Madame le Maire de La Rivière de Corps m’a gratifié, de nouveau, d’un joli opuscule : "Vivre à La Rivière de Corps".
Le journal municipal est tout simplement "luxueux". Imprimé sur papier "qualité-extra", agrémenté de nombreuses photos, toutes plus charmantes les unes que les autres.
Peu importe : c’est le contribuable qui paie.
Comme d’habitude, il s’agit d’un salmigondis d’âneries, dans lequel les contre-vérités, la langue de bois et l’enfumage généralisé règnent en maitre.
Un exemple, parmi tant d’autres :
brèves
Démolition et reconstruction du lavoir.
Pour des raisons de sécurité, et au vu de son état de vétusté, le lavoir situé rue victor-hugo a dû être démoli.
Patrimoine ribocortin ancien, la municipalité a décidé sa reconstruction à l’identique courant de l’année 2012
A lire ce texte, on croirait que le lavoir a été démoli par les services municipaux, pour être reconstruit aux frais de la collectivité, compte-tenu de l’état de délabrement dans lequel il se trouvait.
Cela ne relève même plus de la langue de bois. Cela frise l’escroquerie !
En fait, ce lavoir était en bon état.
Puis ce lieu est devenu le rendez-vous d’une jeunesse en mal de jeux stupides.
Chacun voyait les tuiles disparaitre, les planches arrachées. Bref, une démolition à petit-feu.
Un jour, les vandales ont fait fort : Ils ont ôté une pièce-maitresse, nécessaire au maintien de l’ensemble de la structure de l’édifice.
Compte-tenu du danger que représentait cet ouvrage ne tenant plus que par miracle, la municipalité fut obligée de le détruire complètement : Il y avait "risque de mort d’homme". Le bazar pouvait s’effondrer à tout moment sur un malheureux promeneur !
Comble de la bêtise : le lavoir était fixé sur des plots en béton. Les services municipaux avaient conservé ces plots en place.
Des imbéciles les ont arrachés, afin de les jeter dans la vienne, au beau milieu de la structure restante !
Pourtant, ce lavoir se trouve à environ 200 mètres des locaux de la police municipale.
Personne n’a réagi à la lente dégradation opérée par les vandales. La Police, la Mairie, chacun a laissé faire.
Trop occupés à traquer les automobilistes, les élus ont ignoré le lavoir, par laxisme et incompétence !
Problème : ce monument est "plus ou moins classé". La municipalité est donc obligée de le reconstruire à l’identique.
Dans le journal municipal, Véro se garde bien d’écrire qu’elle est "obligée" de le reconstruire. Non, elle écrit : "la municipalité a décidé..."
Conclusion : l’incurie de la municipalité a nécessité le démantèlement du lavoir, ainsi que sa re-construction qui seront facturés au contribuable.
Les vandales-démolisseurs doivent ricaner tranquillement...pour recommencer le massacre, d’ici quelque temps !
Voilà où conduit l’incompétence !








