Claude Guéant vient d’inventer l’eau chaude. Vu la quantité d’âneries qu’enfile notre ministre, c’est déjà un progrès ! Le locataire de l’intérieur a en effet re-découvert les vertus de la police de proximité (rebaptisée « patrouilleurs ») pour re-créer un climat de sécurité.
A Troyes, désormais, les forces de l’ordre se promènent... oups patrouillent désormais à vélo par deux dans les rues de Troyes.
Il faut dire que jusqu’à présent, nos amis policiers semblaient craindre davantage les habitants que l’inverse ! Les soirs d’été, vous pouviez ainsi les voir passer, passer et repasser, Place Jean Jaurès, Rue Zola ou ailleurs. Pas à pied, encore moins seuls, mais entassés à 4 ou 5 dans une voiture, à 6, 7, 8 dans un fourgon de CRS. Ils parcouraient (et parcours encore...) en long, en large, en travers les rues de Troyes sans jamais mettre le pied sur la chaussée, ni quitter la troupe rassurante et armée jusqu’aux dents. Parfois même, un fourgon en suivait un autre, visiblement pour le protéger des hordes délinquantes qui hantent les rue du Bouchon. On n’est jamais trop prudent...
Si vous avez déjà assisté à cette procession estivale, sans doute vous êtes vous demandé pourquoi nos chers gardiens de la paix ne descendaient-ils jamais de leur véhicule ? A quoi 6 ou 7 CRS serrés dans un fourgon pouvaient servir ? Et pourquoi ces fourgons patrouillaient sans cesse dans un centre-ville pourtant vidéo-protégé, selon la nov-langue officielle ?
Finalement, au lieu de jouer un rôle dissuasif et préventif, ces patrouilles donnaient l’image d’une police timide, mal à l’aise avec le terrain et craignant le contact avec des habitants pourtant relativement peu hostiles dans notre ville.
Abandonnant (un peu) l’idéologie Sarkozienne, la police revient donc sur le terrain. A vélo, par deux, demain peut être à pied, les policiers retrouvent le sens de leur plus belle dénomination : celle de Gardien de la Paix. Car finalement, comment « garder la paix » et préserver notre bien-être et notre tranquillité ? Comment redorer l’image de cette profession essentielle si ce n’est en ré-installant ces gardiens, en chair et en os, au coeur de la cité et de ses habitants ?










