L'article

22
janv
2012

Digues grand-troyennes : résister jusqu’à l’appel des sirènes...

à la lettre

Les autorités qualifiées ont finalement traité les digues périlleuses par... envoi de 20 000 lettres à la population menacée ( presse locale du 4 courant ) !!

La presse encore avait averti le 6 décembre par un petit article ainsi coiffé :

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On y découvre que ladite lettre "fait suite à 9 réunions de travail du préfet avec les élus qui ont évoqué le renforcement des digues, dont les travaux débuteront en 2012 et jusqu’en 2014 pour un montant de 16 millions d’euros".

En attendant , le préfet définit très sérieusement la conduite à tenir en cas de crue , à savoir :

* ne pas prendre sa voiture

* s’installer en hauteur

* couper le gaz et l’électricité

* garder près de soi des vêtements chauds, les papiers importants et le doudou des enfants

Pas de P.V. en vue pour les contrevenants ; ce serait un comble !!

Mais quid des dédommagements par les assureurs si la catastrophe survenue n’apparaît pas uniquement naturelle mais imputable au défaut d’un ouvrage public résultant d’une longue négligence ?? Et pire si, comme en Vendée, des sinistrés font valoir que des habitations n’auraient jamais dû être construites en zone critique (dite potentiellement inondable) !!

même pas peur

Dans Press’Troyes de décembre, la municipalité sous rubrique Prévention , et en deux pages s’efforce de rassurer la population .

Le document envoyé aux troyens

Elle se réfère au plan communal de sauvegarde de 2008, sur lequel il ne semble pas qu’elle ait fait beaucoup de communication par le passé, comme au préalable sur le PPRI (plan de prévention des risques d’inondation) arrêté par le préfet voici 10 ans...

Elle y affirme : "Pour autant , il n’y a pas plus de risque d’inondations aujourd’hui qu’hier ".

C’est manifestement ignorer le contenu du rapport du SAVSAT établi en 2010 dont la presse s’est fait l’écho les 19 et 20 décembre , révélant que :

- 56% de la longueur des digues ne sont plus en sécurité immédiate, et leurs usagers avec

- 17% devraient être réhabilitées entre 2 et 5 ans, 15% entre 5 et 10 ans, et les 15% restants après 10 ans

En calcul mental , on voit de suite que le total atteint 103% , mais comment savoir où est l’erreur puisque le SAVSAT n’existe plus en 2012... ayant été dévoré par le Grand Troyes !!!

Pourtant, son plan de travail avait été validé, comme il apparaît au recueil des actes administratifs n°7 du 12 juillet 2011 :

PNG - 119.8 ko

C’est donc le seul mort qui aura été déploré en 2011 par fait de crue...

Ainsi que l’a chanté Guy BEART, on peut transposer : le SAVSAT a dit la vérité , il doit être exécuté !!



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