A sa manière, pas vraiment très correcte, Mohamed s’interroge sur les vertus de la volaille...
Selon une étude effectuée par une chambre d’agriculture du sud de la France, 4 poulets consommés sur 5, sont des poulets "industriels". De plus, 1 sur 3 est importé.
Un poulet se nomme "paulet", selon ma voisine, la portugaise moustachue.
Cette voisine est tellement sympa que j’ai décidé d’imiter sa langue si rose et pointue.
Je ne m’épanche pas sur ce phénomène, ça m’excite ! Ah, la pelle portouguèche, lorsque nos moustaches se rencontrent !
Sa récitation de la fable "le couq et la paule" est inénarrable !
Donc, 4 paulets sur 5 sont "industriels". 1 sur 3 est importé.
Le bon poulet de campagne, élevé en plein-air, dans une pâture fleurie, plantée de pommiers est réservé au "locavore".
Non seulement, 4 poulets sur 5 sont "industriels", mais en 10 ans, leur consommation a doublé. En France, la consommation de poulet atteint 25 kilos par an, en moyenne, contre 12 kilos, il y a 20 ans.
Il faut reconnaitre que le kilo de poulet basique ne coûte que 3 euros. Pour un bon steak de boeuf, je dois débourser 17-20 euros, le kilo.
Que signifie cette étude ? Que le français adore le poulet ? Ou, baisse du pouvoir d’achat oblige : Il préfère manger du poulet, à la vache, 6 à 7 fois plus chère ?
Non seulement, ce poulet est issu de l’industrie agro-alimentaire, mais 1 sur 3 est importé.
Pas assez de poulet en France ?
Il essentiel de remarquer que la politique de Sarko, le Basset-de-Neuilly, fait du paulet, une denrée rare.
Fini, le temps béni durant lequel on pouvait écraser un paulet au milieu du carrefour. De nos jours, le paulet se planque dans une bagnole. Une bagnole joliment décorée de couleurs "bleu, blanc, rouge".
C’est curieux, cette manie. Pourquoi ne pas badigeonner ces bagnoles de couleur "vert-barbu", "rose-bonbon", "violet-évêque", "pourpre-cardinal", "jaune-canari" ?
Toujours est-il qu’il est devenu impossible de se farcir le paulet, planqué au fond de sa bagnole.
Il existe une race de paulet particulière : Le paulet circulant en camionnette bleue. Méfiez-vous de ce bestiau. C’est un bidasse déguisé en paulet. Ca sent la supercherie. Cela signifie que je serais incapable de connaitre l’état du morceau : tout comme les missiles, ça pourrait être du carton. Khadafi en a fait les frais ! Je n’approche jamais ce genre d’animal. J’ai trop peur de rempiler en compagnie de l’adjudant qui m’a foutu en taule, au motif que je kiffais à proximité du dépôt de munitions.
Reste le paulet municipal. Vous le trouvez à la sortie des écoles, en compagnie de sa copine, la fliquette. La fliquette m’a collé une contre-danse pour avoir confondu mon sourire et une proposition de services honteux !
Pour conclure, une recette de cuisine : "le poulet cuit au court-bouillon".
Attention : ne le tuez pas avant de le faire cuire. Tout comme le homard ou le petit chat, c’est meilleur quand ça cuit vivant. A la rigueur, ôtez quelques abats pour les affamés de la Corne d’Afrique.
Ajoutez clous de girofle, oignons, persil et une grenouille. Quand la grenouille pète, c’est cuit !
En fin de cuisson, ôtez les parasites du poulet : les sabots, la crinière, les poils, les poux, le jockey.
Alors, poulet-fermier, poulet-industriel, poulet-importé... Que mangeons-nous ?
"label-rouge", "élevé-en-plein-air", "nourri-aux-céréales" ? Quid ?










