Les chutes du thermomètre font-elles monter les valeurs associatives ? Ou, au contraire, à la façon de l’ours des montagnes gelées qui fuit toute activité intellectuelle ou humanitaire, risquons-nous l’hibernation associative, remettant au printemps des illusions toutes nos envies de saines activités.
Comme la télévision fait mourir plus tôt, été comme hiver ( si, si, c’est prouvé : en plus de l’invisible écrabouillement du cerveau, aplati chaque jour par le flot d’images ingurgitées, trop de téloche réduit l’espérance de vie. Avec Téeffun, la plaie des écrans, on risque même de mourir idiot avant d’avoir sauvé quelques neurones associatifs ), autant sauver la peau de son âme et s’en passer, même si ça gèle dehors, et ouvrir grand les adhésions de toute sorte à notre cœur généreux, malgré la fatigue de la tête, la froidure des projets, l’érotique de l’inertie, l’égoïsme de la main fermée, le souci de l’immobilité, et l’idolâtrie du fauteuil-foot-bière.
La France est au monde le pays où il y a le plus d’associations, dans tous les domaines où le manque et le désir ont fait naître quelques belles volontés. On se demande d’ailleurs s’il reste du boulot pour l’état. Non seulement on se tient chaud dans la vie associative, ça sert aussi à ça, mais le monde des hommes vit de ces braises chaudes sur quoi souffle la vraie vie.









