L'article

4
févr
2012

Éducation : combien de postes supprimés dans l’Aube ?

En cette période de préparation de la rentrée de septembre 2012 dans les établissements scolaires, on peut mesurer les effets de la poursuite de la politique de suppression à l’aveugle de la moitié des postes de fonctionnaires partant à la retraite, politique qui a bien entendu reçu l’aval de nos trois députés locaux, MM. Menuel, Mathis et Dhuicq.

27 en primaire plus 8 en collège, cela fait déjà 35. Combien en lycée ? On apprend que les mesures seront annoncées au niveau du département à la fin du mois de mars. Pourquoi ne pas communiquer dès maintenant le nombre de suppressions de postes en lycées alors qu’il est parfaitement connu : les lycées ont reçu leur dotation horaire, généralement en baisse, et il suffit diviser par 18 (horaire d’un enseignant) la diminution d’une année sur l’autre pour calculer le nombre de postes supprimés.

Mais dans l’Éducation comme dans les autres administrations, on préfère camoufler les mauvaises nouvelles. Le nombre de voitures brûlées est déjà devenu un secret d’Etat. Si seulement on pouvait aussi cacher les chiffres du chômage et de la délinquance, il ne serait plus nécessaire de mobiliser 6 chaînes de télévision en parallèle pour tenter de remonter la pente des sondages.

Il y a quelques années le socialiste Allègre prétendait « dégraisser le mammouth ». La formulation était provocante. Mais il existait des formations aux effectifs faméliques qu’il convenait de fermer. Les improductifs étaient bien trop nombreux, remplaçants en surnombre dans certaines disciplines, personnels détachés dans des associations, conseillers en tout genre, bureaucrates tatillons dans les administrations, etc.

Entre l’immobilisme sous prétexte de maintien des avantages acquis et la stupidité de la suppression d’un poste sur deux, il y avait la possibilité d’une gestion des ressources humaines intelligente. Incompatible avec le sarkozysme pour lequel l’éducation fait partie des dépenses qu’il faut réduire.

Ce qui était auparavant présenté comme effectif maximal dans les classes est devenu un objectif à atteindre. Cela explique la tentative de fermeture des classes préparatoires à Chrestien-de-Troyes. Le regroupement en un lieu unique de classes dispersées dans l’académie mais pas tout à fait pleines aurait permis d’en diminuer le nombre. Cependant dans cette affaire le ministre-maire (les élections locales approchent) s’est avéré plus fort que le recteur, qui ne fait qu’appliquer la politique de Chatel, soutenue par Menuel, Mathis et Dhuicq.

Y a-t-il encore des gisements de postes à supprimer ? L’exemple de la Finlande, lieu de pèlerinage obligé pour les ministres, qu’ils soient PS ou UMP, et les hauts fonctionnaires inamovibles et complètement déconnectés des réalités qui les conseillent, en fait saliver plus d’un. Les inspecteurs ont complétement disparu du paysage éducatif finlandais. Mais pendant que Chatel avance ses pions, tentant de transférer l’évaluation pédagogique des enseignants des inspecteurs vers les chefs d’établissement, on continue à recruter.

La dernière liste de nouveaux inspecteurs, affublés du titre pompeux d’inspecteur pédagogique régional – inspecteur d’académie, parue au bulletin officiel compte 5 noms. Les heureux lauréats sont presque tous membres de l’UMP : un ancien chargé de mission auprès du groupe UMP au conseil régional d’Ile-de-France, la maire UMP d’Orsay battue aux dernières élections municipales, l’ancienne présidente du conseil général d’Indre-et-Loire passée du PS à l’UMP et un collaborateur de Gaudin à l’UMP. Possèdent-ils des compétences autres que politiques ? Je ne connais vraiment que ceux que j’ai côtoyé en région parisienne : un diplôme de finances pour l’un, un diplôme en communication pour l’autre.

Il y a bien évidemment des généraux pour contrôler cette armée d’inspecteurs, plusieurs milliers dit-on. L’une des dernières nominations au grade d’inspecteur général a attiré mon attention. Ne s’agirait-il pas du sénateur maire UMP de Neuilly-Plaisance ? Mais si, sauf qu’aux dernières élections sénatoriales il a perdu l’investiture de son parti. Il a menacé de se venger en présentant une liste dissidente. Il n’a finalement pas mis sa menace à exécution. Il est devenu inspecteur général de l’administration de l’Éducation nationale. Bien qu’entré très tôt en politique, il a exercé une activité professionnelle au début des années 70 : vendeur d’assurances-vie le soir, il était prof de gym la journée. Un adepte du « travailler plus pour gagner plus ».

Bonne inspection les amis !

post scriptum :

Bernard Waymel, responsable départemental de république solidaire.

Consulter : http://www.lepoint.fr/peu-de-candid... http://educaction7627.fr/spip.php?b...



repondre Réagir à cet article     forumDéjà 1 commentaire
Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d'abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n'oubliez pas d'indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • texte

Les commentaires (1)

Éducation : combien de postes supprimés dans l’Aube ?
  • Commentaire 52142 al11
    le 6 février  à 17:33

    Combien de postes crees dans l aube :’-)) et oui il y en a... Il faut tout reconst
    ruire... A la st jamais... Quel merdier !!!!

    repondre Répondre



Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d'abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n'oubliez pas d'indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • texte

> L'ARTICLE EN IMAGE
> L'AUTEUR
> Audience
  • 236 visites
  • 1 commentaires
> Faire suivre l'info

ARTICLES SIMILAIRES


 
Fabriqué avec SPIP et YAML - Hébergé par CELEONET - Code & Design par INDIE