Ce devait être le temps fort de ce festival. Ce le fut sans doute. Devant 6 000 personnes, 6 000 fans Jean-Louis Aubert est parvenu à faire fondre ce monstre froid qu’est ce Cube.
Il aura fallu tout le talent, toute l’expérience et la passion de l’ex-leader de Téléphone, accompagné d’un groupe hors-pair pour réchauffer un public troyen un peu refroidi par la pluie. D’autant que la salle du Cub3, aussi glaciale qu’un discours de Nadine Morano, n’est pas vraiment le lieu le plus approprié pour ce genre de concert.
Qu’importe pour Jean-Louis Aubert, qui après près de 40 ans de carrière, en a vu d’autres. "d’Alter Ego" à la "Temps à nouveau", d’un "Autre Monde" au "Jour s’est levé", le quinquagénaire survolté, aidé par un immense Richard Kolinka, a donc littéralement emporté les 6 000 spectateurs, avec ses plus grands succès mais aussi les titres de son dernier album, Roc-Eclair :"Puisses-tu", "Demain sera parfait"...
Disons-le, il est rare, très rare de voir encore aujourd’hui un tel monument du rock français se livrer avec autant de passion et communiquer avec un tel talent son bonheur d’être sur scène. Un bonheur, une quasi communion avec son public qui aboutira à ce moment de bravoure, où seul à la guitare, Aubert fera chanter "La Bombe Humaine" au 6 000 spectateurs... Un avant goût, une sorte d’échauffement pour le Grand Choral qui aura fait se dresser quelques poils...











