Dans le nucléaire, ça ne mégote pas avec la sécurité ! Oh que non !!! Demandez à Hervé Maillard, l’optimiste patron de la centrale de Nogent qui,lundi 5 décembre, après l’intrusion des écologistes de Greenpeace, déclarait qu’il n’y avait eu aucun dysfonctionnement. Aucun... Pas le moindre commencement du plus petit couac. Nada...
Les militants de Greenpeace, il les a vu arriver de loin. Il est tellement compétent, Hervé, que devant ses caméras, il a su reconnaître le vrai militant pacifiste du terroriste déguisé. Balèze... il est comme ça Hervé, incollable pour distinguer le vrai kamikaze du menu fretin écologiste. D’ailleurs, il les a si facilement repérés qu’il a préféré, par signe d’amitié, les laisser entrer et grimper sur le réacteur. Il est comme ça, Hervé, l’oeil perçant et sympa !
Malgré tout, le big boss a voulu montrer qu’il avait l’affaire bien en main. C’est pour cela que notre ami a décidé de fermer le Ball-Trap jouxtant la centrale !Trop dangereux... On ne sait jamais, un terroriste adepte du circuit-court (l’attentat du producteur au consommateur avec 0 gaz à effet de serre ) pourrait venir s’y entraîner et s’amuser à faire un carton sur la centrale !
Et puis, les tireurs maladroits, ça existe... Une balle perdue sur l’un de ses foutus réacteurs, c’est pas impossible non plus. Sait-on jamais, la balle pourrait ricocher sur une paroi de béton, rebondir sur un grillage, traverser le cul d’une vache, prendre la direction d’une porte métallique et finir par percuter un tuyau vachement important qui trainait par ici... Alors là, badaboum ! Le feu d’artifice final ! Plus de Ball-Trap, plus de Nogent, plus de Troyes, Fukushima/Seine avec Paris à moins de 100 bornes ! On ne déconne pas avec la sécurité...
Les ball-trapeurs (ou ball-trapistes) seront donc privés de leur sport, tout ça par la faute de deux ou trois militants écologistes. Mais au fait, il existe depuis quand ce ball-trap ? Depuis combien de mois ou d’années ce lieu de tous les dangers jouxte-t-il la centrale nucléaire ? 3 mois ? 2 ans ? Non : 25 ans... 25 ans qu’on pratique le « tir au pigeon » à côté des réacteurs sans que cela ne soulève la moindre question, ni ne chatouille les neurones d’Hervé Maillard... Et aujourd’hui, en décembre 2011, 25 ans après le premier coup de fusil, notre directeur qui, de très loin, avait repéré les activistes écologistes, remarque enfin la présence du ball-trap et son danger potentiel !
Il ne se foutrait pas un peu de nous, Hervé ???












