Jean-Claude Mathis, Gérard Menuel et le ci-devant docteur Nicolas Dhuicq ne considèrent pas que la question de la fracture médicale soit un problème crucial pour l’Aube. Nos trois députés ne pensent pas que la lutte contre la désertification médicale soit importante pour notre département et, ne compte pas sur les pouvoirs publics pour remettre de l’ordre dans cette affaire… En bref, la médecine de proximité auboise ils s’en tapent le coquillard…
C’est tout au moins ce qu’on pourrait penser en apprenant qu’une centaine de députés de la majorité viennent de déposer à l’Assemblée une proposition de résolution demandant que « la question de la fracture médicale soit un enjeu du débat public, notamment au cours de l’année 2012 », « que la lutte contre la désertification médicale soit une priorité nationale », et que les pouvoirs publics s’engagent à « favoriser les conditions matérielles, financières et réglementaires de cette disposition ». Et bien, pas un de nos trois députés sur cette liste !
Les signataires proposent ainsi de mener une campagne d’information à destination des étudiants en médecine, de rendre effectif le stage de trois mois en milieu rural, d’encourager les remplacements de praticiens de campagne en congé et de soutenir l’installation des jeunes « à travers par exemple l’achat d’équipements ou encore en réservant des prêts préférentiels pour l’installation en zones défavorisées ». Les Menuel, Mathis et Dhuicq s’en moque d’attirer des étudiants, de les aider à leur installation ou d’encourager les remplacements… la situation actuelle leur convient très bien !
Nos trois députés s’en foutent… C’est bon à savoir…
Probablement qu’ils n’ont aucun électeurs dans les secteurs en crise médicale du département, à moins qu’ils ne considèrent que l’exceptionnel niveau de réputation du service des urgences de l’hôpital de Troyes (classé dernier par l’express il y a peu) leur permettent d’éliminer la médecine de proximité…
Dans cette proposition les députés signalent que « la désertification médicale accroît le phénomène des dépassements d’honoraires et pénalise l’accès aux soins des patients à faibles revenus » mais ce problème ne touche pas Mathis, Menuel et Dhuicq qui n’ont probablement que des nantis dans leurs électeurs...
A moins évidemment qu’ils aient eu quelque chose de plus important à faire au moment de signer la proposition.
Dommage quand même, on sait que le niveau de médicalisation est l’une des premières choses qui intéresse les nouveaux venus dans notre département et que l’on ne peut défendre l’avenir avec un secteur médical sinistré et dont l’état va devenir catastrophique d’ici quelques années si l’on regarde la pyramide des âges des médecins aubois.













