Ce n’est un secret pour personne, mes relations avec Philippe ADNOT, sénateur et président du Conseil général de l’Aube, se sont « détendues » depuis quelques mois.
J’avais été aux premières loges dans la lutte contre son projet d’extension du Conseil général qui bouleversait la structure urbaine de la ville et qui faisait disparaître une bonne partie de son passé (A Philippe ADNOT : Supplique pour Troyes). Mais les décisions de justice ayant donné raison à l’ARPEHD et un projet novateur rétablissant la rue perdue ont permis le rapprochement de nos points de vue. Lors de son élection au Sénat, j’avais également porté un recours au Conseil constitutionnel car je pensais que celle-ci, bien que large et logique, était entachée d’irrégularité… J’ai été renvoyé dans mes cordes par le Conseil constitutionnel…
Mais depuis, le nouveau projet d’extension comporte un volet « auditorium » que j’estime nécessaire à la ville… J’ai donc soutenu le nouveau projet qui est en réalisation actuellement et j’ai été de ceux qui ont poussé l’ARPEHD à ne pas faire de recours pouvant retarder la réalisation d’icelui.
Bref les relations avec Philippe ADNOT était neutres depuis quelques temps, empruntes seulement de cordialité au vue de souvenirs communs et de la grande estime que mon père et lui se portaient mutuellement…
J’ai rencontré le Président du Conseil général au dernier trimestre 2011 pour lui dire que François BAYROU était l’homme qu’il fallait à la France. A l’époque il m’avait dit que le candidat MoDem avait deux défauts rédhibitoires pour lui. D’abord il était contre les départements, ensuite il était pour la proportionnelle. Sur le second point, bien que Philippe ADNOT n’ait pas changé d’idée, comme la totalité des candidats crédibles déclare vouloir « une dose » de proportionnelle, le choix du centre était possible. Sur les départements, je ne connais pas l’essence de l’entretien avec François BAYROU mais, connaissant les deux hommes, cela a dû être… « coton » !
Bref le Président s’adoucit avec l’expérience et est maintenant capable de passer au-dessus de ses parti pris lorsque le destin de la France en dépend. C’est vraiment une bonne chose.
C’est vrai que le chemin n’a pas du être difficile. Philippe ADNOT avait créé, en son temps, le Mouvement libéral et modéré, qui se voulait en dehors des partis traditionnels… Précurseur du MoDem en quelque sorte…
Ce soutien de Philippe Adnot est important pour le candidat du centre. D’abord parce que le Président du conseil général a beaucoup d’influence dans l’Aube. Ensuite parce que, au niveau national, il représente la France profonde et rurale qu’on voudrait « sage et réfléchie »…
Il préfigure en tout cas un rassemblement d’hommes d’expérience, capable de reprendre en main ce pays pour lui donner un nouveau départ en juin prochain.
Pour les législatives, fidèle à son tropisme, il soutiendra François BAROIN, ce que l’on comprend, il n’a pas intérêt à entrer en conflit avec la ville centre… Son soutien à Jean-Claude MATHIS est plus de cœur que de raison… car il est Vice-président du Conseil général et travaille depuis longtemps avec Philippe ADNOT. Cela suffira-t-il à obtenir la réélection d’un homme de 73 ans qui a vu sa circonscription se dégrader fortement depuis qu’il y est élu… Pas sûr ! En tout cas, nous nous chargerons de cette circonscription… Sur la première, on s’attend à voir Philippe ADNOT soutenir le Président du MoDem Pascal LANDREAT contre Nicolas DHUICQ qu’il exècre… L’Aube risque de voir ses députés changer en juin… Ce sera une bonne chose !










