Au PS, il y a souvent à boire et à manger ; le meilleur mais aussi le pire de la politique. C’est ce que nous explique St.Sainclair qui revient sur les prochaines législatives et la règle du non-cumul appliquée, de façon très aléatoire, par le Parti Socialiste aubois.
Ne revenons pas sur la question du nucléaire. Les socialistes, plus sensibles au texto du puissant PDG d’AREVA, qu’aux engagements pris entre responsables politiques, ont montré combien ils étaient fortiches au bonneteau : Un paragraphe sur le MOX qui apparaît, disparaît et ré-apparaît... laissant mes amis écologistes le cul par terre ! C’est dire combien les promesses griffonnées sur un contrat de législature ne valent pour eux pas plus qu’une roupie de sansonnet ! Passons... C’est sur les prochaines législatives que nous nous arrêterons un instant.
Girardin "out", les socialistes sortent Lorette Joly du chapeau
Comme partout en France, les socialistes aubois devront faire avec une circulaire de la direction nationale visant à interdire le cumul des mandats. Le but est clair : permettre de nouvelles pratiques politiques et le renouvellement des élus. Nous nous en faisions l’écho il y a quelques semaines déjà, en expliquant que cette circulaire mettrait plusieurs responsables locaux sur le banc de touche. Parmi eux, Olivier Girardin confirme ce que nous pressentions. Le maire de La Chapelle, refusant d’abandonner sa mairie, a logiquement décidé de renoncer à cette législative où il apparaissait pourtant comme le meilleur challenger face à François Baroin. Dans la 3e circonscription, la voie est donc ouverte pour le ministre du “Double A.” On aurait alors pu croire que, suite à ce forfait, les socialistes aubois laissent un de leur partenaire affronter le ministre de la “faillite”, d’autant que c’est une écologiste, Françoise Delplanque, qui en 2002 fut la dernière personnalité de Gauche à avoir mis Baroin en ballotage. C’est mal connaître ces vieux renards de la tambouille qui ont préféré nous faire un tour de bonneteau : "Hop, mon candidat socialiste disparait ; et hop, le re-voilà déguisé en Lorette Joly !". L’avantage, c’est que ce petit jeu permet au PS de garder la médiatique 3e circonscription et d’offrir (tu parles d’un cadeau) la 1er circonscription, quasi-imprenable, à un de leur partenaire... Sympa ! Un vrai-faux cadeau pour les radicaux ou les écologistes d’autant plus pernicieux qu’il obligera les deux satellites alliés du PS, en contre-partie de cet acte de générosité à deux balles, à soutenir les socialistes dans les deux autres circonscriptions ! Preuve encore qu’au bonneteau, on perd toujours !
Tu l’as vu mon non-cumul ? Le voici ici, avec Girardin, et hop, le voilà qu’il disparait, avec Fournier !
La tambouille ne s’arrête pas là. Et le PS ne serait pas le PS si certains de ces responsables, excités par la perspective d’un siège de député, n’avaient pas choisi de s’essuyer le popotin avec cette circulaire sur le non-cumul. C’est le cas de Lorette Joly et d’Yves Fournier qui, tous les deux, occupent des postes essentiels dans l’exécutif régional (en plus d’une fonction de maire d’Aix-en-Othe pour le second). Nos deux impétrants, contrairement à Olivier Girardin, font une lecture très personnelle et très souple de cette règle... Ils ne respectent pas les conditions d’éligibilité définies par la Rue de Solférino mais n’en ont que faire ! Démissionneront-ils ? Choisiront-ils le cumul contre l’avis de la Rue de Solférino ? Nos deux amis se gardent bien de le dire. En tout cas, leur simple désignation comme candidats montre encore ce goût pour le bonneteau : "Tu l’as vu mon non-cumul ? Le voici ici, avec Girardin, et hop, le voilà qu’il disparait !". Cela montre surtout que l’esprit de cette circulaire (adoptée pour forcer le renouvellement du personnel politique) est purement et simplement passé aux oubliettes. La soif du pouvoir, les lumières parisiennes et les prébendes du mandat de député, plus alléchantes que les réunions chalonaises du Conseil Régional, ont eu raison des belles promesses de Martine Aubry.











