Le transfuge du PS, désormais prince du bonneteau politique, a récemment officialisé sa candidature. Cette annonce que l’on pourra savourer sur le baralblog montre à quel point le champion de la gauche et des écologistes est un... euh... un... enfin bref, un homme... politique !
Comme tout homme... politique, qui se respecte, René à son programme. Et quel programme !!! Notre homme, de Gauche (il faudra sans cesse le rappeler pour s’en convaincre), a déjà annoncé quelques uns des grands axes de sa campagne : la défense des droits de plantation, la défense du label rouge pour le chou, le maintien de la centrale de Clairvaux et des industries locales ! Le pinard, la choucroute et le gnouf : voilà le projet humaniste soutenu par le PS et auquel mes amis écologistes devront se ranger.. De quoi promettre des jours heureux, des emplois de gardiens de prisons pour tous et soulever les masses populaires. Qu’on s’le dise, la campagne sera donc belle et joyeuse !
Se souvenant que son coeur est à gauche, René a quand même évoqué, à sa manière, la TVA sociale : « Je connais l’impact immédiat sur la situation de mes administrés. L’impact sur ceux de en haut de en haut, mais surtout sur ceux de en bas de en bas... » (sic). Aucun sourire dans l’assistance pour une phrase qui, pourtant, ré-invente dans une grammaire approximative le concept de « la France d’en bas et celle d’en haut », du premier ministre Jean-Pierre Raffarin. Quelques mauvais esprits regretteront que notre bon René, maniant l’art de l’éloquence comme nul autre, n’ait pas poussé plus loin sa gaudinade en mentionnant le sort de ceux « du au milieu du au milieu » pour qui l’élection « de le député de le député » compte aussi beaucoup !
Reste la cerise sur le gâteau, le fin du fin, le p’tit moment de bravoure qui nous rappelle ce bon vieux côté franchouillard... Lors de cette cérémonie des voeux, au cours de laquelle ce bon vieux René a littéralement fendu l’armure de fendu l’armure, notre candidat soutenu par défaut toute la gauche, a dressé un bilan de l’année écoulée. Celui qui se déclare candidat humaniste (si, si...) a montré toute cette humanité cachée au fond de lui en mentionnant la mise en service de : « l’aire des gens du voyage, à laquelle nous n’avons pas pu échapper » (re-sic) Voilà qui résume l’idée de tolérance et l’esprit de solidarité qui animent notre ami René Gaudot, candidat de Gauche, de cette Gauche qui milite pour le droit de vote des étrangers, mais d’une Gauche qui réchigne à appliquer la loi de juillet 2000 à destination des gens du voyage (qui rappelons-le sont des citoyens français). Bref, une Gauche bien d’chez nous et surtout sans les manouches !












