L’administration française est depuis longtemps passée maître dans l’invention d’improbables usines à gaz. Mohamed nous présente ici un cas d’école avec la réforme de la DGCCRF.
La DGCCRF [1] existe toujours...sur le papier !
Dans les faits, notre bon sarko lui a mis le pied au cul, dans le cadre de la RGPP.
La DGCCRF exerçait une mission essentielle : le respect des règles relatives à la concurrence.
Depuis l’ânerie commise en 1986 par Chirac, à savoir, l’abrogation des ordonnances de 1945, le contrôle des prix est mort et enterré.
Notre brave Chirac a remplacé les ordonnances de 1945 par l’ordonnance de 1986 relative à la liberté des prix et de la concurrence.
C’est à dire que, depuis 1986, les prix ne sont plus encadrés, mais censés être régulés par une saine concurrence.
Continuant l’ânerie, notre bon sarko a scindé la DGCCRF en 2 parties :
La DIRECCTE qui se situe au plan régional et veille, en principe, au respect des règles de la concurrence.
La DIRECCTE est un véritable fourbi. C’est un mélange de la Direction du Travail, de la branche "concurrence" de la DGCCRF, de la DRIRE , de la DRCE, de la DRT, du DRCA, du CRIE. Rien que ça !
Je plains les 2 clampins basés à Chalons, chargés de veiller au respect des règles de la concurrence sur l’ensemble de la région.
la DDCSPP, au plan départemental.
Cette DDCSPP est également un fourre-tout : on y trouve la DSV, la branche "consommation" de la DGCCRF, la DDJS , une partie de la DDASS.
C’est cette DDCSPP, Direction de la Protection des Populations, pour faire bref, qui est chargée de régler les problèmes que rencontre le consommateur.
Bref, on aurait voulu tout foutre en l’air, on n’aurait pas fait mieux.
Merci, chirac, Merci, sarko !
Addendum : Qui est le ministre de tutelle de ce somptueux bazar ? "Le petit barouin". Gageons qu’il sera moins interessé par ce bazar que par l’administration fiscale chargée de puiser dans notre porte-monnaie !
[1] Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes









