La fusion des communes de l’agglomération suscite un débat. Est ce vraiment une utopie ? Qu’en est il des autres pays européens ? Regard sur ce qui pourrait dans le futur devenir réalité.
ADRESSE AUX CATROYENNES ET CATROYENS !
L’intégration, en la commune de Saint Germain, d’une collectivité supplémentaire au sein de la CAT a généré l’apparition d’articles sur le site d’Auboisementcorrect ces temps derniers. Des commentaires (dont les miens) sont venus soutenir le débat. Le site a proposé un sondage qui indique une tendance (rien qu’une petite tendance, cf mon commentaire lors de sa mise en ligne) favorable à la fusion des communes de l’agglomération troyenne.
Les choses doivent elles en rester là ? Faut-il se ranger ex abrupto dernière les pourfendeurs de ce projet qui n’y voient qu’une utopie, reléguant ainsi ses promoteurs au rang de doux rêveurs ?
Rappelons toutefois ici quelques chiffres, puisés sur le site du Sénat, dans un article intitulé « les communes en Europe : étude comparative ».
"L’Union européenne à 27 pays compte désormais 97 494 collectivités territoriales de premier niveau. Avec plus de 36 000 communes, la France compte à elle seule 37,5 % du total, tandis que l’Allemagne en rassemble 14 %, l’Espagne et l’Italie 8 % et la République tchèque 6 %".
Le poids de la France quant au nombre de collectivités territoriales de premier niveau au sein de l’Europe des 27 est considérable. Les raisons de ce constat sont liées à l’histoire, aux territoires et probablement aussi à la volonté de nombre d’élus d’avoir la possibilité d’asseoir leur légitimité à prétendre au cumul de mandats en confortant leur position sur un fief. Certains de nos voisins européens ont su lever les freins et sont parvenu à rationnaliser leur maillage territorial. L’Allemagne est de ceux là :
"…Si l’histoire respective des pays de l’Union leur a, en général, légué des communes petites et nombreuses selon nos critères actuels, des actions ont en effet été menées dans de nombreux pays pour limiter leur nombre et augmenter leur taille, afin qu’elles puissent disposer de ressources et d’un champ d’action suffisants pour prendre en charge leurs missions toujours plus nombreuses. Les mouvements de fusions de communes ont ainsi abouti à la diminution du nombre de communes en Allemagne (de 25 000 à 8 500), en Autriche (3 999 à 2 359), en Grèce (5 343 à 1 033), en Lituanie (580 à 56), aux Pays-Bas (811 à 496), au Royaume-Uni et en Suède (2 500 à 289). En revanche, en France, aussi bien qu’en Estonie ou en Lettonie, les politiques de fusion de communes n’ont pas été efficaces".
La lecture de ces chiffres est éloquente et est la preuve, s’il en était besoin, que l’utopie n’est pas dans le camp des militants pour Troyes 130000. Elle est probablement d’avantage parmi ceux qui prône l’immobilisme tant il est vrai qu’à l’heure de la mondialisation le luxe de rester cloisonner en douze communes plutôt qu’être regroupées en une seule, représente un handicap important pour les décennies futures : moins de poids sur l’échiquier régional, national voire international, moins de cohérences politique et économique, moins de rayonnement…
La démarche pour réaliser ce projet est longue et passe par un temps pédagogique d’information et d’explicitation. Avant d’être politique elle doit être citoyenne : la fusion n’appartient à aucun parti et n’est ni de droite ni de gauche ni du centre. Elle doit être conduite de manière fédératrice, en dehors de tous clivages politiques et partisans. Plus le nombre de citoyens la souhaitant sera important plus elle aura de chance d’aboutir. Si la route est longue, autant la prendre tout de suite. Ceux qui souhaitent militer pour la fusion des communes de l’agglomération troyenne peuvent se faire connaître à l’adresse mail suivante : troyes130000@yahoo.fr Catroyennes, catroyens, à vos claviers !
BG
NDLR : Compte tenu de l’actualité autour du changement de nom de la CAT, nous remettons à la Une cet article publié pour la première fois le 14 septembre dernier.








