Il y avait les rénovations "haute-couture" où les pans de bois des maisons troyennes étaient restaurés dans leur état d’origine. Il y a maintenant le pan de bois "Cache-misère" : quelques poutres calibrés de manière industrielle pour recouvrir une façade sur laquelle on ne prend même pas la peine de de retirer les volets !!
Nos amis de Chapi-Chapo reviennent ce lundi sur cette vraie-fausse rénovation de la rue Zola.
Selon le journal local :
« La façade depuis plusieurs mois [...] laisse transparaître les typiques poutres à pans de bois : « Nous avions envisagé une réhabilitation moitié XVIe siècle-moitié contemporaine mais nous avons opté pour un ensemble XVIe siècle » assure le propriétaire »
Les amoureux du patrimoine se seront sans doute étranglés en lisant cet article. Qu’ont-ils de typique ces pans de bois contemporains ? Qu’il y a-t-il de "XVIe siècle", mis à part la ferme d’avant corps, dans cette construction moderne ? Comme nous le disions auparavant, nous sommes loin du style de réhabilitation en cours à l’Hôtel des Comtes de Champagne (cf ci-dessous).
Voici ce que nous avions publié le 2 juillet dernier.
Version cache-misère
Rue Zola, à l’emplacement de l’ancien bar "Le César". Une rénovation qui prend le parti du contemporain avec des poutres droites comme la justice.
Version haute-couture
Rue de la Monnaie, l’hôtel des Comtes de Champagne illustre une manière de faire bien plus respectueuse de notre patrimoine. Ici, les architectes restituent le pan de bois dans son état originel.
La question se pose de savoir si l’esprit du secteur sauvegardé, l’ambition d’inscrire notre ville au patrimoine de l’Unesco peut s’accommoder de rénovations "cache-misère".
Première publication le 2 juillet 2011
Mise à jour le 22 août 2011















