A défaut d’une réalité et d’un projet solide, reporté de mois en mois, la Bourse se rhabille et nous fait des promesses qu’elle ne pourra pas tenir.
On sait en effet, après le retrait d’Altaréa, que la ville de Troyes a lancé un appel à candidature pour l’aménagement du site. 4 opérateurs ont déposé un dossier fin 2010. C’est pas mal. Sauf que depuis... plus rien !
L’opérateur devait d’abord être désigné au printemps 2011 (Est-Eclair 2 juillet 2010). Le printemps est venu. Et puis rien. On nous annonçait ensuite un lauréat en juillet 2011. Juillet est arrivé. Toujours rien. Au plus tard, le groupe retenu serait connu en septembre. Nous sommes début novembre et, à l’horizon, on ne voit que le soleil qui rougeoie... Qu’on se rassure, puisque la municipalité, promis, juré, craché, étudie les dossiers et annoncera son choix en décembre prochain.
A cela, il faut ajouter le recours déposé par la gauche contre la procédure d’appel d’offre et les contraintes (pas de magasin culturel, surface alimentaire limitée à 1 000 mètres carrés) fixées à la suite du premier recours.
Inutile de se cacher derrière son petit doigt ou un joli calicot plein de promesses [1]. Ces multiples reports, ces mille et une contraintes et menaces montrent à quel point François Baroin et son équipe éprouvent les pires difficultés à trouver une destination à ce bâtiment.
On louvoie, on piétine, on hésite, on recule, on gagne du temps comme on peut, mais en tout cas, depuis maintenant plus de 5 ans, le projet semble enlisé.
Le responsable de ce marasme ? L’entêtement. L’entêtement de François Baroin à ne vouloir qu’une seule et unique destination commerciale (en vérité, l’opérateur choisi présentera sans doute un projet mixte) et à ne vouloir entendre aucune suggestion de son opposition ; l’entêtement de l’opposition à refuser le "tout commercial" et à vouloir, coûte que coûte, un lieu de mémoire, un lieu destiné aux produits locaux, au tourisme... Pour les deux, l’entêtement de vouloir, avec cette bourse faire un coup politique !
Le pire, c’est sans doute que les différentes propositions, celles de François Baroin et celles de la Gauche sont parfaitement compatibles pourvus qu’on sache mettre de côté les considérations partisanes.
[1] Observez d’ailleurs cette affiche. Elle nous laisse à penser que la Bourse abritera un magasin culturel ("Média"). Il n’en sera rien suite au recours déposé par la Fnac lors du premier projet. A gauche, notons l’enseigne fictive "Lara" qui rappellera "Zara" comme un avant-goût d’un magasin qui viendra... ou pas.












