L'article

29
sept
2011

Une bonne prise en charge des problèmes comportementaux et psy dans l’Aube ?

Je souhaitais revenir sur le fait d’actualité de la semaine dernière concernant la personne désarmée par la police dans la rue de la république. Il avait été mentionné que cette personne avait des problèmes psychiatriques et de comportement.

Comment éviter que de telles choses ne se reproduisent quand finalement dans l’Aube nous n’avons pratiquement pas de praticiens spécialisés dans ce domaine !

Il risque d’y avoir des soucis pour les futurs dépressifs, ou personnes atteintes de problèmes de comportement et psychiatriques.

Difficile de pouvoir trouver un rendez vous, car soit les psychiatres ne prennent plus de nouveaux patients, soit sont sur-bookés et ne peuvent donner un rendez vous rapidement. Vous allez me dire qu’il reste les psychologues, mais cela est réservé aux plus riches ! Savez vous qu’une consultation est en moyenne de 60 euros !

Quand un mal-être est déjà présent, et que des désirs d’en finir sont de plus en plus présents et constants, ou le climat familial et/ou professionnel n’améliore pas la situation, le rendez vous devrait pouvoir être donné rapidement et non pas dans les 15 jours, voir le plus souvent le mois suivant...Il s’agit de cas d’urgence !

Comme il m’a été dit, ces genres de problèmes sont aussi douloureux voir plus, qu’une blessure grave, mais elles ne peuvent être aussi facilement soulagées,et surtout rares, sont-elles comprises !

L’Aube étant de plus en plus touché par la crise, fermeture d’entreprise, plan sociaux ou possibilité d’emploi certes, mais difficile moralement (centre d’appels, manutention) , je crains que notre département ne sombre rapidement...notamment avec l’arrivée de l’hiver....et les futurs départ à la retraite de certains psychiatres, quoi faire ?



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Les commentaires (10)

Une bonne prise en charge des problèmes comportementaux et psy dans l’Aube ?
  • Commentaire 49664 Newvandetta
    le 29 septembre 2011  à 09:35

    Vos propos sont ouverts. Donc, intéressants.

    On peut (encore une fois) prendre le problème sur la question des moyens et (encore une fois) dire que x ou y ne fait pas son travail… Dit autrement chercher –et trouver- une cause et donc un coupable ;

    On peut (encore une fois) tenter de prendre la situation autrement.
    Dès que le mot autrement apparait un très grand nombre de personnes ouvrent leurs oreilles.
    Mais, le » autrement » que je vais décrire, va être… décrié. Car c’est un « autrement » vraiment autre.

    Une personne qui a des problèmes psychiatriques de comportement ?
    La réflexion habituelle est de penser que c’est une personne qui a des problèmes psychiatriques de comportement. De fait, les autres personnes (vous et moi, bien sur) serions des personnes qui n’ont pas de problèmes psychiatriques de comportement.
    D’un coté, une personne malade, de l’autre, du bien portant.
    Oh, on me répondra que les biens portants eux aussi ont des problèmes de la vie de tous les jours et que ce n’est pas pour ça qu’ils ont des problèmes psychiatriques de comportement.

    Prenons donc les choses … autrement.
    1 – 10 -100 -1000 -10000
    Une personne sur dix qui ont des problèmes psychiatriques de comportement, va agir d’une façon visible, sociétale. Donc avoir ce problème psychiatrique de comportement, comme l’exemple, dans la rue.

    Restent neuf. Qui ont des problèmes psychiatriques de comportement. Mais le comportement va être soit moins visible, soit, le plus souvent, rester au niveau des proches. En tout cas, en deçà d’un seuil, à savoir celui de la société.

    Ces neuf personnes sont les plus « avancés » dans les problèmes psychiques de comportement.
    Elles masquent 90 autres personnes, qui elles aussi ont des problèmes psychiques de comportement.
    Mais, là encore, d’une façon moins prononcée et/donc moins visible et moins active dans le comportement.

    Ces 90 autres, sont, à nouveau, les plus avancés d’une population de 900 (1000 – 90-9-1) qui ont des problèmes psychiques.
    Et ainsi de suite.
    Les 9000 suivant ont des problèmes. Et se débattent. Avec elles-mêmes. Leur conjoint, famille, travail etc.

    Ce qu’il faut entendre :

    1) la différence entre problème psychiatrique et psychique, c’est la façon dont on va traiter le problème (visible). Sachant qu’au passage, la psychiatrie traite par voie médicamenteuse, donc médicale, donc remboursée par les caisses maladies.
    La psychologie traite par la parole. Mais n’est par remboursée.

    2) personne sur terre n’est capable de donner une limite entre ce qui est sain et ce qui problème psychique (pour les spécialistes, les DSM IV de la psychiatrie américaine sont un formidable leurre : on a réussi à mettre des individus dans des cases ! bravo).
    La seule limite c’est la dangerosité (supposée) que représente la personne pour elle et/ou la société. A ce moment, on la place. Si tant est qu’on trouve des places.
    Le monsieur que l’on peut voir souvent place de l’hôtel de ville, parler tout seul pendant des heures a été évalué (enfin, je pense) comme « problème psychique de comportement » mais sans danger.

    3) Surtout notre personne à la base de l’article, désarmée par la police et ayant problèmes psychiatriques de comportement, n’est à considérer que comme l’arbre qui cache la forêt.
    Certes, l’aider (et aider la société en la protégeant…) et traiter l’urgence. Mais (encore une fois) y voir un élément isolé, coupable, serait se rendre coupable de ne pas voir qu’il ne représente « que » l’arbre qui cache la forêt.

    Notre (nos) sociétés ne vont pas bien. Nous avons outils, intelligence, moyens pour traiter. Pour aller vers le, du mieux.
    Ce n’est pas, pas seulement, pas surtout la personne vue qu’il faut traiter. En abaissant le niveau général du mal-être/ problème mental), on abaisserait le seuil de dépassement. Et cette personne ne serait allée qu’à un niveau entendable pour la société. Elle n’est QUE le symptôme d’un système qui dysfonctionne.

    Mais il faut penser –réellement- autrement.

    Comment ? Simple :

    1) Un dysfonctionnement humain n’est TOUJOURS que le symptôme. A le voir comme un problème, on active, inexorablement le processus du « faire plus de la même chose ». Et on augmente le problème….

    2) Ne jamais chercher de cause ni coupable. Mais le (dys) fonctionnement et, surtout, les manques de cohérences entre discours et actes, entre plusieurs personnes qui n’ont pas de buts convergents...

    3) Se poser la question : vers quoi va le système que je regarde ? Où est l’incohérence ?

    4) La ou les incohérences mises en avant, le problème se résout presque tout seul.

    Ah, j’oubliais. Faire autrement … c’est penser autrement….

    Mais c’est tellement plus facile de trouver un coupable.

    repondre Répondre



  • Commentaire 49667 raccoon
    le 29 septembre 2011  à 10:23

    quel galimatias/logorrhée ne rien dire !

  • Commentaire 49679 moi
    le 29 septembre 2011  à 18:11

    pas du tout ! ! ! excellente explication..... même si vous n’avez rien compris

  • repondre Répondre



  • Commentaire 49671 Etcaetera
    le 29 septembre 2011  à 11:43

    Les psychiatres sont de médecins ayant compétence dans le champ du soin psychiatrique, les psychothérapeutes (psychologues ou psychanalyste-parfois psychiatre) ont compétence dans la thérapie psychique (soutien psychologique, mise en parole, aide psychologique, etc...).
    Le psychiatre est seul compétent pour poser un diagnostic, prendre des décisions sur le protocole thérapeutique et il a la responsabilité du suivi du patient. La réponse peut-être médicamenteuse, à l’inverse des autres psychothérapeutes. Une personne souffrant d’un pathologie psychiatrique relèvera de la compétence des premier, voire même d’une hospitalisation dans un centre hospitalier spécialisé lors des phases aigües ou trouble grave du comportement pouvant compromettre gravement à la sécurité de la population ou à la sécurité de la personne. Cependant, les psychiatres (et les médecins en général) ne peuvent être instrumentalisés à l’ordre public. Et le problème du soin ne peut se réduire à une question de délai de prise en charge. Et donc, je ne suis pas convaincu que le bien être des personnes et la santé mentale passe par une l’offre de soin et sa réponse immédiate .
    L’offre de soin est un problème toujours crucial en milieu rural où la souffrance psychique touche autant que les citadins auquel se surajoute les problèmes d’accès aux soins (problème de transport, isolement) dont la résolution n’est pas du champ médical.
    Par ailleurs, il ne faut ni négliger l’interdépendance des professions de santé, le médecin traitant ayant aussi un rôle important de suivi, d’orientation, d’aide, de soutien ni négliger l’interdépendance avec les professionnels du social (problématique d’emploi, sociale, financière, logement).
    Les personnes souffrants des conséquences de leur situation affective, familiale, professionnelle, de chômage, situation de deuil, dépression relèvent éventuellement de la compétence du psychiatre (pour le diagnostic et traitement) ou d’une psychothérapie autre que médicamenteuse mais elle nécessite la reconnaissance par la personne de sa propre souffrance avec son cortège de répercussions sociales, relationnelles ou familiales et la volonté d’y travailler.
    Sans cette prise de conscience, aucun salut.

    Les problèmes de souffrance psychique ne peuvent trouver leurs uniques solutions par les choix thérapeutiques. Le chômage, les conditions de travail ne respectant pas l’intégrité des personnes, les situations d’emploi, les conditions de logement parfois désastreuses génèrent de la souffrance aux conséquences parfois graves.
    Quant au coût d’une psychothérapie, il n’y a pas de tarif officiel. De manière générale, le prix de la consultation en psychothérapie doit (ou devrait) s’ajuster aux revenus du consultant (chômeur, bénéficiaire du RSA, retraité, actif à haut revenu, etc...). Le chiffre avancé doit être relativisé et en tout cas, je ne suis pas certain qu’il soit à généraliser...

    repondre Répondre



  • Commentaire 49676 Dominique Cauvé
    le 29 septembre 2011  à 14:05

    Un article à méditer, très révélateur, très « pluriel », signé Rémi Leroux, du 1er janvier 2009, in Rue 89, par Dominique Cauvé :

    http://www.rue89.com/marseille/2009...

  • Commentaire 49698 newvandetta
    le 30 septembre 2011  à 09:14

    Oui. Merci d’avoir indiqué cet article. il est aussi fort intéressant.

  • repondre Répondre



  • Commentaire 49683 Supercoucou
    le 29 septembre 2011  à 18:23

    Lutter contre la crise, contre les fermetures d’entreprises, contre les plans sociaux, c’est à dire s’attaquer aux causes et il y aura moins de conséquences négatives à traiter.

    Et mettre un peu de couleurs partout dans sa vie, dans la vie, sans tout noircir.

    C’est dingue ! non ?:-)

  • Commentaire 49685 Pussy
    le 29 septembre 2011  à 18:57

    Il faut faire comment c’est quoi la recette miracle ? lol

  • Commentaire 49694 supernovateur
    le 30 septembre 2011  à 07:27

    La simplicité, la sobriété et le partage.
    Le potentiel de la planéte pour nourrir les hommes est suffisant.

    Se nourrir, se loger, le reste est secondaire !

    Osons le changement fait de simplicité, de production locale et de démocratie réelle, c’est simple à côté du systéme économique foireux actuel.
    Quand on va dans le mur, ne rien faire et dire qu’ il n’ y a pas d’alternatives que de laisser faire et qu’ il n’y a pas de solution miracle est la meilleure façon de se scratcher !

  • Commentaire 49696
    le 30 septembre 2011  à 09:12

    Réponse à Supercoucou

    Lutter contre les causes..... !!! Ce que je dis dans ma réponse sur cette histoire de "comportements dangereux", c’es que chercher, trouver des causes ne marche pas. C’est pourtant simple. D’ailleurs, c’es l’obstacle premier et le plus fort quand on travaille sur le changement. A travailler sur des causes, on augmente le problème. Depuis le temps qu’on (toutes personnes et tout gouvernement et tout pays confondus) travaille sur les causes du chômage.... quels résultats ??? Ne répondez pas "c’’est à cause "....
    Le chômage est un exemple. l’affaire Servier un autre. Les déficits des (tous les gouvernements de tous les pays) finances publiques. Les banques qui piquent dans la caisse du collectif...Tous les exemples montrent et démontrent que, dans l’humain, travailler sur la cause ne fait qu’augmenter le problème.
    Les grands chercheurs en science humaines (Edgar Morin, la nouvelle grille) Joel de Rosnay (le macrocosme) et tant, nous ont donné les clés depuis plus de vingt ou trente ans.

    Bourdieu, grand sociologue, disait : chercher n’es pas facile. Trouver est difficile. Mais ce n’est, rien du tout. La grande difficulté, c’est de faire accepter....

    La vraie question est donc : comment faire accepter, j’insiste, dans l’humain, que chercher et trouver des causes ne fait qu’aggraver ce qui est annoncé comme problème ?
    On connait ensuite, les démarches de la nouvelle pensée à mettre en œuvre.

    Les résultats ? Allègements de toutes les difficultés, car on va vite, et directement aux vrais dysfonctionnements en mettant en avant les incohérences.

    Il est plutôt incroyable que nous disposions d’un système de pensée simple (pas simpliste), efficace et qu’on perdure dans l’obscurantisme.
    Mais… pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ???

  • repondre Répondre



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