Les Viennes : un espace naturel ? Pas sur... Nombreux sont les jardiniers qui utiliseraient encore des produits chimiques. Pour l’écologiste Pascal Houplon, il convient d’interdire le plus vite possible l’utilisation de ces produits.
Les Viennes constituent le poumon vert de notre agglomération. Ce site exceptionnel, sauvé des bulldozers il y a quelques années, est désormais un havre de tranquillité pour les jardiniers, les promeneurs et les joggeurs. Le Grand Troyes y envisage toute une série d’opérations (43 au total) pour encore mieux protéger cet espace unique et réparer les dégradations commises. On ne peut que s’en réjouir. Parmi ces mesures, l’une d’entre-elles surprend par son manque d’ambition : c’est celle visant à faire baisser l’utilisation de produits phytosanitaires dans les jardins familiaux qui bordent les Viennes.
L’objectif est louable, mais il est loin d’être à la mesure du sujet et de ce qu’on serait en droit d’attendre du Grand Troyes. Décemment, sans même passer pour un intégriste de l’écologie, on aurait pu espérer que notre agglomération envisage, à très court terme, l’interdiction des produits phytosanitaires dans les jardins familiaux et sur l’ensemble de cette trame verte. D’autant que la ville de Troyes, elle même, a déjà renoncé à ces produits chimiques sur ses espaces verts. Pourquoi alors, dans cet endroit si symbolique de la préservation des espaces naturels, ne pas faire preuve de plus de volontarisme ? Pourquoi ne pas s’engager vers un objectif « 0 phyto » d’ici 2 ou 3 ans ? On m’objectera que les jardins sont parfois des propriétés privées. Sans doute... Mais pour ceux gérés l’association des jardins ouvriers de Troyes, il est parfaitement envisageable d’inclure un engagement de non-utilisation de produits phytosanitaires dans la charte que doivent respecter les utilisateurs.
L’installation de nouvelles tables, de nouveaux bancs, la mise en place de nichoirs et l’arrivée de moutons sont toutes de bonnes mesures. Mais elles ne prendront véritablement du sens que si, dans le même temps, disparaissent, très vite, ces polluants majeurs que sont les produits chimiques.












