La préoccupation des écologistes pour le Conseil Général de l’Aube portent sur les points suivants : l’engagement dans un plan climat du département, le développement des transports collectifs, le désinvestissement routier et autoroutier, la sauvegarde d’une agriculture de qualité et de proximité, une Economie Sociale et Solidaire enfin en partenariat avec la région, l’arrêt de dépenses futiles comme le futur Auditorium, dont l’utilité reste largement à démontrer, etc...
Mais au-delà de ces combats, les instances départementales Europe Ecologie-Les Verts voudraient rappeler ce principe élémentaire : l’arrêt du cumul des mandats !
Les Aubois, comme l’ensemble des Français, nourrissent une rancoeur envers la classe politique. L’écrasante abstention lors des dernières élections nous démontre tristement l’éloignement marqué des citoyens pour l’objet politique. Le cumul des mandats concourt à ce phénomène. 85% des parlementaires français exerceraient un second mandat électif (seulement 20% en Allemagne, en Italie ou au Royaume-Uni). Comparer le nombre d’interventions ou la (non) présence de nos politiques sur le site www.nosdeputes.fr reste un exercice assez fascinant, quoique triste et/ou énervant par moment.
Des élus, oui. Mais pas des élus qui confondent les dossiers d’une instance avec une autre. Pas des élus dont les réunions municipales chevauchent le calendrier et les obligations du Conseil Général. Encore moins des élus qui sprintent d’un rendez-vous à l’autre, mais des élus responsables qui se consacrent avec attention, qualité et exclusivité à la charge que les électeurs ont bien voulu leur attribuer. Car oui, les Français en ont ras-le-bol de ces procédés ! Terminé les Députés-Maires-Conseillers-Ministre-50 fois présidents de divers Conseils d’administration ! Terminé les rois de l’absentéisme ! Le cumul des mandats, y’en a simplement marre. On n’en veut plus. Quand on occupe deux ou trois postes à la fois, à moins d’être un surhomme, on bosse deux à trois fois moins sur chacun des dossiers, c’est mathématique. Renoncer aux cumuls est le prix à payer pour la reconquête du respect de ces électeurs aigris qui boudent les urnes.
Si on veut ramener les gens à la politique, que nos déjà-élus s’abstiennent. Qu’ils essayent, avec un peu d’éthique et de bon sens, de prendre le contre pied de cette pratique.
Une telle « coutume » n’égratigne-t’elle pas l’image des politiques dans l’opinion ? Cette spécialité typiquement française n’est-elle pas sans conséquences pour la démocratie ? Cautionnez-vous donc (apparemment oui) le cumul des mandats ?
Nous adressons directement ces questions aux candidats Aubois de cette élection cantonale du mois de mars : Mme Bertail (actuelle conseillère municipale de Troyes et déjà conseillère au CG), Mr Beury (actuel conseiller municipal à Troyes), Mr Dallemagne (actuel Maire de Soulaines et Président de la communauté de communes).
Alors bien sûr on va nous raconter que les « transversalités d’instances » peuvent être complémentaires. Que ces passerelles sont naturelles en politique. Que professionnaliser l’acteur politique est une voie d’avenir et de sagesse...
Nous pensons le contraire. Cumuler des mandats ne participe pas au renouvellement du personnel politique dans nos instances. Professionnaliser le politique ne fait que l’éloigner davantage de la réalité et du terrain. Cette pratique a pour conséquence la confiscation des pouvoirs par une certaine caste en diminuant la représentativité démocratique des citoyens. Bref, le cumul des mandats fait partie de ces pratiques qui nourrissent indéniablement la rancoeur actuelle pour la politique.
EE-LV a des prétentions sur au moins 2 cantons. Troyes-5 avec Virginie Cousin et son suppléant Dominique Schmeltz et le canton de Soulaines avec Michel Gueritte et sa suppléante Annick Cordeuil.
Virginie et Michel n’exercent pas de mandats. Ces candidats Europe Ecologie/Les Verts ne cumulent pas. Pourquoi ? Parce qu’ils entendent se consacrer avec éthique à leur responsabilité politique.
EELV souhaite que le mouvement d’adhésion des citoyens en faveur du rassemblement des écologistes se poursuive pour les cantonales dans l’Aube. Seule l’augmentation du nombre d’élus écologistes permettra la mise en place d’une politique apte à engager les changements nécessaires pour faire face aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux.
Un mandat c’est bien, deux bonjour l’agenda...









