Du côté du HAVRE, les Troyens ‘’n’ont pas fait le poids’’ vendredi soir contre une équipe locale remontée et efficace. Le tableau d’affichage n’a cessé de s’alourdir tout au long de la partie (3 buts havrais à la 26ème, 55ème et 66ème) sans que nos dignes représentants parviennent à sauver l’honneur. Hors de ses bases, non seulement L’ESTAC ne sait pas gagner cette saison, mais cumule ici sa 3ème défaite sur un score, cette fois, sans appel. La sanction est immédiate au classement avec une chute brutale de 4 places (actuellement à la 9ème place).
Le match (et 1, et 2 et 3 – 0).
La réussite du HAC est celle d’un groupe et d’un jeune attaquant international MENDES (né il y a 21 ans au CAP VERT) particulièrement en verve puisque impliqué dans les 3 actions : 2 comme buteur et 1 pour avoir provoqué le penalty transformé par son coéquipier. Contrairement aux précédentes journées de Championnat, le joueur, régulièrement titulaire, a prouvé ses qualités offensives. BLONDEL, obligé, en plus, de commettre une faute à son encontre, s’en souviendra pour le match retour. L’équipe locale a bénéficié de circonstances avantageuses en jouant en supériorité numérique pendant plus de 45 minutes (après l’exclusion du capitaine troyen) et en obtenant un penalty à la 65ème minute.
Les fautes troyennes.
Les 2 faits de jeu, qui ont placé l’équipe troyenne en position difficile, relèvent avant tout de fautes avérées. Le visionnage des images de l’altercation entre ENZA YAMISSI et le joueur havrais montre bien qu’il y a eu coup de coude troyen (qui plus est sous les yeux de l’arbitre !) après déjà une première rebuffade similaire juste avant. L’intervention du portier troyen sur MENDES dans la surface de réparation n’apparaît pas plus discutable ; la course de l’attaquant havrais ayant été entravée par BLONDEL.
La contestation de l’arbitrage.
L’arbitrage (comprendre : la faute d’arbitrage) a bon dos quand on perd. A la fin de la première mi-temps, la partie avait déjà tourné à l’avantage des locaux qui menaient par 1 but d’avance (et 4 corners à 2).
Une expulsion apparaît préjudiciable surtout lorsqu’il reste du temps de jeu. Mais, à l’inverse, elle peut engendrer chez l’équipe sanctionnée une solidarité décuplée face à l’adversité. Il arrive même que l’équipe réussisse à marquer pendant le laps de temps où elle est en infériorité numérique. Un cas de figure qui ne s’est pas produit vendredi soir !
Plus généralement, se pose la question du respect de l’homme en noir (en vert vendredi soir) de la part des joueurs comme des entraîneurs. Cette attitude souvent contestataire ne donne pas le bon exemple à tous les niveaux. On ne la retrouve pas dans d’autre sport collectif comme le rugby où le coup de sifflet de l’arbitre est respecté. Il est vrai que le rugby a osé, avec succès, l’utilisation de la vidéo, considérée par des dirigeants peu pragmatiques du football international, comme toujours inappropriée. Le monde bouge mais pas certains dirigeants toujours engoncés dans leurs certitudes.
La réunion programmée mardi 29 novembre entre l’ESTAC et les instances nationales de l’arbitrage arrive à point nommé pour échanger sur le sujet et rapprocher les acteurs en présence, d’autant qu’on parlera des ‘’séquences de jeu troyennes lors des récentes journées de championnat’’...
A noter au passage que les 2 équipes de l’ESTAC (l’équipe première et la réserve) ont été sanctionnées d’un penalty ce week-end. D‘ici à proclamer un complot de l’arbitrage envers nos couleurs… mais redevenons sérieux !
La crainte du début d’un cycle négatif.
Une défaite aussi nette peut laisser des traces dans les esprits troyens et déboucher sur une succession de contre-performances. Il faudra vite reprendre le dessus dès la prochaine journée au Stade de l’Aube contre ISTRES afin que le doute ne s‘insinue pas, car il peut vite devenir dévastateur. L’an dernier, presque à même époque (13ème journée), l’ESTAC avait subi pareille lourde défaite (3 à 0) sur terrain adverse (SCO ANGERS). Elle avait dû attendre 2 mois et demi avant de renouer avec la victoire !









