Cette fois ci c’est bien parti ! Même si pour le moment les futures élections municipales sont l’affaire du microcosme politique local, les transactions vont bon train. Les velléités de candidatures fleurissent un peu partout. Si la ville centre est au cœur des débats, la bataille commence également à faire rage dans les communes périphériques.
La principale information de la semaine revient sans doute à l’UMP ; Il semble en effet que la grande unité de ce parti commence à s’effriter sérieusement. Il ne s’agit plus là de simples conversations, voir de frottement lors de réunions internes. Cette fois ci c’est plus grave. Pour la première fois depuis longtemps un de ses membres s’est exprimé dans la presse et ne cache pas ses mots, très durs à l’égard de François Baroin. Alain Carsenti, le président du Parti Radical en a raz le bol. Cette composante de l’UMP reproche à Baroin d’ignorer le débat interne au point de ne même pas répondre à plusieurs courriers qui lui étaient adressés. Le raz le bol est tel qu’il menace de former une liste sur Troyes pour s’opposer à Baroin dont il n’hésite même plus à critiquer le modeste bilan. Une liste de plus sur Troyes ? Pas si impossible que cela. Pourquoi ? D’abord parce que l’homme est déterminé, ensuite parce que dans son camp il est le premier à dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. Il n’est pas impossible non plus que cette perspective attire également ses anciens amis radicaux. Marc Sebeyran est lui aussi issu de ce parti. Lors de la création de l’UMP ce dernier choisit de rester avec Bayrou. La suite on la connaît, les élections législatives et présidentielles ont sonné le glas de ses ambitions d’indépendance. Il vient de surcroît de créer le nouveau centre dans l’Aube. François Baroin ne sentant plus son premier adjoint aussi indispensable qu’auparavant après sa claque aux législatives, Marc Sebeyran, pourrait être finalement intéressé par un rapprochement avec le parti Radical. Nul doute en tout cas que des conversations doivent avoir lieu. Verra t-on également un rapprochement entre Alain Carsenti et Philippe Beury ? Les critiques contre le premier magistrat sont souvent communes, il se murmure que ces deux là pourraient se rencontrer. En tout cas, sauf à y aller seul, Alain Carsenti devra se positionner rapidement. Il parait en effet peu probable que la liste Beury, de forte influence Modem, accepte de nouveau de discuter avec un Marc Seyberan, ami de Carsenti, certes mais perçu comme un traite suite à son double jeu lors des présidentielles et législatives. Coté socialiste, pas de grandes nouvelles, officielles en tout cas. Dans nos colonnes, son porte parole, Dimitri Sidor, nous affirmait travailler d’arrache pied sur un programme. Celui-ci n’a pas encore été présenté, cela ne saurait tarder dit-on. Il sera alors temps de voir ce qui différentie vraiment les opposants à Baroin. La multiplication des listes peut le servir. Si les programmes sont proches, nul doute que les électeurs souhaiteront vivement voir les meilleurs des opposants s’unir pour apporter une vraie proposition alternative à la gestion Baroin. La raison locale saura t-elle prendre le pas sur les logiques de partis, rien n’est moins sur.
Ojectif Numéro 1, casser un Modem un peu trop ambitieux
Le Modem ne cache pas ses ambitions pour ces prochaines élections. Après Troyes, on savait depuis longtemps que celui-ci croiserait directement le fer à Saint Parres sous la houlette de C. Lambart contre Collette Rota. Le retour de Coillot à Sainte Savine bouleverse encore la donne et énerve un peu plus les socialistes, déjà peu enclins à faire alliance avec le modem sur d’autres communes. La réponse de l’UMP ne s’est pas fait attendre. Pascal Landréat, le seul élu Modem de l’agglomération devra affronter dans sa mairie de Pont Sainte Marie la candidature d’un parachuté UMP Troyen en la personne de J. Rapinat. C’est nouveau, après Pascal Thomas à Sainte Savine, c’est un autre élu troyen qui décide de changer de commune. L’UMP qui se vante pourtant de compter plus de 1500 adhérents dans l’Aube n’aurait-elle donc pas en son sein un vrai maripontain ou un vrai savinien dans ses rangs ? Si ces désertions ont l’avantage de faire de la place sur la liste Baroin, elles témoignent tout de même d’un mépris de l’électeur de plus en plus marqué. Le zapping électoral qui était jusque là plutôt l’apanage du front national (ses candidats ayant l’habitude de se présenter dans un canton, puis trois ans après dans un autre) semble être devenu le leit motiv de l’UMP locale. Il faut dire que l’enjeu est de taille. Pour l’instant Pascal Landréat est bien isolé à la CAT, pour apporter la contradiction à Baroin. Si le modem réussissait son coup sur Saint Parres et Sainte Savine, tout en conservant sa mairie de Pont Sainte Marie, la redistribution des cartes serait différente. Comme en plus le modem est parti à fond pour monter une liste crédible d’opposition à Baroin dans la ville centre, un des premiers objectifs est d’essayer de torpiller son président en venant l’affronter dans sa commune. La campagne c’est certain sera très dure dans cette ville. Une des priorités de Baroin reste bien d’anéantir la menace Landréat.
Le retour de Coillot indispose les socialistes
A Sainte Savine, le retour de Coillot, s-il fait le bonheur de « Sainte Savine 2007 », association d’opposition au Maire emmenée depuis longtemps par Olivier Charles, doit considérablement gêner les plans de l’UMP. Pascal Thomas dont l’implantation ne semble pas décoller, aura bien du mal à se démarquer pour tenter d’exister dans le débat. Les socialistes de leur coté voient revenir un contradicteur qui connaît bien sa ville, décidé à combattre point par point un bilan qu’il considère comme catastrophique. Pourtant pour eux aussi l’enjeu est de taille. Il faut conserver cette mairie, surtout dans l’optique de la candidature d’Olivier Girardin sur la Chapelle. En réussissant un coup double les socialistes à la tête de deux communes importantes de l’agglomération pourraient entrevoir à la hausse leurs ambitions sur le département. Le FN, au cours d’un repas avec Marine Le Pen a récemment déclaré vouloir présenter une liste sur Sainte Savine. Il va falloir trouver suffisamment de noms pour construire la liste, ce dont la majorité de ses opposants doutent.
Affrontement Girardin Rehn en perspective
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A la Chapelle, justement, Olivier Girardin travaille pour l’instant sans renfort de publicité. On le sait très actif sur le terrain. Il s’attache tout d’abord à conforter son assise chapelaine. Comment sera composée sa liste ? On ne sait pas grand-chose pour l’instant. Si l’action avec les verts et les communistes semble évidente, fera t-il une ouverture au modem ? Pas certain, « l’affaire » de Sainte Savine ayant passablement énervé les responsable socialistes locaux. En tout cas l’élection s’annonce serrée, face à un Yves Rehn, élu sous le sceaux de l’indépendance politique, qui a depuis sans vergogne rallié l’UMP.
Saint André, on travaille
Cela ne semble finalement pas trop bouger à Saint André. Le maire sortant travaille pourtant. Il a convoqué il y a une dizaine de jours, une réunion à laquelle participaient plus d’une centaine de personnes. On travaille sur le bilan et le programme. Officiellement, il cherche à renouveler sa liste avec de nouvelles têtes dryates, cherchant plus les compétences que l’étiquette politique. Face à lui une liste d’opposition conduite par le socialiste C. Bianchi. Si l’équipe semble motivée, on ne sait pas vraiment quelle crédibilité elle aura auprès des électeurs. La majorité des dryats accordent plutôt au maire actuel un œil positif sur sa gestion, en dehors des quelques problèmes de ralentisseurs ayant fait beaucoup de bruit dans la commune. Mais est ce assez pour déstabiliser Alain Ballant ?
Clochemerle à Saint Julien
A Saint Julien, l’UMP aura du mal à sortir grandie de ses querelles de clocher. Deux listes aux couleurs UMP s’affronteront en effet. Le maire sortant M. Tournemeule y retourne, il se verra opposé au particulièrement revendicatif D. Picara qui mène depuis plusieurs années un virulent combat contre la municipalité. Tournemeule cherche pour l’instant à étoffer sa liste avec de nouvelles têtes. Saint Julien a toujours donné lieu à d’âpres combats internes depuis que le décès de Francis Mielle a mis fin au duo bien huilé qu’il formait avec François Gillet. La ville a beaucoup perdu et les querelles internes qui s’en suivirent ne sont pas encore cicatrisées. La section locale du PS, plutôt active a eu du mal à se trouver un leader. Celui a été désigné en la personne de T. Pavot. Son premier objectif sera de se faire connaître des sancéens. Cela sera-t-il suffisant pour gagner, difficile à dire, il compte en tout cas retirer les marrons du feu de cette opposition stérile entre les deux ténors UMP actuels.









