Abd Al Malik, Catherine Ringer, Raphaël et Bernard Lavilliers, le noctambule se fait l’écho d’une soirée qui, manifestement, ne restera pas dans les mémoires du festival...
Ce mercredi 26 octobre aura été une triste soirée pour les Nuits de Champagne. L’Espace Argence nous offrait pourtant un double plateau intéressant avec Abd Al Malik suivi par Catherine Ringer. Le résultat est sans appel : 1 200 personnes selon la presse (sans doute autour de 1 000 et pas beaucoup plus) pour 1 500 espérées, dans une salle qui peut en contenir jusqu’à 3 000 !! Dans d’autres circonstances on parlerait d’un bide. Ici, la presse évoque simplement « un public hélas pas à la hauteur de l’événement ». Quand aux deux spectacles, il faut reconnaître que ce ne fut pas le torrent de chaleur et d’émotion attendu. Le slam enlevé et ciselé d’Abd Al Malik aura ainsi pati d’une qualité sonore des plus exécrables. Difficile de comprendre, encore moins d’apprécier la justesse du phrasé de l’artiste dans un confort acoustique si médiocre. A tel point que Catherine Ringer, par la suite, s’amusera de l’écho dans la salle !!! Les guitares électriques de l’ex chanteuse des Rita Mitsouko parviendront à faire un instant oublier cet inconfort. Malgré cette énergie et la qualité de son groupe, Catherine Ringer aura toutes les peines du monde à faire bouger, à réchauffer un Espace Argence avec les titres, encore méconnus du grand public, de son dernier album. A ce titre, beaucoup de spectateurs partiront frustrés de n’avoir pu entendre que seulement 2 ou 3 morceaux des Ritas. Deux rappels sans enthousiasme suffiront pour conclure cette soirée.
Du côté du Cube, ce ne fut pas non plus la folle nuit promise. Les quelques échos de festivaliers et de la presse évoquent même un Raphaël : « déprimé et déprimant ». Il ne faut peut être pas trop en vouloir à cet artiste qui, pour une prestation, seul à la guitare, s’est retrouvé dans le pire lieu possible, le Cube, pour ce genre de concert intimiste. En tout cas, pour une fois, la presse n’a pas été tendre puisqu’elle évoque un chanteur qui a : « fait le job, sans plus. ». Plus loin, dans le même article : « Le public applaudit en rythme, sans être jamais emporté. Bien que la déception soit au rendez-vous, cela ne les a pas empêchés de le rappeler à deux reprises. ».
Bernard Lavilliers aura aussi fait le job, avec plus d’énergie, c’est évident, mais dans une configuration ne pouvant rassembler qu’à peine 3 000 personnes. Là aussi, la formule choisie aura laissé un parfum d’inachevé aux spectateurs qui, il y a 3 ans déjà, avait apprécié l’énergie et le talent du chanteur tatoué, à l’époque devant plus de 6 000 personnes.











