Il m’aurait étonné qu’il n’y ait pas, suite au mien, au moins un commentaire pour le moins déplacé. Voilà, c’est fait.
Comme certains commentateurs réguliers ou pas d’AuboisementCorrect Sylvain M ne lit pas ce qui est écrit mais les associations d’idées qui sont dans sa tête, et dans sa tête uniquement et non dans la mienne.
(Toto de Troyes en sait quelque chose de ces pratiques, lui qui sans arrêt est obligé de redire ce qu’il a écrit et que ses détracteurs n’ont pas lu ! Je l’admire pour cela, pour sa tenacité face à la mauvaise foi, soit dit en passant.)
Ainsi j’ai écrit "êtres extraordinaires" (et qui peut prétendre que ces Gilles & Catherine ne sortent pas de l’ordinaire !), et Sylvain M a lu : "êtres supérieurs" ! Depuis quand le mot "extraordinaire" est synonyme du mot "supérieur" ? Cette confusion, cet aplatissement des termes, sont hautement révélateurs de qui les fait, et non de mon texte qui aurait pu être lu et ne l’a pas été.
Cet emploi déplorable du mot "surhomme" (que vient faire ici ce terme qui n’avait et n’a toujours rien à voir avec mon propos ?) me permet de préciser par ailleurs ceci, en supplément :
Le "surhomme" est un concept de Nietzsche (il faudrait même dire surhumain plutôt, sur-humain) qu’il emploie pour signifier, décrire, celui qui a mis fin en lui-même au nihilisme, à la mauvaise conscience et au ressentiment, et qui par conséquent dit Oui à la Vie, au Monde, au devenir et à la pluralité des choses et des êtres. Le surhumain est libertaire car il affirme la différence, les différences. Tout au contraire l’homme de ressentiment est fondamentalement autoritaire, il ne supporte pas la différence car toute différence est pour lui inégalité à son désavantage, et ce qu’il veut par dessus tout, en tant qu’être de ressentiment, c’est toujours l’égalité par le bas. Qu’aucune tête ne dépasse la sienne voila sa philosophie.