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2
déce
2011

Les soldes du ciel

L’argent, disait Boris, ne fait pas le bonheur de ceux qui n’en n’ont pas, quand le trop d’argent creuse partout les malheurs du monde…


Personne n’achètera l’histoire du Parthénon, quand même les pierres partiraient une à une marquer d’âme disparue les paradis fiscaux de la planète-fric. Personne n’achètera les cieux grecs. Leurs dieux sont morts, ils ne verront pas l’argent devenu fou écraser leur patrie, et personne ne possédera jamais les secrets du grand ciel bleu de la Méditerranée.


Ce qui s’achète a-t-il la moindre valeur ? Peut-on acheter le regard immense d’une vieille dame qui s’abandonne à ses rêves ? Personne ne peut s’offrir l’intime abandon de l’autre, qui fait la vraie vie. Aucun Sofitel ne donnera jamais le moindre amour aux impuissants de l’humanité.

Ce qui se jette ici, là-bas vaut de l’or, ou de l’eau plus ou moins pure pour étancher la soif de la vie…
 L’Afrique a l’étendue, la sécheresse, la pauvreté, et souvent la misère. Le pouvoir d’achat, dans ses excès, est un pouvoir de tue-la-vie, de tue-l’avenir, et même de tue-la- planète, quand les dangereuses richesses viennent souvent du passé, des matières premières amassées, des territoires possédés, et des hommes naguère achetés par millions.


Les milliards ne possèdent pas le monde, ils l’affolent. La dette affolante des pays riches est une insulte à l’humanité, selon l’I.A.L.H. [1]

notes :

[1] I.A.L.H. : Institut de l’Analyse de la Lucidité de l’Humanité.



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Les commentaires (5)

Les soldes du ciel
  • Commentaire 50971 Dominique Cauvé
    le 3 décembre 2011  à 05:01

    Certes, Christian, l’argent ne nous procurera jamais, si notre « subjectif » n’est pas « formaté » pour cela, l’inclination à s’émouvoir, devant les formes à l’infini des « structures » de la Nature, des « structures » des « Créations de l’Homme ». J’entends par « Créations de l’Homme » toutes les émanations de son intarissable inventivité, donc aussi bien techniques, économiques, scientifiques, littéraires, philosophiques, artistiques, etc.

    Pourtant, à n’en pas douter, l’argent est un excellent « instrument de mesure », un « outil » dans n’importe quelle transaction qui a fait ses « preuves », depuis des millénaires. Seulement, et très malheureusement, certains « groupes sociaux », toujours depuis des millénaires, ont imaginé une opération permettant de se dispenser de tout « travail réel », à savoir « la vente d’argent », autrement dit le prêt d’argent à usure ou à intérêts.

    Je ne pourrais pas me passer du peu d’argent dont je dispose, mais je suis révolté, depuis des années, par ces opérations bancaires, boursières qui tendent à une absurdité galactique, en produisant des bénéfices, sans commune mesure avec ceux produits par le « travail réel », qui génèrent une pauvreté de plus en plus croissante, au sein des populations.

    Que faire ? Moi, je ne peux rien faire : je suis malade, depuis déjà des années. Mais, je nourris une très grande confiance en la jeunesse qui, du moins je l’espère, ne va pas tomber dans les pièges fangeux des politiciens écoeurants de populisme, une jeunesse qui va se liguer par dizaines de millions, si ce n’est par centaines de millions, contre le système capitaliste totalement anarchique, dans lequel nous sommes immergés, une jeunesse qui va faire plier la morgue outrecuidante des quelques centaines de milliers de spéculateurs impénitents de la planète, dépourvus de toute commisération.

    Cette jeunesse, je lui conseillerais, au niveau de la Communauté Européenne, de conserver la Banque Centrale Européenne, d’imposer l’absorption de tous les fonds des banques privées par une unique Banque Centrale par pays de la communauté (la Banque de France, dans notre pays), ce qui aurait pour effet bénéfique d’abolir les sournoises manœuvres des banques privées qui n’hésitent pas à emprunter à la Banque Centrale Européenne à des taux très avantageux, afin de réaliser,comme chacun sait, des « opérations juteuses », tout à fait au détriment du « travail réel ».

    Cette jeunesse, je lui conseillerais également de brider les opérations sur les valeurs boursières, voire carrément de les abolir, en considérant que ces valeurs sont « totalement fictives », donc toujours sans aucun rapport avec le « travail réel ».

    Quant à la prétendue démesure de la dette présente, en Europe, aux Etats-Unis, rien n’empêcherait d’en étendre le remboursement sur des milliers d’années, voire d’en renvoyer le remboursement aux calendes grecques, si j’ose m’exprimer ainsi, dans le contexte économique présent !

    Ce qui serait primordial, ce serait l’avènement d’un « travail réel », offert à tous, générateur de bien-être, de bien-vivre, et au diable le remboursement de la dette !

  • Commentaire 50997 Gérard Bérilley
    le 3 décembre 2011  à 18:40

    Très bon commentaire de Dominique Cauvé, et avec cela magnifiquement écrit ! Il y aurait bien un moyen de rendre à l’argent son utilité première, celle qui ne fait pas problème. Ce moyen a été inventé, à ma connaissance du moins, par Jacques Duboin, le théoricien de l’Economie Distributive de l’Abondance, et ce dès les années 30. C’est celui d’une monnaie fondante qui disparaît avec son utilisation comme un billet de chemin de fer ou un ticket de métro (l’on ne peut pas s’en servir deux fois !). Dans cette optique chacun reçoit chaque mois une quantité de cette monnaie fondante, en échange d’une participation à la production sociale, et qu’il dépense comme il l’entend. Aussi la liberté individuelle est garantie, alors que dans la "gratuité" c’est la société - la communauté - qui décide au fond de la consommation individuelle et ne laisse guère de choix à l’individu, ou un choix plus que restreint. Une telle monnaie fondante est donc incapitalisable, et au bout d’un temps donné après son émission, déterminé démocratiquement, elle perd toute valeur à ne pas avoir servi à la consommetion. Les endroits où elle est dépensée, très faciles à déterminer avec l’informatique, renseignent toute la société sur les demandes et les besoins, et la production future se règlera sur cette consommation, sur ces demandes et besoins. Si les Etats dits socialistes ou communistes l’avaient été véritablement, ils auraient instauré une telle monnaie qui permet l’égalité sociale et économique de tous, ce qui est la définition même du socialisme authentique. Jacques Duboin était lui, comme les anarchistes, pour l’égalité de tous les revenus, car il est maintenant impossible de déterminer la part individuelle dans la production moderne.
    La question si importante du Revenu Garanti ou Revenu de Citoyenneté est tout à fait en lien avec ce qui vient d’être dit, car un tel Revenu est le moyen idéal, sinon le seul possible actuellement, pour commencer à distribuer les richesses produites entre tous, et beaucoup plus justement qu’actuellement.

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  • Commentaire 50974 mohamed
    le 3 décembre 2011  à 08:59

    Quelle honte !
    Notre pays est menacé, nos traditions foutent le camp !
    Malgré la débâcle, vous osez parler "gros sous" !
    Où se trouve votre patriotisme ?
    Dans votre porte-monnaie ?

    repondre Répondre



  • Commentaire 50975 mohamed
    le 3 décembre 2011  à 09:07

    L’argent ne fait pas le bonheur, c’est bien connu.
    Quoique...
    Ne serait-ce pas une ânerie qu’on racontent aux pauvres, afin qu’ils nous fichent la paix ?

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  • Commentaire 50981 argent apparemment utile mais si corrupteur
    le 3 décembre 2011  à 12:39

    argent apparemment utile mais si corrupteur
    corruption absolue, surtout de l’homme mis a son contact, comme nous le rapelle si justement Einstein.

    et aussi l’adage célèbre :
    - tant qu’il y aura de l’argent, il n’y en aura jamais assez pour tout le monde.

    ajoute juste que :
    - le travail est a l’homme ce que le pétrole est a la mer...

    ioho, ces deux pseudo ’’valeurs’’ sont des impasses, servant juste a l’exploitation, la domination, l’asservissement le plus sournois et brutal, et enfin a une très très profonde aliénation...
    y compris celle de notre si necessaire imaginaire (maintenant comment le mieux décoloniser ?)

    quand on croit comma exprimé plus haut en avoir besoin, meme du ’’peu’’ possédé,
    de quoi a t-on nous réel besoin (vital !) ? du chiffon de papier ? ou plus fermement des services ou choses que tres accessoirement a la spéculation et la domination, il permet aussi de se procurer...

    c’est là toute l’arnaque de la nouvelle religion (ie : mensongère imposture) appelee ’’économie’’.

    un tout petit peu de lucide et chaleureuse humaine organisation permet pourtant d’abolir ces monstruosités et de s’en délier.

    allez, sur ces thèmes une dernière célèbre paraphrase/citation...

    - d’une main vivre le (chaleureux) communisme,
    de l’autre répandre l’anarchie...

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