L’absence de Jean-Louis Aubert alors que le spectacle du grand choral était d’une qualité exceptionnelle (voire jamais égalé à troyes) était une saloperie dont les Nuits, les choristes et les Troyens se seraient bien passés...
Décidemment, les Nuits de Champagne 2011 auront eu droit à toutes les guignes… Après les annulations de Cesaria Evora pour raisons médicales et du duo Amadou et Mariam (Flop, flop, flop feront les Nuits de Champagne), après des difficultés de remplissage de salles et des concerts « moyens » (Une Nuit de Champagne qui ne pétille pas), Jean-Louis Aubert, auteur d’un remarquable concert mardi dernier (Jean-Louis Aubert décongèle le Cube) et qui c’était heureusement colleté avec les choristes pour produire un spectacle de très haute qualité vendredi soir annonçait samedi son départ…
Pourquoi Jean-Louis Aubert n’était-il pas au deux dernier concert du grand choral ?
Un communiqué, rédigé par Jean-Louis Aubert ( ?) a été distribué aux choristes et au public venu samedi : « Amis choristes et cher public, je dois assumer un passage difficile de ma vie. Je dois rejoindre de toute urgence mon domicile pour des raisons strictement personnelles. De ce fait, je ne pourrais pas vous rejoindre cet après-midi et ce soir pour partager à nouveau le Grand choral de mes chansons mais je sais que vos 850 voix sauront opérer la magie polyphonique une nouvelle fois… A tous, je tiens à adresser mes excuses et à vous remercier du fond du cœur pour le cadeau magnifique que vous m’avez offert hier soir. Je serais par la pensée et le cœur avec vous. Bon concert. Jean-Louis Aubert »
Cette défection est d’autant plus étonnante que le spectacle de vendredi avait été un succès. Que Jean-Louis Aubert y avait assisté de la salle pour, au final, interpréter trois chansons ; qu’il avait reçu à l’issue de ce choral les chefs de chœur dans sa loge pour longuement, les remercier et essayer de partager avec eux son émotion ; qu’enfin il avait longuement participé, en After, au spectacle de « The two »…
Notre chroniqueur Mathieu Cochard, qui ne s’embarrasse pas de formes, disait samedi « JL Aubert ne sera pas là pour les 2 dernières séances du Grand Chorale puisque raison officielle "il a du rentrer chez lui pour des raisons strictement personnelles" d’après Pierre-Marie Boccard mais pour raison officieuse il est bourré à cause des afters d’hier soir... » Sans vouloir mettre en cause l’efficience de Mathieu, je pense que cette raison est un peu courte ! Ce n’est certainement pas la première fois que Jean-Louis se prend une sévère cuite… et douze heures auraient dû suffire à le remettre sur pied (une petite intraveineuse de Primperan-Aspégic fait des effets extraordinaire…)
Non, la cause de cette défection est autre. On évoque des problèmes personnels, une rupture conjugale, je ne sais…
Tout cela ne semble pas très sérieux. On n’imagine pas les chefs de chœurs quittant le spectacle parce que leur petite ami les a quitté, on n’imagine pas le responsable du son faire faux bond, au dernier moment, parce qu’il a des problèmes de cœurs… Et, dans la vie quotidienne, combien d’ouvriers se rendent à l’usine le matin avec leurs soucis, combien de médecins continuent à soigner, combien de travailleurs font fi de leurs soucis et de leurs douleurs pour assumer leur tache ?
Malheureusement Jean-Louis Aubert samedi n’a pas été professionnel. Face à un festival qui rendait hommage à son œuvre il a été en dessous de tout. Méprisant pour son public, méprisant surtout pour ces 850 choristes qui ont beaucoup travaillé pour rendre ce spectacle incomparable, méprisant aussi envers Jean-Louis Aubert lui-même… L’argent trop cher ? Jean-Louis Aubert n’était pas là samedi, tout simplement parce qu’il n’était pas à la hauteur du festival... C’est décevant mais c’est comme cela !
Cette dernière billevesée entachera des Nuits qui, finalement, contrairement à ce que disait notre "noctambule" ne sont bien passées. Des spectacles de qualité, des rencontres importantes, un écho médiatique étonnant (réécouter France-Inter ou Europe1) et une fréquentation plus que correcte qui permettra sans doute aux nuits d’équilibrer leur budget et de repartir en avant. La qualité artistique était là, le dimensionnement raisonnable, le public présent, les artistes de qualité… Bien sûr il reste des choses à améliorer, nous y reviendrons mais dans l’ensemble, la cuvée 2011 fut, sans être un "millésime", une cuvée de bonne qualité…
Reste un homme qui nous a déçu et qui, comme beaucoup de créateur, n’est pas à la hauteur de sa création… Restera l’amertume ne de pas avoir « rêvé d’un autre monde » avec lui samedi soir.
Que dire de plus ? Simplement ça : « Tu n’as pas été sympa Jean-Louis vraiment pas… Et on ne s’attendait pas à cela de toi ! Soigne bien ton cœur… Notre choeur samedi soir était un peu orphelin, mais il était beau, il était émouvant et, surtout, il était vrai, lui… »








