Le Bhoutan a inventé le BNB (Bonheur National Brut). Et nous, saurons-nous sortir la tête des chiffres économiques qui nous rendent si myopes ? C’est la question que pose cet article.
D’un coté, les chiffres, froids et brutaux, qui donne l’état du monde chaque jour sur nos ordinateurs et nos chaines de télévision :
10000 apprentis à l’horizon 2015.
5 % d’inflation outre manche.
Le CAC 40 en hausse de 2.5%.
7.7% de déficit public
Le PIB chinois continue sa décrue.
Le bilan carbone imposé aux entreprises de + de 500 personnes et aux collectivités de + de 50 000 habitants
57 % des entreprises de + de 100 salariés ont recrutés au moins un cadre ce trimestre.
D’un autre, la newsletter de Etre Bien au travail (je ne fais pas de pub) et la réception d’un périodique « qualité de vie au travail ».
Quels liens peut-on faire dans tout ça ? Quels liens faire entre l’accumulation (certains diront le trop-plein) de ces chiffres et le désir commun de vivre bien ou vivre mieux ?
Finalement, que mesure-t-on ? Est-ce que tous ces chiffres signifient quelque chose ? Nous aident-ils à mieux vivre ? Nous permettent-ils de mieux travailler alors que, dans le même temps, 33 personnes sont licenciés des « Parquet Huot » ou que 19 salariés de VSV perdent leur emploi ?
Si, finalement, ces indicateurs n’étaient pas les bons pour mesurer l’état du monde et de notre société ? Si, simplement, nous mesurions la Qualité de Vie au lieu d’accumuler les chiffres abscons d’une économie qui tourne sur elle-même ?
Mais…. Avec quelles mesures, quels instruments ? Que compter ? Comment compter ? Comment mesurer ce bonheur humain fait de tellement d’autres choses que de chiffres froids ? Je sais bien qu’il existe d’autres échelles de mesure. Le Bhoutan a d’ailleurs inventé le BNB, Bonheur National Brut, que nous observons d’un regard condescendant. Existe-t-il d’autres indicateurs ? Comment peut-on les connaitre mieux ? Et seront-ils meilleurs ? Permettront de changer notre modèle de développement ?









