La clique des gratte-papiers nationaux, l’ensemble des pisse-copies hexagonaux agonie d’injures François Baroin suite à sa saillie parlementaire. Notre François, bouffi de suffisance, a accusé mardi dernier la gauche d’être arrivée au pouvoir par « effraction »… Et les députés socialistes se sont levés en chœurs, et les bonnes âmes se sont émues et les journaux, les radios et les télés ont demandés des excuses… Quel pitoyable monde politique que voici…
Des excuses ?
Des excuses en a-t-on demandé à Aubry qui, avec sa « gauche molle » a plombé, on le verra, la campagne d’Hollande ?
Des excuses en demandera-t-on à Mélenchon et à son capitaine pédalo ?
Des excuses en demandera-t-on à ceux qui ont promis aux Français de « travailler plus pour gagner plus » et qui ont plongés la France dans la ruine ?
Des excuses, en demande-t-on à ceux qui polluent la France ?
Des excuses en demande-t-on à ceux qui ont flingué le système de santé français ?
Des excuses en demande-t-on à ceux qui plombent l’Europe ?
Des excuses en demande-t-on aux exilés fiscaux ? aux patrons voyous ? aux banquiers véreux ? Aux économistes incompétents ?
Non, à tous ceux qui ont fauté on trouve des exonérations, des décharges, des explications… Mais François Baroin qui dit ce qu’il pense, qui dit certes une connerie mais une connerie vénielle, doit s’habiller de bure et, tel les bourgeois de Calais, venir à résipiscence la corde au coup et les clefs à la main…
Pourtant le pécher était véniel… Mais, dans ce monde de communication, l’apparence compte plus que l’existence, l’aspect a plus d’importance que la réalité… Comme ces catholiques besogneux qui dénonce la masturbation des adolescents ou le fumage des joints en écoutant Led Zeppelin [1] la classe médiatique au pouvoir en France a érigé de nouveaux dogmes, de nouvelles règles qu’on ne peut transgresser… Et, en France en 2011, dans le pays de Voltaire, il est plus grave d’agresser l’opposition à l’Assemblée nationale que de négocier ses impôts sous prétexte qu’on a soutenu le Président de la République ou que de vendre son âme aux écologistes pour quelques dizaines de voix…
J’aime la politique et je regrette le temps où l’assemblée était un lieu de joutes verbales et d’oppositions réelles ; ce temps, pas si lointain, où les passions dominaient les débats. Ce temps où il était plus important de croire que de paraitre… Mais je suis certainement un vieux con ! Les biens-pensants préfèrent le Baroin sirupeux des interviews radiophoniques qui accumule les exemples abscons et qui parle de bois. Les biens-pensants préfèrent le ministre des finances dont les textes, les prises de positions, les envolés lyriques sont écrits, dictés et dominés par Xavier Musca, le secrétaire général de l’Elysée qui lui ne choque personne, ne s’oppose à rien, mais livre la France aux des technocrates aux des économistes…
Désolé mais je préfère Baroin maladroit que Baroin insignifiant, Baroin agressif que Baroin sirupeux, Baroin politique que Baroin soumis…
La grande décadence de ce XXIe siècle c’est justement la prise de pouvoir des gens éduqués, des bien pensants, des instruits, des sachant… de ceux qui tranquillement pousse ce pays au repli et à la soumission… Ce pays ne s’en sortira que s’il existe des hommes de courage et de convictions… Et, devant les attaques contre François Baroin je ne peux que le soutenir en répétant ce que je disais quand j’étais attaqué pour outrance et excès contre... François Baroin ! J’ai mis les doigts dans mon nez... Courage et conviction même dans l’erreur !
Alors j’ose le dire, j’ai trouvé Baroin assez bon dans sa réponse… Politique. Vraiment politique… qu’il continue… (À condition qu’il n’en profite pas contre son opposition au conseil minicipal de Troyes
)…
[1] pour les jeunes ignorants qui lisent encore ce site, Led Zeppelin était un groupe rock britannique qui, de 1968 à 1980 à accompagné nos soirée enfumées, sensuelles et mémorables en un temps où les adultes, bien que s’effrayant de nos frasques, nous faisaient quand même beaucoup moins chier que nos agressons nos jeunes d’aujourd’hui voir Interdit ! )








