Double A, vendredi soir, pour la soirée « Indices » organisée par Tourisme et Loisirs, Restau du Vouldy, CCREA et bien entendu, auboisement correct.
Double A seulement, car vous n’étiez qu’environ 120 personnes à cette projection au Ciné-City de Troyes. C’est moins que les 1 500 personnes en délires, arrachant la chemise des organisateurs, dont nous rêvions secrètement... Double A quand même, car la salle ne pouvait accueillir que 180 personnes. Double A surtout car tous les spectateurs (ou presque) sont restés pour assister et débattre avec le réalisateur de ce film, Vincent Glenn.
Il manquait un invité, François Baroin, occupé à faire les poches de ces collègues ministres pour trouver les quelques milliards nécessaires pour ne pas perdre notre Triple A. Tant pis pour lui...
Malgré cette absence notable, quelques élus étaient présents. Preuve, s’il en fallait, de l’intérêt que l’on porte désormais à la question des nouveaux indicateurs de richesses.
Car c’est bien cette question qui fut au coeur de cette soirée. Le PIB, Vincent Glenn l’aura parfaitement démontré, est loin de pouvoir nous mener au bonheur. Outil comptable inventé pour préparer et conduire la 2e Guerre Mondiale, cet indice ne mesure que ce qu’on lui laisse mesurer : la production quantifiable en monnaie sonnante et trébuchante. Rien d’autre. A telle enseigne qu’une bonne marée noire le fera croitre ! Le PIB ne distingue ni le bien, ni le mal. Il mesure tout ce qui a une valeur monétaire. Le PIB n’est donc pas immoral. Il est a-moral. Fort de ce constat, fort d’un monde où la richesse prend des formes multiples qui dépassent, de loin, la simple accumulation de biens matériels, Vincent Glenn nous invite à penser de nouveaux indices, comme l’IDH.
La clé est là. Le PIB nous oblige à regarder le monde avec les lunettes de nos parents ou grands-parents. Changeons ces lunettes. Décalons-nous pour regarder autrement ce monde et donner un autre sens au progrès et au développement humain.
Sorti du DVD « Indices », le 10 décembre prochain.











