Après l’article de l’écologiste Pascal Houplon sur les élus procratinateurs, le blogueur de Montaulin enfonce le clou et sort du placard un dialogue tenu en 2005 où Jean-Pierre Abel promettait, au nom de la CAT d’agir... Il aura fallu attendre 6 ans !
Les grenouilles et le boeuf-ogre
Au titre du rétro 2011, la presse locale nous remémore qu’en 5 ans (2006 => 2011), les digues existantes de longue date se sont gravement dégradées, et qu’il y a péril en la demeure, au moins sur partie de la traversée du fleuve en agglomération.
Or, pendant ce temps, le ministre-maire-président de la CAT, n’a eu de cesse de la transformer transexuellement en ogre dit " Grand TROYES " dévorant après ST GERMAIN trois de ses petites voisines, en attendant le tour de TORVILLIERS, déclarée pour, puis d’une cinquième victime expiatoire (sic) que sera LAVAU car promise à recevoir pour toutes les autres une super prison !!
Les maires des petites villes avalées ont bien sûr consenti au sacrifice, moyennant quand même l’octroi de convenance d’une une vice-présidence, mesure qui va confiner bientôt à l’armée mexicaine...
Mais bon, on n’a rien sans rien, et ils se répandent ces temps dans la presse, pour apprécier grandement que la population qui dépendait d’eux, petitement, bénéficie désormais de mêmes services que ceux de la ville-centre et principalement, des transports en commun, de l’assainissement collectif à taux avantageux, de l’enlèvement des déchets normalement moins coûteux pour de plus gros volumes...
Ainsi, ST GERMAIN n’a plus à gérer son système d’assainissement depuis son entrée dans la CAT, ce qui lui a enlevé un souci conséquent , de même que BUCHERES incluse dans le Grand TROYES.
Il faut savoir que le but réel des regroupements de communes est d’en finir avec la quirielle de paroisses devenues communes à la Révolution , époque où les déplacements se faisaient au mieux à cheval pour gèrer le territoire. En 1989 , bicentenaire du changement de régime , on parvint à peine à la décentralisation qui allait libérer les élus locaux de la tutelle préfectorale.
Ceci pour constater que les villages , ex cellules de base de la Nation , s’acheminent vers le statut d’électrons tournant autour d’un noyau essentiel, dont ils n’on pas la capacité de s’échapper , ni à terme les moyens financiers.
Certes les communautés qui ont déjà englobé villes et villages ont été créées volontairement , avec des avantages incitatifs , et celles qui apparaissent contraintes par la loi de le faire , doivent se limiter à un intérêt communautaire qu’elles définissent autour et en plus de compétences obligatoires .
La CAT , comme une association , agit donc dans les domaines fixés par ses statuts que toute future associée doit adopter .
La famille, ses droits et ses obligations
Donc, les grands troyens savaient-ils qui était responsable (avant d’être coupable ? ), de prévenir les débordements du fleuve tricasse abondamment recalibré et détourné par les Comtes de Champagne, avant que se produise la tempête Xinthia ?
Probablement peu d’entre eux, du fait qu’ils avaient à l’idée que depuis la mise en service en 1966 du lac-réservoir Seine, une crue dévastatrice comme celle de 1910, ne se produirait plus. D’autant aussi que l’existence depuis 2002 d’un syndicat intercommunal d’aménagement de la vallée de la Seine de l’agglomération troyenne ( SIAVSAT ) était rassurante. Hélas trop...
En effet, un reportage journalistique du 19 novembre 2005 traitant de la réunion du conseil communautaire tenu la veille , révèle ceci :
Titre : Risques d’inondation : la sonnette d’alarme tirée
Extrait de dialogue :
Mme Chantal ALEXANDRE , troyenne , ancien membre des Verts : " vous n’ignorez pas M. le président, ce qu’affirment les experts de terrain . En cas de conjoncture météorologique défavorable, il y a un risque réel d’inondation d’une partie de l’agglomération si les ouvrages déjà en mauvais état cèdent ou ne sont plus fonctionnels "
" Qui va payer les travaux de remise en état de ces ouvrages , le SIAVSAT n’ayant pas les moyens financiers de les prendre à sa charge, tout simplement parce que certaines communes ne veulent pas accepter les cotisations supplémentaires" .
M. Jean Pierre ABEL, en charge de ce dossier, n’a pas éludé le problème, disant :
" Rassurez-vous , nous sommes conscients des risques , toutefois pour le moment limités dans la mesure où les cours d’eau ont retrouvé un bon écoulement, grâce aux travaux déjà effectués par le SIAVSAT " .
Sur le problème de fond , la remise en état des digues le SIAVSAT ne peut pas porter seul cet énorme dossier. Il n’a pas les épaules assez solides pour s’en saisir. Nous sommes en train de regarder comment la CAT peut prendre à sa charge ce risque et comment elle pourra financer ces ouvrages ; la réponse sera donnée dans les prochains mois."
Nota : les soulignements sont de moi , pour insister sur :
a) l’obstacle financier avancé par des élus normalement solidaires
b) le fait que s’agissant de la sécurité des populations, la réponse a attendu 5 ans, ce qui dépasse semble-t-il les prochains mois que M. ABEL prévoyait.
Je renvoie à de prochains articles la suite de l’histoire, en espérant qu’elle n’ait pas une fin tragique avant que je les aie publiés, car nous sommes entrés dans un hiver très pluvieux .












