L'article

21
sept
2011

Et si on interdisait les produits chimiques dans la Vallée des Viennes ?

Les Viennes : un espace naturel ? Pas sur... Nombreux sont les jardiniers qui utiliseraient encore des produits chimiques. Pour l’écologiste Pascal Houplon, il convient d’interdire le plus vite possible l’utilisation de ces produits.

Les Viennes constituent le poumon vert de notre agglomération. Ce site exceptionnel, sauvé des bulldozers il y a quelques années, est désormais un havre de tranquillité pour les jardiniers, les promeneurs et les joggeurs. Le Grand Troyes y envisage toute une série d’opérations (43 au total) pour encore mieux protéger cet espace unique et réparer les dégradations commises. On ne peut que s’en réjouir. Parmi ces mesures, l’une d’entre-elles surprend par son manque d’ambition : c’est celle visant à faire baisser l’utilisation de produits phytosanitaires dans les jardins familiaux qui bordent les Viennes.

L’objectif est louable, mais il est loin d’être à la mesure du sujet et de ce qu’on serait en droit d’attendre du Grand Troyes. Décemment, sans même passer pour un intégriste de l’écologie, on aurait pu espérer que notre agglomération envisage, à très court terme, l’interdiction des produits phytosanitaires dans les jardins familiaux et sur l’ensemble de cette trame verte. D’autant que la ville de Troyes, elle même, a déjà renoncé à ces produits chimiques sur ses espaces verts. Pourquoi alors, dans cet endroit si symbolique de la préservation des espaces naturels, ne pas faire preuve de plus de volontarisme ? Pourquoi ne pas s’engager vers un objectif « 0 phyto » d’ici 2 ou 3 ans ? On m’objectera que les jardins sont parfois des propriétés privées. Sans doute... Mais pour ceux gérés l’association des jardins ouvriers de Troyes, il est parfaitement envisageable d’inclure un engagement de non-utilisation de produits phytosanitaires dans la charte que doivent respecter les utilisateurs.

L’installation de nouvelles tables, de nouveaux bancs, la mise en place de nichoirs et l’arrivée de moutons sont toutes de bonnes mesures. Mais elles ne prendront véritablement du sens que si, dans le même temps, disparaissent, très vite, ces polluants majeurs que sont les produits chimiques.



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Les commentaires (8)

Et si on interdisait les produits chimiques dans la Vallée des Viennes ?
  • Commentaire 49525 Superjardinier
    le 21 septembre 2011  à 18:14

    On peut citer le nom du bulldozer, il s’agit de M.Coillot:-)

    D’accord pour faire plus, mais sans faveur pour les jardins privés, la pollution ne s’arrête pas aux limites des jardins et les nappes phréatiques sont un bien commun à préserver, même si on peut supposer que la nappe sous les Viennes est différente de celle utilisée pour la consommation locale d’eau potable.
    Les résidus nocifs du roundup par exemple se retrouvent maintenant dans certaines nappes.

    Démarche à faire dans le cadre d’un éventuel agenda 21 local dépendant du grand Troyes avec la bonne idée de PH d’une charte enrichie par tous et animée par le service environnement de JJ Arnaud qui a lutté avec succés contre le bulldozer qui n’aimait pas la nature, ni les pistes cyclables:-P.
    Il y a nécessité d’une bonne et efficace Information des produits alternatifs qui existent dans un premier temps.
    Les jardiniers sont généralement respectueux de la nature, la pollution est souvent le résultat de mauvaises habitudes et de méconnaissance.

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  • Commentaire 49526 mohamed
    le 21 septembre 2011  à 21:21

    Dis, un peu, Pascal,
    Je me permets de te tutoyer et de te nommer "Pascal", puisque tu viendras bosser chez moi. De plus, compte tenu de ton âge, tu pourrais être mon fils.
    Je commencerai par te secouer comme un prunier. Je ne connais pas le motif, mais toi, tu comprendras.
    Ton boulot consistera à retirer le lierre qui court sous les arbres du jardin.
    Tu feras cela à l’aide d’une binette, et tu reviendras régulièrement, parce que le lierre, plus tu retires, plus ça repousse.
    Moi, je suis trop vieux pour me casser les reins, à fouiller la terre, à quatre pattes.
    Le "round-up" ne fonctionne pas .
    Je ne te donnerai pas le "tradiazole" qui fait crever cette saloperie, puisque tu ne voudras pas t’en servir.
    Je te souhaite bon courage.
    Tu auras droit à une bière par heure de travail.
    De cette façon, tu travailleras plus pour gagner moins.
    Le catastrophisme des écolos, c’est une catastrophe !
    A toujours m’enquiquiner, je finirai par pisser sans en avoir envie !
    Au boulot, les jeunes !

  • Commentaire 49539 PH
    le 22 septembre 2011  à 20:47

    Merci Mohamed,

    Mais j’ai assez à faire avec mon propre jardin ! Bio bien évidemment. Contre les mauvaises herbes, je te conseille un p’tit paillis de chanvre (s’agit pas de le fumer !!!) au pied des arbres ou arbustes et même pour tes légumes. Plus besoin de te casser le dos, ni de prier le dieu round-up !

  • Commentaire 49546 mohamed
    le 23 septembre 2011  à 07:07

    Merci pour l’info-chanvre.
    Je viens de faire une petite recherche sur internet.
    On recommande une quantité de 200 litres pour couvrir 4 m2 sur 5 cm d’épaisseur.
    Le lierre traine sous les arbres du jardin sur une surface de 200 m2 environ.
    Je suis nul en maths. Vérifie le calcul.
    A moins de me tromper, il me faudrait : (je suce mon crayon)
    Il me faudrait : 200 m2 divisé par 4, ça fait : 50
    50x 200 litres, ça fait 10000 litres.
    10000 litres, c’est 10 m3.
    10 m3 de chanvre !
    Sauf erreur.
    Erreur possible, puisque ça fume-sec dans la caboche, matin-tôt ( Pas le chanvre. C’est le reste de témesta qui me permet de dormir sans me soucier du lierre, du chanvre et de mes emprunts toxiques ! )
    C’est extrèmement toxique, cette affaire. La journée commence mal.
    Pour transporter cela, il faudra louer un camion.
    Ajouter le prix de la location du camion à celui du chanvre, le bidon de 5 litres de tradiazole coûte moins cher.
    D’autant que 5 litres de tradiazole me permettent de vaporiser le lierre durant 20 ans.
    D’ici là, je serai mort.
    Le fond du bidon servira à arroser les pissenlits poussant sur ma tête.
    Non, le chanvre, c’est trop d’emmerdements, c’est trop cher.
    A 9 heures pétantes, je file à la coopérative agricole, acheter mon bidon de tradiazole, avant que les écolos ne réussissent à le retirer du marché !

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  • Commentaire 49530 mohamed
    le 22 septembre 2011  à 11:00

    Cher Webmaster, vous ne manquez pas de culot !
    Vous osez nommer ce petit ruisseau "Vallée des Viennes" !
    Vos chevilles doivent enfler !
    Prenez un dictionnaire et cherchez la définition du terme : "vallée".
    "des viennes" ?
    Il y en a plusieurs ?
    Je ne vais plus me balader dans cet endroit.
    En fait "de vallée verdoyante", il ne s’agit que de quelques hectares de friches malpropres !
    Quant aux viennes, ce n’est qu’un modeste ruisseau se frayant son chemin, tant bien que mal, au milieu de saletés diverses et variées.
    Les canards, les potagers, la rare signalétique valent-elles tant d’emphase ?
    Je passe "les tags", les dégradations, le mur de la honte, etc...
    Dire que je vais payer pour remettre ce "bazar" en état et qu’il faudra tout recommencer dans quelque temps.
    Quoique fasse "Le Grand Troyes" -"Le Grand Troyes", encore de la propagande à la Mao !- Le Grand Troyes gaspillera mon pognon !
    J’imagine le touriste de passage voulant visiter "La Vallée des Viennes".
    Au mieux, il vous engueulera. Au pire, il vous mettra le pied au cul !
    Je ne vous accuse pas.
    Je sais que vous n’êtes pas l’initiateur de cette locution.
    Nos élus feraient bien de se remettre en question.
    La modestie ne risque pas de les étouffer.

    repondre Répondre



  • Commentaire 49536 mohamed
    le 22 septembre 2011  à 17:12

    N’omettons pas de citer l’horrible chemin.
    Quel ingénieur-fonctionnaire sorti de grande-école, pistonné, comme il se doit, a eu l’idée farfelue de construire ce chemin poussiéreux, composé de je ne sais quel matériau ?
    Quand le sol est humide, mes chaussures sont collantes et gadoueuses.
    Quand le sol est sec, mes chaussures prennent une couleur blanchâtre !

  • Commentaire 49558 Supermarcheur
    le 23 septembre 2011  à 12:31

    Il me semble que le revêtement est choisi pour sa porosité qui est nécessaire pour absorber les eaux pluviales provocant parfois des inondations lors des orages.
    Le macadam composé de pétrole est étanche et on le trouve partout en ville recouvrant toutes les places et routes.
    D’autres revêtements existent mais sont plus chers et certains(ciment dit maigre) blanchissent les godasses de ceux qui se baladent en tenue de ville:-(.
    La solution :
    Un coup de chiffon sur les chaussures !
    S’équiper de chaussures de marche !:-P
    A défaut d’eau pluviale polluée par le pétrole, c’est pas la mer à boire !

  • repondre Répondre



  • Commentaire 49544 wileminas
    le 23 septembre 2011  à 00:42

    Oh, là là ! Mohamed, que vous êtes grincheux !
    Les écolos vous enquiquinent parce qu’ils préférent que vous ayez mal au dos plutôt qu’un cancer ? Le gliphosate est un produit cancérigène et rémanent, en clair une vrai cochonnerie et ce sont des études scientifiques qui le prouvent ! Ne condamnez pas les écolos parce qu’ils dévoilent des études un peu oubliées. Ne condamnez pas le messager pour le message qu’il apporte.
    La vallée des Viennes n’est certes pas la vallée des merveilles, il y a des dégradations, mais c’est un problème de sociète où le bien commun n’est plus respecté. Mais est-ce une raison pour laisser tomber ?
    On pourrais effectivement remblayer ce vulgaire ruisseau, y faire une belle route avec du macadam pour ainsi préserver vos chaussures !
    Dans une ville si pauvre en espaces verts, j’aime me ballader le long de ce modeste cours d’eau , y voir des canards, y croiser des familles, des sportifs...
    C’est un endroit paisible, qu’il convient de respecter.

    repondre Répondre



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