L'article

11
janv
2012

La Gauche aussi aime les ponts...

Nadine Dezaunay faisait les frais, dans l’édition du lundi 19 décembre de Chapi-Chapo, d’un portait particulièrement corsé et acidulé intitulé : « L’opposante qui ne s’oppose jamais ». L’attaque est rude, un peu injuste car en vérité, toute la Gauche locale soutient ce projet.

Sur ce dossier, éminemment politique, Chapi-Chapo nous révèlent ainsi que l’opposante socialiste a approuvé la relance de l’enquête publique demandé par Daniel Picara. Drôle d’opposition... D’autant plus étrange que cette enquête, on le sait, ne permettra aucune relance des travaux avant le jugement de l’affaire sur le fond. D’autant plus étrange également qu’au sein même de son camp, l’écologiste Jérémy Zwald, manifestement mieux informé sur le dossier, a voté contre. Comprenne qui pourra....

Les mots de l’opposante socialiste, a propos du recours déposé par l’association de riverains, laissent à penser qu’elle a fait sienne la position de Daniel Picara :

« Il faut arrêter car ça[NDLR : Le recours déposé] va nous coûter de l’argent. Est-ce que ceux qui ont mis en place ce tintamarre ont pris conscience de cela ? C’est irresponsable d’en arriver là ».

Un élu de droite n’aurait pas dit mieux... Dommage que Mme Dezaunay n’ait pas compris que ce qui coûtera cher, ce n’est pas tant le recours déposé par l’association que la construction d’un pont que rien ne parvient à justifier.

En vérité, Mme Dezaunay n’est que l’arbre qui cache la forêt. Toute la Gauche de l’agglomération troyenne (PS, PC et radicaux) soutient ce pont de la bêtise. Pas une voix n’a manqué, il y a un an, lorsque le conseil communautaire a voté une subvention d’un million d’euros !

Et l’on s’étonnera de la promptitude de l’opposition socialiste troyenne à voter contre les projets de François Baroin ( Menois, Bourse du Travail, Quais, Hôtel de Ville, Maison du Tourisme...), pour soutenir, aussi promptement, ceux de Daniel Picara.

En résumé, l’opposante socialiste soutient ce pont (et par la même occasion Daniel Picara) parce qu’il ne coûtera rien à la commune et qu’il faut bien finir ce qui a été commencé !!! Voilà un argument qui parle à notre intelligence ! A croire que Nadine Dezaunay vit dans un monde merveilleux... un pays où la construction d’un pont est gratuite ; un pays où les entreprises de BTP sont dirigées par de doux philanthropes ; un pays où les ponts se construisent grâce au travail bénévole de dizaines d’ouvriers... Et dans ce monde merveilleux, digne de l’univers des Shadocks, on creuse des trous, on construit des ponts gratuitement. L’important pour Mme Dezaunay n’est pas de savoir s’ils sont utiles, ni même s’ils répondent à un besoin, pas plus que de mesurer l’impact de ce pont en matière de circulation. Non, l’important, c’est de finir ce qu’on a commencé.

Avec une telle opposition, Daniel Picara peut dormir tranquille...

post scriptum :

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur ce projet, rendez-vous ce mercredi 11 janvier à 19h30 à la salle polyvalente de Saint-Julien les Villas.



repondre Réagir à cet article     forumVoir les 6 commentaires
Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d'abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n'oubliez pas d'indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • texte

Les commentaires (6)

La Gauche aussi aime les ponts...
  • Commentaire 51588 Simon
    le 11 janvier  à 11:12

    Peut-être ignores-tu le principe d’autonomie des collectivités territoriales, le Grand Troyes n’a pas vocation à se prononcer sur la pertinence des projets décidés en Conseil Municipal sancéen, et surtout sur la manière dont la ville de St Julien gère son budget.

    Le fond du problème n’est pas ce pont, mais son cout pour les contribuables sancéens. Seul le Conseil Municipal est souverain pour se prononcer sur cette question.

    J’ai l’impression qu’il y a un mélange des genres assez malsain en toile de fond de cet article, en gros, les Conseillers Communautaires devraient se substituer à l’opposition sancéenne pour s’ingérer dans les affaires municipales.

    Le Conseil Communautaire a vocation à de se prononcer, entre autres, sur ce qui a trait à la solidarité territoriale, à savoir, dans quelle mesure l’Agglo soutient la commune de St Julien dans des projet que ses représentants élus démocratiquement ont estimé comme structurants.

    Je n’ose imaginer le marasme ambiant si le Conseil Communautaire s’ingérait dans les affaires municipales : a chaque fois que l’opposition de droite chapelaine et savinnienne s’opposerait à un projet, il serait rejeté par le conseil communautaire majoritairement de droite. En gros, il y aurait un Conseil Communautaire à deux vitesses : soutenant les projets des communes de sa couleur politique et retoquant les autres.

    On serait dans un cas de discrimination territoriale, ou les citoyens de certaines communes verraient leurs territoire privé de la solidarité communautaire sous prétexte qu’ils ont élus un maire de la mauvaise couleur politique.

  • Commentaire 51590 PH
    le 11 janvier  à 11:51

    Selon quels critères doivent être prises les décision et votés les projets ? Selon la couleur politique de celui qui porte le projet ou selon sa pertinence pour le bien collectif ?

    Dans le cas du Pont de la Moline le problème porte à la fois sur le coût et le bien fondé du projet. Le Grand Troyes aurait tout a fait vocation a se prononcer sur cette pertinence puisqu’il est l’un des principales financeurs.

    Il me semble pour le moins étonnant qu’une commune comme St Julien décide d’un investissement aussi important, le fasse essentiellement financer par d’autres collectivités, et que ces collectivités ne puissent pas avoir leur mot à dire sur la pertinence de ce projet.

    Le Grand Troyes gérant de l’argent public (le mien, le notre), il me parait élémentaire qu’il contrôle la manière et le bien fondé des dépenses engagées.

  • Commentaire 51596 PH
    le 11 janvier  à 13:44

    j’ajoute deux points :
    - Les conseillers communautaires qui par leur vote financent ce projet, doivent pouvoir, par ce même vote, juger de l’intérêt de ce pont pour le Grand Troyes. S’ils votent pour c’est qu’ils considèrent que ce projet est bénéfique.
    - Si comme tu le dis "seul le conseil municipal est souverain pour se prononcer sur cette question" alors à quoi sert le Grand Troyes et à quoi sert de faire voter les conseillers communautaires ? A distribuer de l’argent sans regarder la pertinence de la dépense ?

    Drôle de démocratie...

  • repondre Répondre



  • Commentaire 51598 QUACCHIA
    le 11 janvier  à 15:30

    D’accord avec toi Pascal !!
    J’ai eu ce jour dans ma boite le papier sur le risque d’inondation dont vous vous faisiez
    l’écho récemment, aussi je commence à virer de bord sur ce pont, car après tout puisqu’il semble plus urgent de faire des grands ponts peu utiles plutôt que de renforcer les digues, je suggère d’ajouter un toit sur le pont ce qui ajoutera au ridicule de cette affaire, ainsi en cas d’inondation les Sancéens pourront toujours se réfugier sur le pont et être abrités de la pluie à défaut d’être abrités de l’eau à mi mollet.
    Pas sot comme idée, n’est’il pas !!?
    Pour ce qui est de la gauche offensive au CM de St Julien, no comment, elle est effectivement trés offensive ............contre nous opposants de PICARA !???????
    Mais le ridicule ne tue plus, et c’est quelquefois regrettable !
    D QUACCHIA

  • Commentaire 51601 PH
    le 11 janvier  à 16:16

    Lutter contre les inondations en servant de refuge. Voilà au moins une raison que pourra reprendre le commissaire enquêteur pour justifier ce projet ! L’argument ne sera pas moins mauvais que les autres...

  • repondre Répondre



  • Commentaire 51686 JM Viart
    le 15 janvier  à 20:08

    Lors de la réunion publique Mr le conseiller général a justifié l’utilité du pont par l’obtention de subventions auprés des Grand Troyes et Conseil Général. Ainsi selon lui, si des subventions ont été votées (et pas des moindres) c’est que le pont est utile. Des personnes comme François Baroin ou Philippe Adnot si elles donnent des subventions, c’est par ce qu’elles croient au projet.

    Aussi si comme dit Simon : les conseillers communautaires n’ont pas à estimer la pertinence du projet, alors Mr Rigaud se serait trompé ?...

    repondre Répondre



Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d'abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n'oubliez pas d'indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • texte

> L'ARTICLE EN IMAGE
> L'AUTEUR
> Audience
  • 259 visites
  • 6 commentaires
> Faire suivre l'info

ARTICLES SIMILAIRES


 
Fabriqué avec SPIP et YAML - Hébergé par CELEONET - Code & Design par INDIE