René Gaudot, maire socialiste de Bar/Aube vient de rendre sa carte du PS après avoir été écarté de l’investiture sur la 1er circonscription. Il pourrait pourtant être candidat PRG soutenu par le PS. St.Sainclair analyse à sa manière l’étrange partie de bonneteau qui se joue actuellement dans l’est du département.
Le tiercé, c’est mon dada, disait Omar Sharif. Le dada des socialistes n’a lui, rien de commun avec un canasson. C’est le bon vieux jeu du Bonneteau ! Hop, hop, ni vu, ni connu, j’te mets un candidat là, j’te le retire, j’lui change sa couleur, et je le remets là-bas, j’t’embrouille, j’t’enfume et par ici la monnaie ! Bien entendu, à tout les coups, ce sont les socialistes qui gagnent.
Quitte encore à déplaire à mes amis socialistes, j’évoquerai ici la fabuleuse partie qui se déroule actuellement dans les coulisses de la 1er circonscription, celle de Nicolas Dhuicq. Rappelons rapidement que cette circonscription est sans doute sociologiquement la plus à droite du département, donc la plus difficile à décrocher pour l’opposition. Mais Nicolas le petit est aujourd’hui tellement impopulaire qu’il pourrait bien perdre son siège, même face à une chèvre !
Voilà pour le décor. Mais il nous faut, pour jouer cette partie une balle et trois gobelets. Dans le rôle de la balle, René Gaudot, maire de Bar/Aube, accessoirement électron libre à tendance « grande gueule » du PS et candidat putatif sur cette circonscription. Pour les gobelets : le PS, Europe-Ecologie et le PRG.
Initialement dans le gobelet socialiste, la p’tite balle de René Gaudot se voyait bien candidat face à Dhuicq. Indiscutablement, il en a les qualités et les épaules. Sauf que la circonscription, à la suite d’insondables tractations, sera réservée à un partenaire du PS. Lequel ? EELV ? Le PRG ? En tout cas, la p’tite balle Gaudot disparaît un instant du jeu. En coulisse, on s’agite pour savoir qui d’EELV ou du PRG sera l’heureux parti retenu pour affronter la droite. Très vite, on pressent que les radicaux tiennent la corde. A eux la 1er circonscription. Dans le même temps, René Gaudot qui n’a rien d’un premier communiant pousse une petite gueulante, déchire sa carte du PS et laisse entendre qu’il pourrait rejoindre... devinez... le PRG !!! Et hop, la p’tite balle Gaudot qu’on croyait perdue revient dans un autre gobelet ! Et ce bon vieux René, socialiste qui ne pouvait plus être candidat, redeviendra peut-être candidat radical soutenu par les socialistes !
Voilà, si ce scénario probable se confirme, comment, en deux ou trois coups de bonneteau, les socialistes parviennent à satisfaire un allié, maintenir celui-ci comme satellite, tout en plaçant l’un de leur membre en position favorable ! Du grand art...












