’Etat. C’est inacceptable.
L’heure est maintenant à la gestion de la crise. On s’est trop moqué des Réunionnais pour ajouter maintenant une crise ministérielle à leurs soucis. Mais il faudra bien demain chercher les responsables et punir les coupables et il faudra une grande « technique de communication » pour permettre à François BAROIN de s’en sortir...
Article : publié par Cassandre dans : auboisementcorrect
Date : Mercredi 22 Février 2006 Titre : ADNOT Rocade Sud-Est Budget
Monsieur ADNOT a-t-il la mémoire courte ou est-il de mauvaise foi ?
Nous n’allons pas polémiquer pour le plaisir de polémiquer...mais faut-il que notre analyse soit bien ciblée pour que Philippe ADNOT soit condamné à demander au représentant de l’Etat de voler à son secours. Il a ainsi amené Monsieur le préfet à se fendre d’une lettre commune, tentant d’expliquer l’inexplicable par une évolution naturelle du dossier, et de se disculper de ses responsabilités. Cette missive, qui se veut une réponse à nos précédents articles sur la rocade Sud-Est, est publiée ce matin par les journaux locaux...
Nous nous garderons bien de remettre en cause la parole de Monsieur le Préfet. Mais pouvons-nous lui faire remarquer, avec le respect du à ses fonctions, que si en effet l’Etat a toujours eu « une position constante », il considérait avoir rempli ses responsabilités dans la réalisation de la ceinture de l’agglomération. Pour cela il prenait en compte comme barreau manquant de la jonction des deux tronçons de rocade la partie de l’autoroute A26 et A5 contournant l’agglomération. Pour l’Etat donc, le contournement de Troyes est terminé depuis bien longtemps...
Cette vision et cet argument ont toujours été refusés par les élus. Même si monsieur le Préfet, arrivé de fraîche date, ne peut s’en souvenir (mais tous les anciens conseillers généraux interrogés sur ce sujet se souviendront de cette affaire) l’Etat finit par céder, acceptant le principe de la rocade. C’est Philippe ADNOT, qui à ce moment là, tout auréolé de sa gloire de brillant gestionnaire et au nom de son savant calcul s’appuyant sur les mécanismes de récupération de la TVA, convainquit ses collègues de refuser cette inscription au contrat de plan Etat-Région. Il était d’après lui plus intéressant pour le département d’assumer la maîtrise d’ouvrage de l’opération, la participation de l’Etat se réduisant à peau de chagrin avec cette récupération de TVA.
Nous maintenons donc nos propos, même si monsieur le Préfet n’est pas au courant (qu’il ouvre donc ses archives) même si monsieur ADNOT a la mémoire courte quand il s’agit de reconnaître ses erreurs.
1 La rocade Sud-Est pouvait être inscrit au contrat de plan Etat-Région.
2 C’est monsieur ADNOT qui a choisi de sortir de ce plan.
3 On voit le résultat aujourd’hui de ce brillant calcul.
4 L’important n’est donc pas de savoir comment s’est écrite l’histoire, mais qui va payer. Et là pas de polémique possible, c’est encore une fois le contribuable aubois !
Article : publié par Cassandre dans : Les lettres de Martin
Date : Jeudi 23 Février 2006 Titre : ADNOT BAROIN Dérives budgétaires
Les mauvaises habitudes d’ADNOT et de BAROIN...
Difficile de juger les projets présentés par la ville de Troyes, la CAT ou le Conseil général. Entre des budgets prévisionnels toujours dépassés et des projets en images de synthèse irréalistes, il y a une énorme différence entre projet et réalité.
Des budgets prévisionnels irréalistes
Nous sommes revenus plusieurs fois sur l’explosion des budgets touchant aussi bien la ville de Troyes (parc Libération), la CAT (salle du Parc des Expositions) que le Conseil général (Rocade Sud-Est, UTT, etc.). Ces dérives financières sont inquiétantes car elles retentissent sur les budgets des collectivités locales donc sur nos impôts mais il y a plus alarmant.
En effet, je ne crois pas ceux qui établissent les budgets soient complètement incompétents ; je n’adhère pas non plus aux multiples explications, toutes tirées par les cheveux, que donnent les collectivités locales pour expliquer l’augmentation des prévisionnels (fouilles archéologiques, escroquerie de l’Etat, prix de l’acier, nappe phréatique en baisse puis en hausse, dureté des sous-sols, contraintes de sécurité, changement de législation, etc. etc.). Je pense que c’est plus grave et que, délibérément, les élus minorent les budgets pour les faire accepter par les assemblées et l’opinion publique pour ensuite, progressivement, les augmenter. C’est grave car cela constitue une dérive qui prive les membres des assemblées des moyens de juger leur bureau et Président. Ceux-ci ont beau jeu de leur dire « Vous avez voté telle ou telle opération » pour les contraindre au silence quand les budgets progressent de 10, 20 voire 50 ou 100%. Les membres des assemblées se sentent liés par la solidarité et par leur absence de perspicacité au départ... Comment expliquer autrement le manque de réaction des conseillers municipaux de Troyes pour les dérives du parc Libération ou des Conseillers généraux pour la rocade Sud-Est alors que les budgets finaux n’ont aucun rapport avec les budgets initiaux ?...
Des projets « virtuels » en image de synthèse
De plus les nouveaux projets ne sont jamais présentés correctement au public, aux médias et aux assemblées. A chaque projet on a droit à des images de synthèse qui permettent de dire tout et son contraire, de trafiquer les perspectives, d’agrémenter ce qui ne le sera pas. Plus de maquettes permettant de se rendre compte des volumes, plus de plan à l’échelle permettant de chiffrer les masses ; avec ces nouvelles images, vous rajoutez de la vie, du rêve... des mamans avec leur landau, des bicyclettes, des arbres, des fleurs, des gens souriants et heureux... Tout est idyllique, rien ne correspond à la réalité. Ce n’est pas grave, les images initiales, « virtuelles » seront oubliées quand le projet sera réalisé comme on oublierait les budgets prévisionnels...
Pourquoi les assemblées délibèrent-elles encore ?
Des projets présentés « virtuellement », des budgets prévisionnels irréalistes, on en vient à se demander pourquoi les assemblées délibèrent encore.
De nombreux élus murmurent dans leur coin contre ces pratiques, aucun n’a encore eu le courage d’intervenir contre, de demander des budgets crédibles, d’exiger des plans de masse, des maquettes à l’échelle.
Puisque les audits sont à la mode, quand le Maire de Troyes demandera-t-il un audit sur les dérives budgétaires du Parc Libération ou Philippe ADNOT un audit sur la rocade Sud-Est... réalisés par des experts indépendant qui n’avale pas toutes les couleuvres proposées...
N’y comptez pas trop, ces audits mettraient en cause les bureaux et les présidents des assemblées qui n’y tiennent pas du tout...
Philippe ADNOT et François BAROIN ont pris l’habitude d’oublier leurs électeurs, on le savait, maintenant ils méprisent les membres de leur assemblée. Ceux-ci ne disent rien... Ces mauvaises habitudes doivent cesser, il est temps pour l’élu de base d’exiger plus de clarté et de vérité.
Article : publié par Cassandre dans : auboisementcorrect
Date : Jeudi 23 Février 2006 Titre : ADNOT Extension du Conseil général
Extension du Conseil général : le préfet a signé le permis de construire mercredi...
Malgré toutes les failles du dossier,
Malgré l’agression que ce bâtiment représente pour la ville de Troyes,
Malgré l’opposition de la majorité des Troyens amoureux de leur ville,
Malgré les problèmes de sécurité
Malgré le coût,
Malgré l’absence de prise en compte de l’environnement...
Le préfet de l’Aube aurait signé cette semaine le permis de construire de l’extension du Conseil général de l’Aube.
C’est un échec pour les opposants au projet...
C’est une catastrophe pour la ville de Troyes,
C’est un succès pour ceux qui privilégient l’autoritarisme à la concertation, le mépris à l’écoute, le pouvoir à la démocratie...
Mais il nous reste encore des recours devant les tribunaux administratifs !
Article : publié par Cassandre dans : auboisementcorrect
Date : Vendredi 24 Février 2006 Titre : BAROIN ADNOT Liberté de la presse
« Il n’y a que les petits hommes, qui redoutent les petits écrits »
On le sait : François BAROIN et Philippe ADNOT n’aiment la presse qu’aux ordres. Ils l’apprécient pour faire des conférences de presse vantant leurs actions, pour leurs interviews à la veille des échéances électorales, pour assurer le reportage de leurs actions et de leurs exploits... Ils l’aiment tendre et ronronnante comme une chatte d’appartement...
Mais quand la presse titille, quand la presse pose des questions, quand la presse cherche des réponses, s’interroge sur des déficits, enquête sur des retards, interviewe les opposants, quand elle informe donc ! Elle devient irritante et malfaisante.
Il y a quelques temps encore, François BAROIN n’hésitait pas à convoquer dans son bureau un rédacteur en chef quand un article n’était pas apprécié ou un coup de téléphone venait souvent essayer de censurer une information malencontreuse... Mais, dans l’ensemble, on se contentait souvent de convoquer les médias pour les abreuver de bonnes paroles en pensant faire oublier la voix des opposants.
La situation auboise a peu à peu évolué depuis deux ans. La venue de nouveaux directeurs généraux et rédacteurs en chefs a permis aux rédactions des journaux locaux de retrouver une certaine autonomie. Oh, rien d’extraordinaire mais enfin, petit à petit, les journaux redeviennent libres, critiques, indépendants... Et cette indépendance, ce culte de la vérité, François BAROIN et Philippe ADNOT ne les supportent pas. C’est bizarre pour le premier, encore jeune, qui a vite oublié les quelques mois passés comme pigiste à Europe1 ; c’est plus compréhensible pour le second, politique vieillissant qui a du mal à changer ses habitudes...
Pourtant, les dernières frasques de nos deux héros font beaucoup parler dans l’Aube. A l’occasion de la dernière réunion des Maires du département, François BAROIN n’aurait pas hésité à conseiller d’annuler les abonnements pour faire pression sur les journaux locaux... Et le second d’embrayer sur ces propos incendiaires... C’est mal comprendre l’importance de la presse locale ici où l’histoire et les habitudes en font un moyen de communication privilégié. C’est prendre les gens pour des imbéciles et ignorer l’arrivée de nouveaux médias, sur lesquels personne n’a de moyen de pression comme « auboisementcorrect ». C’est peut-être aussi imprudent, car beaucoup de journalistes qui, par conviction, étaient proches de nos deux Présidents furent extrêmement choqués de ces mots d’ordre.
On ne sait pas si la proposition fut suivie d’effet. Les aubois semblent trop attachés à leur information locale pour suivre ces appels à l’ostracisme. Certains disent même, qu’en février, les quotidiens départementaux augmentent le nombre de leurs lecteurs.
Quant à nous, peu suspects d’amabilité en faveur des quotidiens mais conscients de leur rôle irremplaçable pour l’information des citoyens, nous ne pouvons qu’espérer que cette tentative d’intimidation se retournera, comme c’est souvent le cas, contre ses instigateurs.
Beaumarchais, décidément d’actualité, nous permettra d’emprunter au mariage de Figaro, l’adresse que nous lançons à François « Je lui dirais... que les sottises imprimées n’ont d’importance, qu’aux lieux où l’on en gène le cours ; que sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur ; et qu’il n’y a que les petits hommes, qui redoutent les petits écrits. »
Article : publié par Cassandre dans : auboisementcorrect
Date : Vendredi 24 Février 2006 Titre : BAROIN Ministère Outre-mer : mal dirigé, mal financé, mal conseillé...
Encore une volée de bois vert contre François...
Le ministère dirigé par François BAROIN est « incapable de coordonner les politiques des autres ministères » dans l’Outre-Mer ce qui « devrait être sa mission première ». Il y a absence d’une « réelle volonté politique », « manque de moyen administratif et humain », « absence de service juridique digne de ce nom pour faire face à la multiplicité des statuts des territoires concernés », « absence de remontées d’informations au niveau central » et en conclusion on ne peut « qu’émettre des doutes sur la capacité du ministère à exercer une fonction efficace de contrôle et d’évaluation. La décision originelle d’engager la dépense lui échappe ; la décision ultérieure de veiller au suivi de la politique arrêtée ne lui appartient pas davantage ; la décision ultime d’en apprécier la validité lui est en définitive déniée puisqu’il ne dispose d’aucun service adapté pour y procéder. »
Donc le ministère dépense des sous en pure perte, il est incapable de coordonner ce que font les différents services, il manque de moyens et ceux-ci sont mal utilisés, enfin, ce qu’il fait, ce qu’il entend, ne remonte pas au sommet de l’Etat. C’est une coquille vide, une apparence sans action... A part faire la promotion de la banane, assister aux obsèques et apparaître dans les médias pour parler sans agir, l’action du ministre est proche du néant absolu...
Vous pensez sûrement que Cassandre exagère, que son opposition à BAROIN lui cache la réalité, que tout ce qui est excessif est faux... Malheureusement, cette volée de bois vert sur BAROIN c’est la cour des comptes et son premier Président Philippe SEGUIN qui l’adresse dans son « RAPPORT AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE 2005 » (décidémment que ce soit au niveau régional ou national, François BAROIN n’a pas de franc succès auprès des Cours des Comptes...)
Bien sûr la façon dont a été géré l’affaire du Chik nous l’avait déjà démontré, François BAROIN est un mauvais ministre qui ne domine pas son sujet et son ministère ne fonctionne pas bien. Mais quand c’est Philippe SEGUIN qui le dit c’est quand même intéressant... Pour plus d’information vous pouvez lire le rapport sur ce site, les données concernant BAROIN et son ministère commencent à la page 407.
Bien sûr, toutes ces carences ne sont pas dû au seul ministre d’autant qu’il n’est arrivé qu’en milieu d’année. Force est pourtant de constater que ce jeune premier si génial révèle, jour après jour, des insuffisances criantes qui font douter de ses capacités. Une suggestion amicale à François : « Arrête de te disperser... Tu es aussi inefficace à la Mairie de Troyes qu’à Paris et ça commence à se savoir... Choisis un seul poste mais un bon... et fais le bien... »
Article : publié par Cassandre dans : auboisementcorrect
Date : Dimanche 26 Février 2006 Titre : Troyes ADNOT Supplique pour Troyes
A Philippe ADNOT : Supplique pour Troyes
Monsieur le Président, c’est grave, je vais abandonner l’humour un peu facile, la dérision futile et les effets de rhétorique...
Monsieur le Président, alors là, chapeau ! J’avoue être scotché, ébahi, halluciné comme dit ma nièce... Pour un beau coup, c’est un beau coup... Qui l’aurait cru ? Et dire que je me suis permis de douter de vos compétences, de votre ardeur, de votre force de conviction...
Voyons donc. Ce projet, cet ahurissant projet, cet abominable bâtiment n’aurait jamais dû voir le jour et vous êtes en passe de réussir un pari face auquel le nettoyage des écuries d’Augias passera bientôt pour un coup de torchon sur un comptoir de bar...
Reprenons les choses au départ. Il y avait à Troyes une petite placette sympathique, agréable, qui ne demandait rien à personne. Un endroit où quelques clochards (c’est comme cela qu’on appelait les SDF quand j’étais petit et qu’on les méprisait moins) terminaient une bouteille ; où les grands-mères venaient promener les bambins ; où les amoureux venaient s’asseoir sur les bancs en se croisant les doigts, jouant à Peynet en regardant le postérieur avantageux de la naïade du Rapt et les pigeons boire à la fontaine. Parfois, au soir de manifestations, on y voyait, après les slogans et les champs révolutionnaires, après la haine et les cris, nos membres du PSU, du PC ou du PS, les défenseurs de l’école libre ou ceux qui voulaient du pinard champenois, discuter passionnément avec les représentants de l’Etat sortant de leur travail... Parce que chez nous le combat s’efface devant le dialogue et les hommes se connaissent si bien qu’ils ne peuvent vraiment se haïr... Le dimanche à midi, c’étaient les paroissiens de Saint-Urbain qui venaient y faire quelques pas pour méditer sur le sermon du curé ou pour médire sur leurs concitoyens... En milieu de cession, les conseillers généraux encore accrocs à la nicotine, venaient en griller une en marchant et en causant. Et le soir du 14 juillet mes souvenirs d’adolescent mêlent la fête nationale, ses flonflons et ses pétards, à des ardeurs plus généreuses, caché dans des buissons symboliques à deux pas d’une foule festive...
Il était sympa le jardin de la Libération... Pas intellectuel, pas grandiose, pas extraordinaire, non ! Simple, d’une simplicité supérieure, d’une bucolique abstraite, beau !
Quand mon père est mort, la ville nous avait proposé de lui donner son nom... Nous avions hésité tant le lieu était central, signifiant et agréable, puis nous avions préféré la seconde proposition de la mairie, appelant rue André BEURY celle où il a toujours habité parce que ce jardin nous paraissait trop gracieux, trop délicat, trop charmant et trop grand... même pour la mémoire de Papa.
Je cherche encore à comprendre ce qui ne convenait pas là, ce qui vous embêtait ici ?
Toujours est-il qu’avec la complicité de Dominique Boisseau qui a viré la fontaine pour y creuser un trou, qui a approfondi en même temps une fosse où s’engloutissent les finances municipales, avec l’onction indifférente d’un Maire qui se tape de sa ville comme il se moque des moustiqués d’Outre-mer, avec la coupable complicité d’élus campagnards qui n’accepteraient jamais de telles horreurs dans leur village ou devant leur maison... J’y suis allé les voir leurs maisons : proprettes, mignonnes, avec des arbres et des fleurs, avec des ruisseaux et des bancs, avec de jolies volets blancs, avec des oiseaux et des chemins... Y’en a pas un qui dégrade sa cour avec du béton et du verre, y’en a pas un qui met des ordures au milieu de son jardin... La modernité, la présence de notre siècle ils ne la mettent pas à Rhèges ou à Bouilly, à Bar sur Aube ou sur Seine, à Fontaine-les-Grés ou à Paisy-Cosdon, à Culoison ou à Gyé, ils la déposent là, près de Saint-Urbain comme les clébards posent leur merde, rapidement, sans souci du décor... Avec l’aide indirecte d’une association censée défendre le Troyes ancien mais qui a préféré se transformer en club de promeneur du dimanche et en jury offrant des écussons à ceux qui défendaient la ville quand, elle, était incapable d’hurler, de crier, de se battre pour sauver un bel endroit. J’y ai souvent pensé depuis cinq ans à Marie-Pascale Ragueneau, passionaria de la cité, défendant l’abattoir face à Jacques Palencher comme si elle protégeait ses enfants ; à Louis Dumont suppliant d’épargner la rue Paillot ; à Michel Vuillemin arrêtant les bulldozers au Gros-Raison pour sauver une pauvre baraque ; à André Beury photographiant en 1945 les derniers vestiges d’une ville qu’il pensait condamné ; à Gabriel Groley, à Lucien Morel-Payen, à Raymond Perreau, à André Seure et à quelques autres... Où sont-ils passés les défenseurs de la cité ? Les vrais, les hommes, ceux devant qui on avait peur parce qu’ils savaient dire le vrai et défendre leur ville comme on défend son pain ? Quel poison avons-nous absorbé, quelle drogue nous a rendu impuissant, quel paradis artificiel nous a détruit pour que nous soyons devenus si faibles et si lâches, si fourbes et si velléitaires.
Dominique BOISSEAU a une image, une belle image... Il dit qu’il était contre le déclassement de la rue Perdue mais que le combat étant perdu, il est maintenant un gallo-romain, conquis par son vainqueur... Mais où sont nos combats ? Où sont nos luttes ? Ou sont nos Gergovie permettant d’absoudre les Alésia. Où est notre amour propre, notre passion acharnée pour cette ville pour que nous soyons si nuls, si lâches, si inefficaces ?
Avec un architecte certainement très compétent mais qui a craché un projet si laid que personne, si ce n’est vous, ne veut vraiment le défendre ; un projet fou qui ignore l’augmentation du pétrole, les nouvelles normes, la modernité telle qu’on la fait partout ailleurs.
Avec la collaboration de quelques intellectuels (mais les intellos ont souvent été du mauvais côté de la collaboration) qui réfléchissent, philosophent, s’interrogent sur l’utilité d’un truc qui nous fait vomir.
Avec tout votre mépris pour nous autres, les gueux, ceux qui n’ont pas de culture, de formation, de diplôme mais qui aiment cette ville d’une passion instinctive, qui l’aiment parce qu’ils la vivent depuis des années, parce qu’ils se sont battus pour elle, parce qu’ils ont passé des heures à expliquer des détails d’architecture ou de peinture, des soirées à faire des cours et des journées à former des guides, à la faire visiter, à l’écrire, à la photographier pour qu’on n’oublie pas la beauté et la grandeur de Troyes, ville d’ouvriers et d’artisans, ville de labeur et ville de joie.
Avec votre insolence, votre prétention qui vous persuade que tous ceux qui sont contre ce projet le font avec des idées derrière la tête, alors que les premiers à lutter contre votre horreur, les premiers à défendre une rue au nom prédestiné ont payé pour cela, ont dépensé du temps, de l’argent et de la crédibilité, pour rien... Acte gratuit, dérisoire et pitoyable, dans un siècle qui ne pense qu’au fric et au pouvoir...
C’est curieux cette haine du beau, cette volonté de casser, de détruire, d’abîmer... C’est incompréhensible pour les gens sensibles, c’est nul...
Vous avez été vachement efficace, monsieur le Président, avec votre refus de discuter, avec vos menaces, avec vos sous-entendus, avec votre morgue prétentieuse et obscène. Et nous avons été drôlement mauvais quand on a l’immense majorité des Troyens, une bonne partie des aubois d’accord avec nous et que nous avons été complètement inefficaces...
Vous ne le savez pas, monsieur le Président, mais j’ai passé du temps à regarder votre projet. Je me disais « Ce n’est pas possible... Si personne ne bouge, si tous plient l’échine, c’est que ça doit être bien... Tu dois te tromper. Tu ne regardes pas vraiment le projet... » L’autre jour, j’ai rencontré Dominique BOISSEAU rue Emile Zola, une discussion sympa, qui prouve que, malgré les attaques dont je ne le ménage pas, il partage avec moi un amour de la ville qui dépasse les clivages, l’amour-propre et les cassures politiques. Il m’a dit que je l’apprécierai un jour votre truc ! Alors je suis rentré chez moi et, encore une fois, j’ai regardé votre site internet pour essayer de comprendre... Je vous le promets, monsieur le Président, j’ai essayé de voir pourquoi vous vouliez mettre ce machin ici... Et je n’ai pas compris...
Monsieur le Président, il y a en l’église Saint-Nicolas, un superbe groupe sculpté de l’école troyenne : les donateurs. Dans ce groupe, un saint Christophe porte sur ses épaules le Christ... Allez voir cette statue, l’enfant a disparu mais il reste ses mains agrippées au cou du saint. L’artiste a su faire passer la confiance et la crainte de l’enfant qui s’accroche au cou de l’adulte. Vous vous rappelez sûrement avoir promené votre fils ainsi, juché sur vos épaules, ses mains s’accrochant à votre cou ou à vos cheveux... Nous étions ainsi, sur vos épaules, craintifs mais confiants... Comme un enfant, nous ne savions pas pourquoi vous étiez là, qui vous avait élu et jusqu’à quand vous resteriez mais nous avions confiance. Alors, emporté par votre délire vous avez voulu faire vite, marquer votre trace dans l’Histoire, exister... Et vous alliez d’un bon pas sous l’acclamation des observateurs et des sots qui n’en ont rien à battre des enfants qui s’accrochent. Nous, juchés sur vos épaules, nous voyions bien que ça allait trop vite, alors, on a essayé de vous le dire, de vous le crier, de le hurler ! Mais nos mains qui s’agrippaient... griffaient votre peau, nos doigts qui s’accrochaient... arrachaient vos cheveux, nos cris qui suppliaient... gênaient votre course, nos pleurs qui imploraient... exaspéraient... Et plus nous parlions, plus nous raisonnions, plus nous expliquions, plus nous argumentions, moins vous pouviez nous entendre... Alors, emporté par votre empressement, vous avez oublié que nous étions sur vos épaules et vous avez passé la porte... et nous nous sommes fracassés la tête sur le linteau !
Monsieur le Président j’ai sûrement été un des seuls à pleurer jeudi soir, à sangloter comme un con parce que nous perdions un petit joyau, parce que nous échangions pour une monumentalité de façade un petit coin de France, de culture, de civilisation. J’avais l’impression d’être le dernier des mohicans, un être un peu débile qui s’attendrissait sur sa vie, sur ses rêves, sur ses échecs. J’appartiens c’est vrai à une civilisation du passé, à ceux qui préfèrent conserver ce qui est beau plutôt que de courir à la laideur !
Monsieur le Président, dans le « Livre de la jungle » de Rudyard Kipling (c’est un conte mais les contes nous apprennent parfois plus la vie que nos futiles expériences...) les animaux même concurrents, même ennemis, quand tout va mal, quand le feu ravage la jungle poussent un même cri et s’entraident en criant leur mot de passe aux heures de détresse « Nous sommes du même camp, toi et moi... »
Nous sommes du même camp monsieur le Président... J’ai probablement été incapable de vous le faire comprendre mais je ne vous crois pas plus bête, plus prétentieux, plus inculte, plus niais que les autres. Je sais qu’au-delà de votre fierté pour ce que vous faites, au-delà d’une certaine raideur, plus loin que votre refus d’écouter ou de reculer il y a chez vous un amour pour votre terre et pour notre vie. Nous sommes du même camp monsieur le Président, nous sommes du même camp... Les défenseurs de Troyes ont failli, la municipalité nous a abandonnés, l’architecte des bâtiments de France s’est couché, le Préfet a signé, vous avez gagné... Mais nous sommes du même camp... et par une grande ironie de l’histoire vous êtes maintenant le seul à pouvoir arrêter cela... « Nous sommes du même camp », il n’est jamais trop tard, je vous le demande monsieur le Président, je vous en supplie... Ne laissez pas faire cela !
Philippe BEURY
Article : publié par P BEURY dans : auboisementcorrect
Date : Lundi 27 Février 2006 Titre : Troyes Passeport Loisir Jeunes.
Passeport Loisir Jeunes.
Les vacances de février viennent de se terminer. Comme tous les enfants ne partent pas bien évidemment au ski, la ville de Troyes a reconduit une organisation appelée : Passeport Loisir Jeunes.
Mes enfants viennent d’y participer et comme à chaque fois ils en sont revenus enchantés.
Pour la somme de 10 euros (15 hors agglo), maximum (diverses minorations sociales étant appliquées sur ce tarif), votre enfant pourra profiter de ses vacances pour s’initier ou pratiquer un ou plusieurs sports de son choix. Ce partenariat entre la ville de Troyes, la CAT et les associations locales fonctionne très bien. La palette se sports ou activités proposés est très complète (L’art floral japonais, les arts plastiques, l’athlétisme, le basket, le billard, le judo, l’audiovisuel, le bmx-roller-skate, le graffiti et bien d’autres.) Bref tout un tas de propositions pour que nos petits jeunes ne s’ennuient pas et cela à un prix dérisoire. L’organisation, du moins pour les activités de mes enfants était parfaite, l’accueil de nos chères têtes blondes très professionnel.
Félicitations à la ville de Troyes (à l’origine) et à la CAT, pour cette opération que je connaissais en été, mais qui semble proposée pour chaque période de congés et un grand merci pour nos enfants. Question : ne pourrait-on pas concernant les activités excentrées, proposer un ramassage TCAT sur quelques points stratégiques de l’agglo ? Mais peut être cela engendrerait-il un coup trop élevé au regard de la participation demandée.
En tout cas Bravo
Vous voyez Cassandre que je sais aussi reconnaître ce qui est bien....
Article : publié par Cassandre dans : Les lettres de Martin
Date : Mardi 28 Février 2006 Titre : LCR PC PS VERT Où en est la gauche ?
Ce qu’il reste de la Gauche... Lu dans le Monde du 27 février 2006 : « Mme Buffet fait campagne pour être la candidate d’union » [NDR : de l’Union du Non de gauche]. Nous y voilà, les masques tombent. Dans cette « Gauche de la Gauche », chacun, la main sur le c½ur veut l’Union ; pourvu qu’elle se fasse autour de soi... Chacun prétend alors être le mieux placé pour incarner cet improbable Non de Gauche : La LCR déclare que son champion de facteur est le mieux placé ; le PC affirme que c’est la Marie-Georges qui peut, seule, être cette candidate ; les Verts, partisans du Non, poussent leur challenger à moustache (un certain José B.) ; enfin, les néo-révolutionnaires du PS souhaiteraient que Lolo puisse mettre tout ce monde d’accord... Pathétique...
Pshitttt ! La fameuse Union de la « Vraie » Gauche (Par opposition à la fausse Gauche, celle des partisans du « Oui » qui ont trahi la Cause...) annoncée à grand renfort de démagogie, a donc fait pshittt... Et les intérêts partisans, la récupération politique d’un fantasmatique « Non » de Gauche reprennent, comme prévu, le dessus. C’est à croire, mais sans doute la ranc½ur est-elle mauvaise conseillère, que d’arrières pensées politiciennes ont animé la campagne référendaire. Et que chacun, derrière cette grande soupe populiste à Gauche, n’avait d’autre objectif que le petit jeu politique franchouillard.
La vague d’un improbable peuple de Gauche n’a pas submergé l’Europe. Mais la Gauche française, elle, livre aujourd’hui le spectacle d’une force politique désorientée, vidée et plus que jamais atomisée. Courir, courir, toujours courir derrière ce peuple mythique, à grand renfort de promesses qu’on ne tiendra pas, d’idées réchauffées qui n’ont plus de saveurs ou d’incantations qui nourrissent les peurs et les frustrations. « La mer n’existe pas, parfois nous la rêvons... » dit une chanson. Le peuple, lui, n’existe plus et la Gauche y rêve encore...
JACQUES
NDLR : Et dans l’Aube ? Et à Troyes ? Où se situe la ligne de partage entre la gauche des « Non » et celle des « Oui » ? Qui est sorti vainqueur des combats internes au PS ? FOURNIER qui s’accroche à sa circonscription a-t-il les moyens de son inaction ? Pierre DESCAVES a-t-il le pouvoir d’empêcher une dérive gauchisante du PS aubois qui exclurait celui-ci de l’efficacité électorale ? Les verts aux dents longues et au verbe haut peuvent-ils imposer un candidat crédible aux législatives ? Dans quelle circonscription ? Les socialistes et leurs alliés ( ?) vont-ils abandonner leurs combats internes pour, enfin, devenir une force d’opposition à Troyes, dans l’Aube, « ici et maintenant... »
La gauche tant locale que nationale doit choisir entre grands idéaux et réalisme... Entre réalisme et réalité... Entre réalité et efficacité... Entre soirées où l’on refait le monde et efficacité électorale... Choix de marchands de tapis diront les puristes, sauf que, sans élection, l’action reste dérisoire....
Article : publié par Jacques dans : Nos lecteurs nous informent
Date : Mardi 28 Février 2006 Titre : Troyes-Paris TER
Paris : Troyes... vive le train
Revenons sur le Paris :Bale, ou plus simplement sur le Troyes-Paris, en effet de nombreux Troyens, prennent plusieurs fois par semaine le train qui nos amène à la capitale en 1h30 environ.
Reconnaissons au train, son confort, sa rapidité, la faculté de lire son journal tranquillement, ou d’avancer pour les plus courageux sur un dossier pendant que le paysage défile...
Je disais reconnaissons au train son confort : c’était vrai jusqu’à il y a peu... en montant dans un train... corail. Train dans lesquels les secondes sont agréables et les 1° classes cossues.
Depuis quelques années, une nouvelle race de trains à été mise en service, les T.E.R. ( Train Express Régionaux). Ils sont flambants neufs ! et, si vous montez à l’arrêt, vous constaterez qu’ils présentent un aspect rationnel, un peu froid, mais agréable... Si vous poussez l’expérience plus loin, et que vous vous asseyez...Ca commencera à refroidir votre enthousiasme éventuel, les plus anciens évoquent le confort spartiate des 3° classes , quand les bancs du train étaient en bois...C’est moins beau que le bois, mais aussi raide. Si vous êtes téméraire, et que vous insistiez, par exemple en vous risquant sur un Troyes / Paris, vous allez découvrir le progrès. Un progrès vu par des décideurs qui ont des voitures de fonction, et ne prennent naturellement JAMAIS le train. Les moteurs m’a-t-on dit, se trouvent au centre, à plat, il en résulte une vibration continue, qui vous donne un avant goût de la maladie de parkinson. Ce train est également bruyant, sans doute pour le mènes raisons, les portes coulissantes, qui répondent à la plus légère sollicitation, font un bruit léger, mais particulièrement énervant, une sorte de Z Z Z I I I I P P P, rappelant le bruit d’une fermeture éclaire de bande dessinée...et de temps à autre, pour compléter le tableau, le train oscille avec une certaine insistance, vous empêchant définitivement de poursuivre votre lecture ou votre travail..
Bref, dés la première fois, on regrette le train corail, et on se promet d’éviter les T E R
La seconde fois, fort de l’expérience passée, on décide de voyager en première : c’est tout de même 50% plus cher, mais pense-t-on, le moelleux des sièges, la largeur des emplacements...va compenser cet investissement imprévu...
Hé là... surprise, il y a bien des 1°classes, dans les TER , on les reconnaît facilement, il y deux signes qui ne trompent pas...tout d’abord c’est marque « 1° CLASSE », ensuite, les sièges au lieu d’être bleus.. sont rouges... comme dans les trains corail. Le confort ? quel confort ?? Il y a aussi peu d’espace que dans les secondes, les sièges sont rigoureusement les mêmes, aussi étroits, aussi raides, aussi inconfortables,
Un daltonien ne verrait aucune différence entre les deux classes...En fermant le yeux vous devriez arriver au même résultat. Pour reprendre un slogan des années 70, que les parisiens appliquaient a la RATP : avec le TER, on ne nous transporte pas on nous roule
Ulysse
Article : publié par Cassandre dans : Voilà ce qu’en pense Ulysse
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