L'article

17
janv
2012

Notre triple A : anticapitalisme, autogestion, anarchie

L’agence de notation « Norme et pauvres » a donc dégradé la note de la France - qui en a perdu son fameux « Triple A » - ainsi que celle d’autres pays d’Europe.

Nul doute que dans les mois à venir, la pression étatique et capitaliste va s’accentuer, plus âprement encore, contre les populations. Au prétexte de cette prétendue « dette« , qui n’est que le reflet de leur pouvoir, et de notre esclavage.

Sous les coups de boutoir du profit à tout crin, le vernis des institutions « sociales » dont avaient dû autrefois se parer les Etats pour briser nos solidarités et récupérer nos luttes, tombe chaque jour un peu plus en morceaux - mettant à nue leur véritable nature régalienne : celle d’une institution fondée sur la guerre et le contrôle des populations, sur le pillage social et environnemental, sur l’aliénation politique et idéologique.

Mais revoilà la vieille lune électoraliste. Elire les administrateurs d’un système par essence totalitaire, fondé sur le profit, la concurrence et la hiérarchie ? Comme si l’on pouvait « humaniser » la rapine capitaliste, comme si l’on pouvait « démocratiser » la servitude généralisée ! Ce vieil attrape-nigaud historiquement élaboré par la bourgeoisie pour nous enfumer, et qui conduit une fois de plus les électeurs et électrices d’hier (et peut-être de demain) à embrasser le discours nauséabond de la droite, ou les promesses ridicules de la gauche. Cette urne funéraire de nos rêves qui, en des temps de crise du capitalisme pas si reculés, a conduit aux drames les plus atroces en détournant l’humanité des luttes, laissant libre cours à tous les fascismes.

Ce n’est qu’en nous mobilisant, en autonomie de toute prétendue représentation, en fédérant librement nos luttes et nos alternatives, que nous pourrons riposter aux attaques conjointes de l’Etat et du capital, que nous pourrons inventer et construire ensemble un monde libre et solidaire, qui soit enfin le nôtre, à nous tous et à nous toutes !

Organisons-nous dès maintenant.

Notre triple A, c’est anticapitalisme, autogestion, anarchie !

liaison FA Troyes



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Les commentaires (8)

Notre triple A : anticapitalisme, autogestion, anarchie
  • Commentaire 51699 Gérard Bérilley
    le 17 janvier  à 10:11

    Voilà un texte typique du mouvement anarchiste français "officiel".
    A quelques mots près (actualité oblige) il aurait pu être écrit (et il a été écrit !) il y a 50, 40, 30, 20 ans. Des textes comme cela il en a été publiés dans la presse anarchiste française des centaines, des milliers.
    Le mouvement anarchiste historique est mort d’une telle approche incantatoire, voire religieuse, d’une telle répétition idéologique, d’une telle non créativité, d’une telle infécondité pour employer je crois le mot qui convient.
    Ce qui manque le plus actuellement ce sont des indications constructives de solutions ou du moins des pistes de solutions concrètes aux immenses problèmes qui se posent urgemment aux individus les plus pauvres, aux peuples, et à l’humanité entière. Or ce texte ne contient pas l’ombre d’un soupçon du début d’une solution à quelque problème que ce soit ! Critiquer l’Etat, oui (encore qu’il faudrait y mettre les nuances nécessaires ; contrairement à ce que pensent les anarchistes sectaires l’Etat n’est pas que mauvais, et il y a des différences majeures entre les diverses formes d’Etat, et quelquefois aussi l’Etat enlève de la servitude, ce dernier fait n’étant jamais pensé par les anarchistes), critiquer l’Etat donc, et après ? Comment faire fonctionner une société moderne sans Etat et sans le capitalisme, voilà une question qui n’est jamais posée, préparée, par les mouvements qui se disent révolutionnaires ; et surtout celle-ci, certainement plus encore importante : comment y préparer déjà dans cette société là les conditions de ce passage ? Et cela d’autant qu’aucune force sociale n’est préparée ni certainement n’est prête ni ne veut se mobiliser pour un tel programme, ou plutôt pour une telle absence de programme !
    Une question majeure - double - se pose à la fin de sa lecture : qui est ce "nous" dont il est fait grand usage dans ce texte, et qui peut bien se reconnaître dans ce "nous" ?

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  • Commentaire 51700 Duchemol
    le 17 janvier  à 15:44

    "le monde ne sera tranquille que quand le dernier capitaliste aura été pendu avec les tripes du dernier curé" a part cette vieille blague que l’on prête aux anarchistes ( encore quelle ne soit pas si dénuée de bon sens sur le fond )

    Sachant que le communisme a foiré, que l’on voit les permières convulsions du libéro-capitalisme en train de foirer, qu’est-ce qui reste ?

  • Commentaire 51701 Gérard Bérilley
    le 17 janvier  à 16:13

    Cette vieille blague, si son attribution est exacte, est typique de l’anarchisme de ressentiment, qui pour moi n’a aucune valeur, et que j’ai toujours combattu. Je suis pour une philosophie libertaire authentique, c’est-à-dire affirmative, généreuse, ce qui fut le cas des plus grands penseurs de l’anarchisme, Proudhon, Bakounine, Guillaume, Elisée Reclus, Kropotkine, Leval.
    Ce qui reste, comme vous dîtes, ce ne peut être qu’une synthèse, une synthèse non sectaire de tout ce que l’humanité a produit de bon et qui correspond aux nécessités de l’époque. J’en ai déjà parlé plusieurs fois dans mes commentaires. a savoir une synthèse entre l’écologie, le socialisme libertaire (l’économie distributive et un Revenu Garanti pour tous, le partage du travail et des richesses liés à la "décroissance"), les Droits de l’homme et le développement dans tous les domaines de la démocratie vécue, en actes, se rapprochant de l’anarchisme tel qu’il fut prôné par Proudhon et Bakounine, le pacifisme et le désarmement, la non-violence, les Droits des animaux, etc, etc. Ce qui reste ce n’est nullement un sectarisme mais la synthèse de tout ce qui est et sera en faveur de la Vie. Ce qui reste est à inventer. Actuellement cette synthèse, à ma connaissance, n’est incarnée, prônée, par aucun mouvement.

  • repondre Répondre



  • Commentaire 51756 Pancho Villa
    le 18 janvier  à 17:27

    "les droits de l’homme" le faux nez des "démocrates" occidentaux pour mieux exploiter les ressources des pays qu’ils prétendent libérer !!!:’-(

    repondre Répondre



  • Commentaire 51770 Gérard Bérilley
    le 18 janvier  à 22:13

    Le problème n’est pas dans les Droits de l’Homme mais dans la non application, dans le non respect des Droits de l’Homme qui sont posés comme universels, est-il nécessaire de le rappeler ? Il ne faut donc pas tout confondre, tout mélanger.
    Question/remarque subsidiaire fondamentale posée à tous ceux qui critiquent ou qui remettent en cause ces "Droits de l’Homme" ou "Droits Humains" comme l’on dit maintenant sans sexisme et à juste titre : êtes-vous prêts à renoncer à ces mêmes Droits Humains, je veux dire POUR VOUS-MÊMES ?

    repondre Répondre



  • Commentaire 51904 claude
    le 25 janvier  à 18:38

    "Il n’y en a pas un sur cent
    Et pourtant ils existent ...."
    Increvable anarchie !
    "La production capitaliste moderne et la spéculation des banques exigent pour leur plein développement un vaste appareil d’Etat centralisé qui seul est capable de soumettre des millions de travailleurs à leurs exploitations.
    Une organisation fédérale de bas en haut d’associations de travailleurs, de groupes, de communes urbaines et rurales, et finalement de région et de peuples, seule condition d’une liberté réelle et non fictive, est tout aussi contraire à la production capitaliste que toute sorte d’autonomie économique." ( Bakounine )
    A lire et à relire, en attendant ....

  • Commentaire 51912 Gérard Bérilley
    le 25 janvier  à 22:58

    Oui, lire et étudier Michel Bakounine, et pour ceux qui le peuvent, qui en auront la chance, se procurer le meilleur livre/synthèse sur sa pensée : "La pensée constructive de Bakounine" de Gaston Leval publié aux Editions Spartacus en 1976. Lire aussi tout ce que Leval a écrit sur Bakounine (chercher ces deux auteurs sur Internet). De telles lectures peuvent transfigurer une Vie et amener des éléments de réponse aux immenses problèmes que l’humanité doit résoudre au 21ème siècle.

  • Commentaire 51914 République Sociale
    le 26 janvier  à 07:12

    Le NPA ne devrait pas oublier la notion d’état ouvrier défendue par Trosky, Etat qui a dégénéré pour lui, mais dont le principe n’est pas remis en cause.
    Mais tout cela, c’est le passé , même si, de Bakou et des socialistes utopiques et libertaires, des idées très intéressantes peuvent servir d’inspiration pour demain.
    L’autogestion et les systèmes coopératifs défendus il y a quelques années par le regretté PSU ( tué par le socialiste libéral Rocard) méritent d’être réactualisés et dynamisés.

    L’état c’est nous, si on le veut, si on ne le laisse pas aux financiers, si la démocratie devient une réalité effective et ce sera vraiment dans ce cas une évolution permanente.

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